ANALYSE – Les spécialistes affichent pour le moment un certain optimisme, attribué aux caractéristiques propres du virus. L’épidémiologiste Simon Cauchemez nous accompagne pour examiner les trois scénarios majeurs envisageables.
Un peu plus de trois semaines après que les premiers cas d’infection par le hantavirus ont été signalés sur le bateau de croisière «MV Hondius», tous les voyageurs ont été rapatriés, chacun regagnant son pays d’origine. Désormais, l’épidémie ne se limite plus au navire, mais s’est propagée à l’échelle internationale. À ce jour, trois victimes sont à déplorer et huit autres personnes auraient contracté le virus (dont six cas confirmés par PCR). L’ensemble de ces personnes se trouvait initialement à bord du navire.
À l’échelle mondiale, près d’une centaine d’individus ont été identifiés comme contacts à risque. Cela inclut les membres de l’équipage et les ex-passagers, ainsi que des personnes ayant côtoyé l’épouse du patient zéro après son débarquement à Sainte-Hélène. La gestion sanitaire varie selon les pays : certains, comme la France ou l’Espagne, ont placé tous les contacts en quarantaine stricte à l’hôpital, tandis qu’ailleurs, de simples consignes d’auto-isolement sont appliquées, comme…
Charles Alloncle a déposé sa proposition de loi pour « prévenir les conflits d’intérêts » dans l’audiovisuel public
Le député UDR a présenté sa première proposition de loi, inspirée d’une des recommandations issues de son rapport controversé sur l’audiovisuel public. Cette mesure vise à « prévenir les conflits d’intérêts » en encadrant la transition des anciens dirigeants du secteur public vers des entreprises de production.
Le parlementaire UDR Charles Alloncle a ainsi soumis un texte législatif pour « prévenir les conflits d’intérêts » concernant les cadres de l’audiovisuel public, reprenant l’une des suggestions majeures de son rapport, élaboré après six mois de travaux en commission d’enquête.
Ce membre du parti d’Eric Ciotti, allié du RN, souhaite que la proposition soit examinée lors de la niche parlementaire de son groupe, prévue le 25 juin à l’Assemblée nationale.
Des mesures jugées « insuffisantes »
Déposée mardi, cette proposition de loi comprend un unique article instaurant un contrôle sur la reconversion des anciens responsables de l’audiovisuel public vers des sociétés de production.
Sont concernés les dirigeants ayant eu pour mission « la sélection, la conclusion ou la supervision de contrats de production, de coproduction ou de commande d’œuvres audiovisuelles », afin d’éviter que ces sociétés bénéficient d’un traitement de faveur.
« À ce jour, les dispositifs existants pour prévenir les conflits d’intérêts sont insuffisants », estime Charles Alloncle dans l’exposé des motifs accompagnant sa proposition.
La Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) serait chargée d’émettre un avis sur ces mobilités professionnelles, comme elle le fait déjà pour certains responsables publics rejoignant le secteur privé.
Des auditions houleuses et un rapport remis en cause
Au cours des auditions mouvementées de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, Charles Alloncle a pointé du doigt un « système de castes et de privilèges », ainsi qu’un manque de transparence et des conflits d’intérêts dans l’attribution des contrats entre France Télévisions et les sociétés de production.
Dans son rapport publié la semaine dernière, il propose également d’interdire aux employés du secteur public audiovisuel d’occuper simultanément des fonctions dirigeantes dans des sociétés de production, et de mettre fin au « système des animateurs-producteurs ». Plus généralement, le député dénonce un défaut d’impartialité et de contrôle, ainsi que des coûts jugés excessifs, notamment au sein de France Télévisions.
La gauche et les députés du centre l’accusent de chercher à fragiliser, voire à privatiser, l’audiovisuel public.
Il y a 400 000 ans, deux espèces humaines se sont métissées
DÉCRYPTAGE – En étudiant les protéines anciennes retrouvées dans l’émail de six dents, une équipe chinoise a mis en évidence un marqueur distinctif propre aux Homo erectus d’Asie et a également repéré des indices de métissages avec d’autres populations humaines.
Bien avant qu’Homo sapiens ne colonise presque toutes les surfaces terrestres, une autre espèce humaine s’était déjà illustrée par une expansion remarquable. Ayant quitté l’Afrique il y a plus de deux millions d’années, Homo erectus s’est dispersé de l’Europe jusqu’à l’Asie du Sud-Est, s’établissant sur au moins trois continents et ce, durant près de deux millions d’années. Cette espèce intrigue à de multiples égards : elle partage avec la nôtre le privilège d’avoir occupé un territoire aussi vaste, et sa durée d’existence est exceptionnelle, les plus récents vestiges d’Homo erectus remontant à environ 100 000 ans sur l’île de Java, en Indonésie.
Une publication récente, menée par la paléogénéticienne chinoise Qiaomei Fu, parue dans la revue Nature, apporte un éclairage inédit sur ce groupe humain, notamment sur ses interactions avec d’autres lignées que Homo erectus aurait pu rencontrer. En examinant les protéines fossilisées présentes dans l’émail de six dents datées d’environ 400 000 ans, découvertes en Chine, l’équipe de chercheurs…
Info éco – Accélération de l’inflation, augmentation du chômage : l’économie française sous pression
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Le gouvernement a récemment officialisé une revalorisation du Smic d’au moins 2,4 %, effective à compter du 1er juin. Si cette mesure semble positive au premier abord, elle découle en réalité exclusivement de l’augmentation rapide de l’inflation observée ces dernières semaines, en grande partie à cause du conflit au Moyen-Orient. Dans le même temps, le taux de chômage a progressé pour atteindre son niveau le plus élevé depuis 2021.
Genesis GV60, une attention peu commune aux détails
La principale offensive de la marque « premium » de Hyundai en France reposera sur ce SUV compact électrique qui mise avant tout sur la sophistication de son habitacle.
« C’est bien une nouvelle voiture chinoise ? », interroge un conducteur s’arrêtant à notre niveau. Il n’est pas toujours évident de s’y retrouver. Ce SUV compact, affichant à l’avant un emblème rappelant celui de Bentley, provient de Corée du Sud. Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, Genesis représente pour Hyundai ce que Lexus est à Toyota, autrement dit la division haut de gamme du constructeur coréen. Il faudra désormais compter sur ses modèles. Dix ans après sa création, cette marque premium, dont le nom fait écho au célèbre groupe de rock anglais porté par Peter Gabriel et Phil Collins, entame une nouvelle phase de développement.
Jusqu’à présent cantonnée à la Corée du Sud et aux États-Unis, Genesis part désormais à l’assaut du marché européen. Présente en Allemagne, au Royaume-Uni et en Suisse depuis 2021, la marque étend cette année sa présence aux Pays-Bas, en Italie, en Espagne et en France. Ancien cadre de Stellantis, Charles Fuster dirige la filiale France et Italie et souhaite y aller avec méthode. « Nous…
Invité politique – «L’élection présidentielle est trop focalisée sur les personnes, pas assez sur les projets»
Sabine Thillaye considère que le centre doit d’abord définir clairement sa ligne directrice avant de désigner un candidat pour la présidentielle de 2027. « Nous souhaitons avant tout aborder des questions de valeurs et de méthodes. L’objectif est de présenter une offre politique qui soit crédible », déclare la députée MoDem d’Indre-et-Loire et vice-présidente de la commission de la Défense nationale et des forces armées. Tandis que Renaissance a apporté son soutien à Gabriel Attal et qu’Édouard Philippe se positionne également en vue de la prochaine présidentielle, Sabine Thillaye estime que « le centre compte trop de prétendants » et qu’aucun candidat ne s’impose naturellement pour l’instant.
Veeam annonce la beta de Data Platform 13.1 – Le Monde Informatique
Suite au lancement de la version 13 en novembre dernier, Veeam continue naturellement à faire évoluer sa solution de sauvegarde et de protection des (…)
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Il est temps de taxer les surprofits des pétrolières
Témoin engagé des questions sociales et environnementales depuis un quart de siècle, Karel Mayrand occupe aujourd’hui la fonction de président-directeur général à la Fondation familiale Trottier, une organisation dédiée à la valorisation de la science, de l’environnement, de l’éducation et de la santé.
Depuis le déclenchement du conflit en Iran, les familles québécoises et canadiennes doivent restreindre leurs dépenses pour faire face à la hausse du prix à la pompe, alors que les géants mondiaux du pétrole affichent des bénéfices historiques. La guerre impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran a mis à l’arrêt le détroit d’Ormuz, un passage stratégique par lequel transite un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz. Ce contexte profite massivement à une industrie qui, une fois de plus, convertit la crise collective en profits privés. Il est urgent de passer à l’action — non pas avec des réductions de taxes sur le carburant, qui creusent le déficit public, mais bien grâce à un impôt sur les gains exceptionnels afin de responsabiliser ceux qui tirent avantage de la situation.
Les données mondiales donnent le tournis. Une étude menée par l’ONG Global Witness révèle que les six plus grandes compagnies pétrolières européennes — BP, Shell, TotalEnergies, Eni, Equinor et Repsol — ont totalisé 22 milliards de dollars américains de profits réunis au premier trimestre 2026, soit une croissance de 43 % par rapport à la même période un an plus tôt. À elle seule, Shell a enregistré 6,9 milliards de dollars, ce qui équivaut à 53 241 $ chaque minute.
Du côté d’Oxfam International, on estime que six des plus grandes sociétés privées du secteur, parmi lesquelles ExxonMobil, Chevron et ConocoPhillips, génèreront près de 3 000 $ par seconde en 2026, ce qui laisse entrevoir des profits annuels combinés autour de 94 milliards. Ces sommes ne résultent ni d’une meilleure gestion, ni de nouveaux investissements, ni d’avancées technologiques. Il s’agit bel et bien des fruits d’un conflit. Une manne imprévue, tombée avec les bombes.
La situation au Canada est tout aussi frappante. D’après le cabinet d’expertise Enverus, chaque augmentation de 10 $ du prix du baril procurera entre 25 et 30 milliards de dollars de revenus additionnels aux producteurs canadiens. Selon le Financial Times, le secteur pétrolier canadien pourrait engranger jusqu’à 90 milliards de dollars de bénéfices exceptionnels à cause de la guerre en Iran. Pendant ce temps, les chefs d’entreprise admettent ouvertement leur intention de reverser ces gains aux actionnaires — principalement américains —, au lieu de les réinvestir dans la production ou dans la transition énergétique. Suncor a ainsi redistribué 1,5 milliard de dollars à ses actionnaires dès le premier trimestre 2026, sous forme de rachats d’actions et de dividendes.
Face à ce constat, de nombreux États ont déjà adopté (ou examinent) des mesures d’imposition sur les bénéfices exceptionnels, alors que la pression sur les finances publiques ne cesse de croître. Le Royaume-Uni a introduit dès 2022 une taxe sur les superprofits pétroliers, à la suite de la crise en Ukraine. Celle-ci s’élève à 38 % en supplément de l’impôt habituel et a permis de collecter 6,8 milliards de livres sterling (12,7 milliards de dollars canadiens) entre 2022 et 2023. Cette disposition restera en vigueur jusqu’en 2030.
L’Italie a voté en février 2026 une taxe supplémentaire sur les sociétés énergétiques, applicable jusqu’en 2027. L’Espagne, l’Allemagne, le Portugal et l’Autriche ont envoyé une lettre conjointe à la Commission européenne pour réclamer la création d’une taxe à l’échelle de l’Union européenne, mettant en avant les « distorsions de marché » provoquées par la flambée des prix. Aux États-Unis, des parlementaires démocrates ont également proposé une législation similaire, soutenue par plus de 70 organisations environnementales et citoyennes.
En réponse au mécontentement croissant, le gouvernement Carney a opté pour une solution différente : suspendre la taxe fédérale d’accise sur l’essence de 10 ¢/litre pendant cinq mois, ce qui coûte 2,4 milliards de dollars au Trésor public. Cette mesure populaire est pourtant largement inefficace et inéquitable. Le ministre des Finances, François-Philippe Champagne, l’a lui-même admis : aucune sanction n’est prévue contre les commerçants qui augmenteraient leurs marges au détriment des consommateurs. Luc Godbout, titulaire de la Chaire en fiscalité et finances publiques à l’Université de Sherbrooke, est catégorique : « L’expérience démontre qu’une réduction de la taxe sur l’essence est souvent “captée” par les distributeurs/détaillants ». Autrement dit, ce sont les distributeurs qui récoltent la baisse, au détriment de l’État, qui devra combler le manque à gagner par de futurs impôts sur les citoyens.
En revanche, une taxe sur les profits exceptionnels n’engendre aucun coût pour l’État — elle génère au contraire de nouveaux revenus, au bénéfice du contribuable. Selon le Centre canadien de politiques alternatives, une telle mesure pourrait rapporter 600 millions de dollars immédiatement, et jusqu’à 9 milliards sur une année. Un sondage Léger mené en 2024 montrait d’ailleurs que 62 % des Canadiens étaient en faveur d’un tel impôt.
Grâce à ces milliards ainsi collectés, le gouvernement pourrait répondre aux besoins les plus critiques. Il serait possible de réduire le déficit fédéral, qui atteint plusieurs dizaines de milliards de dollars, sans couper dans les services publics. Un tel revenu permettrait aussi d’investir massivement dans la construction de logements abordables, alors que la crise du logement touche de plein fouet les familles à revenus faibles ou moyens. Les fonds pourraient également servir à restaurer les routes et les ponts anciens, essentiels à la sécurité des Québécois.
Le gouvernement pourrait aussi choisir de redistribuer directement ces fonds aux familles en difficulté, par le biais de crédits remboursables ou de versements directs. Avec 9 milliards de dollars, soit seulement 10 % des profits exceptionnels prévus, chaque foyer canadien — ils sont 16,8 millions — recevrait 536 $ par an, ou 10 $ chaque semaine, sans que cela ne coûte rien à l’État. Cela représente le double du montant de 5 $ par semaine qui serait économisé via la suspension de la taxe d’accise, en supposant que l’ensemble du rabais profite réellement aux consommateurs. Contrairement à la baisse de la taxe sur l’essence, qui favorise surtout les ménages aisés grands consommateurs de carburant, cette approche permettrait une redistribution mieux ciblée, par exemple en versant 100 $ par mois aux foyers les plus vulnérables.
Alors qu’elles reversent des profits colossaux à leurs actionnaires, les grandes pétrolières canadiennes réclament en parallèle un appui financier du gouvernement fédéral pour construire leur prochain pipeline. Ottawa et Edmonton sont actuellement en discussions pour un projet d’oléoduc en direction de la côte nord-ouest de la Colombie-Britannique, et les signaux émanant de la capitale fédérale indiquent que des fonds publics pourraient y être investis.
Si un nouveau pipeline est aussi lucratif, pourquoi l’industrie ne finance-t-elle pas le projet elle-même ? Elle bénéficiera en 2026 de 90 milliards de dollars en profits exceptionnels, issus directement des poches des Canadiens. Faut-il encore que les contribuables paient pour ces infrastructures par le biais de leurs impôts ? Où se situe la limite à l’appétit des compagnies pétrolières ?</p
Présidentielle : au sein du bloc central, les partisans de la primaire font grise mine
« On assiste à une véritable répétition de la Fureur de vivre, où les voitures filent à toute allure. C’est d’une irresponsabilité totale », lâche Laurent Wauquiez dans une conversation privée. Depuis plusieurs jours, le président du groupe LR à l’Assemblée ne fait guère d’efforts pour masquer son anxiété, et il n’est pas isolé dans ce sentiment. « Ce qui m’inquiète profondément, c’est notre incapacité à porter un message uni », a déclaré sans détour Gérald Darmanin ce mercredi matin sur France Inter.
À moins d’un an de la présidentielle, le bloc central rencontre toujours des difficultés à s’unir pour mener ensemble ce combat décisif. Pire encore, les différentes factions s’apprêtent déjà à se lancer dans la course. Mardi soir, le bureau exécutif de Renaissance a validé la candidature de Gabriel Attal.









