L’Agence régionale de santé Ile-de-France a informé les familles d’un établissement scolaire parisien qu’un élève avait été repéré comme cas contact d’hantavirus. Les autorités ont cependant précisé que les examens menés sur l’adolescent se sont avérés négatifs.
L’annonce a suscité une vive inquiétude chez les parents d’élèves du collège-lycée Lavoisier, à l’approche du long week-end de l’Ascension. Le jeudi 14 mai, l’Agence régionale de santé Ile-de-France (ARS) a en effet envoyé un courriel aux familles de ce lycée situé dans le 5e arrondissement de Paris, pour les avertir qu’un élève avait été identifié comme personne ayant été en contact avec une femme porteuse de l’hantavirus.
Dans ce message, l’agence régionale précisait que le jeune « a été reconnu comme cas contact d’une personne confirmée porteuse de l’hantavirus au sein de l’établissement », comme l’a rapporté le Parisien. Les autorités ont néanmoins tenu à rassurer les familles : « L’élève ne présente aucun symptôme, plusieurs tests ont été pratiqués et les résultats des derniers prélèvements, réalisés le mardi 12 mai, ont de nouveau confirmé l’absence d’infection », a précisé l’ARS.
Trois élèves parisiens concernés par un contact à risque
D’après nos confrères, le collégien avait voyagé dans l’avion avec la croisiériste néerlandaise infectée par l’hantavirus. Élève de cinquième, il avait repris les cours pendant une semaine avant d’être mis à l’isolement, avec sa famille, à l’hôpital.
La mairie du 5e arrondissement de Paris a confirmé que l’ensemble des membres de la famille ont subi plusieurs tests, tous revenus négatifs. « Les mesures sanitaires requises ont été scrupuleusement suivies. (…) Aucune inquiétude sanitaire n’est à signaler, au regard des données disponibles sur l’hantavirus », a assuré la municipalité.
L’adolescent n’est pas le seul à Paris à avoir été répertorié en tant que cas contact. Le rectorat de Paris indique que trois élèves, issus chacun d’établissements différents de la capitale, ont été identifiés et pris en charge. Ils demeurent hospitalisés mais tous les tests réalisés pour détecter l’hantavirus se sont révélés négatifs.
RÉCIT – Pendant trois semaines, la cour fédérale d’Oakland a été le théâtre du plus impressionnant affrontement de l’industrie technologique. Elon Musk face à Sam Altman, 150 milliards de dollars et le futur d’OpenAI en jeu.
Dès l’aube, à six heures précises, la foule se pressait devant le tribunal. Journalistes, badauds, étudiants en droit, activistes brandissant des pancartes hostiles à l’IA ou un mannequin gonflable portant l’inscription «Elon dégage». «Musk contre Altman : ici, tout le monde tremble», proclamait une affiche d’un manifestant. Ainsi se plantait le décor de ce que les médias américains ont surnommé «le procès du siècle». À l’affiche : une confrontation directe entre le milliardaire le plus fortuné de la planète et le dirigeant de ChatGPT, des centaines de milliards en jeu, et un jury appelé à trancher une querelle explosive entre les puissants de la Silicon Valley, autrefois alliés dans la mission de “sauver l’humanité”.
Entre le 27 avril et le 14 mai, la cour fédérale d’Oakland, en baie de San Francisco, a vu défiler les figures majeures de la tech, exposant leurs différends devant le public. D’un côté, Elon Musk, 54 ans, première fortune mondiale, entouré d’une équipe imposante d’avocats. De l’autre, Sam Altman, 41 ans, PDG d’OpenAI, en costume bleu foncé, s’efforçant de saluer d’un…
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Pour qu’une voiture électrique bénéficie d’une transmission intégrale, elle doit être équipée d’au moins deux moteurs. Il est toutefois très courant que ces moteurs, placés à l’avant et à l’arrière, ne soient pas identiques. Cette distinction, adoptée par Tesla, BMW ou encore d’autres grands noms du secteur, s’explique aisément : ils privilégient généralement un moteur asynchrone à l’avant, tandis que l’arrière reçoit un moteur à aimants permanents. Il est bien plus rare de retrouver l’inverse.
La motorisation électrique ouvre un éventail inédit de possibilités en matière de transmission : traction, propulsion, quatre roues motrices, torque vectoring… Grâce à la gestion électronique d’un moteur électrique, les constructeurs peuvent expérimenter des architectures autrefois inenvisageables, comme la propulsion sur des modèles qui n’y auraient jamais eu droit auparavant. Un exemple parlant : le groupe Volkswagen, avec sa plateforme MEB, qui accueille naturellement un moteur arrière sur tous ses modèles. À l’avenir, les prochains modèles, dont les futures ID.3 et ID.4, reposeront sur la nouvelle plateforme MEB+, comme l’a récemment confirmé Volkswagen. Ce changement pourrait annoncer le retour de la traction (la MEB+ étant exploitée notamment sur la nouvelle ID.Polo qui adopte la transmission avant). Concentrons-nous maintenant sur la transmission intégrale : l’avantage d’une voiture électrique dans cette configuration, c’est qu’elle fonctionne sans arbre de transmission. Un ou plusieurs moteurs alimentent le train avant, tandis qu’un ou plusieurs autres propulsent l’arrière. Il n’existe aucune connexion mécanique entre les deux essieux ; toute la coordination est assurée par l’électronique embarquée.
Des moteurs avant et arrière différents pour une bonne raison
Tesla a figuré parmi les premiers constructeurs à proposer au grand public des voitures électriques à quatre roues motrices. L’une des spécificités de ces modèles Tesla réside dans le choix de moteurs distincts pour chaque essieu : à l’arrière, un moteur à aimants permanents, tandis que l’avant reçoit un moteur asynchrone plus traditionnel.
Cette configuration permet de tirer profit des avantages de chaque technologie. En règle générale, ces véhicules fonctionnent principalement en mode propulsion : c’est donc le moteur à aimants permanents (ou à rotor bobiné chez certains concurrents) qui assure la traction principale, offrant rendement optimal et puissance maximale. Dès que le véhicule détecte une perte d’adhérence ou qu’il devient nécessaire de verrouiller la transmission intégrale, le moteur asynchrone à l’avant intervient. Bien qu’il développe moins de puissance qu’un moteur synchrone, il possède un atout majeur : une traînée mécanique plus faible. C’est précisément pour cette raison qu’il occupe la place à l’avant : en mode propulsion, le moteur avant demeure inactif. Comme la traînée résiduelle d’un moteur asynchrone est inférieure à celle d’un moteur à aimants permanents, le rendement en roue libre se trouve optimisé.
Nombreux sont les fabricants qui ont adopté rapidement cette combinaison de deux types de moteurs. Tesla en tête, suivi de près par Volkswagen, mais aussi BMW. Lors du dernier symposium viennois consacré aux moteurs, la firme bavaroise a présenté l’architecture de sa Neue Klasse, récemment introduite sur l’iX3, qui est également conçue prioritairement pour la propulsion. On y retrouve un moteur asynchrone à l’avant et un moteur EESM de nouvelle génération, spécifiquement développé pour la plateforme. Ce terme désigne en réalité un moteur à rotor bobiné, une technologie qu’exploite Renault depuis la Zoe. Ce type de moteur, plus complexe à produire que le moteur à aimants permanents (l’industrialisation du rotor bobiné étant plus ardue, et la pièce plus sensible à la chaleur et aux efforts mécaniques), présente l’avantage de se passer de terres rares. Un atout de taille afin de limiter la dépendance à l’Asie, qui domine ce marché. L’association entre un moteur asynchrone et un moteur à rotor bobiné constitue ainsi une alternative très pertinente, notamment pour les constructeurs européens.
Journaliste automobile (et parfois cycliste). Passionné autant par les innovations que par l’industrie, l’environnement, et tout ce qui contribue à l’évolution de la mobilité.
Swatch avait prévu de dévoiler ce samedi 16 mai une édition collaborative avec le prestigieux horloger Audemars Piguet. Toutefois, face à la forte affluence et après divers débordements survenus devant ses magasins, la marque a décidé d’annuler cette ouverture exceptionnelle.
Le succès a été tel que, depuis 24 heures, des dizaines de passionnés patientaient devant les enseignes Swatch, de Lille à Lyon, mais aussi à Deauville (Normandie) ou Parly 2, dans le département des Yvelines.
Tous avaient un objectif en tête : acquérir la montre Royal Pop, disponible à partir de ce samedi 16 mai. Cette pièce résulte d’une alliance inédite entre Swatch et Audemars Piguet, deux maisons horlogères suisses.
Swatch, connue pour ses montres accessibles, a ainsi collaboré avec Audemars Piguet, synonyme de haute horlogerie, pour créer un modèle unique qui réunit les deux univers et reste à la portée d’un large public.
La commercialisation reportée à lundi
De nombreuses vidéos circulent montrant la ferveur des amateurs : certains dorment à même le sol dans des sacs de couchage, d’autres attendent sous des parapluies ouverts, et quelques tensions se manifestent. L’ensemble de la scène est surveillé par la police.
Cependant, ce samedi 16 mai, Swatch France a indiqué que les boutiques de Parly 2 (Yvelines), Deauville (Normandie), Lille, Rennes et Lyon n’ouvriraient pas leurs portes.
« Pour des raisons liées à la sécurité publique, nos magasins de Parly 2 et Lyon resteront fermés aujourd’hui », a annoncé la marque dans une publication sur son compte Instagram.
Des messages équivalents, citant les autres villes concernées, apparaissent également sur le même réseau social.
Les clients devront donc patienter jusqu’au lundi 18 mai, nouvelle date fixée par l’horloger suisse pour la sortie officielle de la très attendue Royal Pop.
Les États-Unis annoncent une extension de quarante-cinq jours du cessez-le-feu entre le Liban et Israël
Tommy Pigott, le porte-parole du département d’État américain, a déclaré sur X que le cessez-le-feu entre le Liban et Israël serait prolongé de quarante-cinq jours, à la suite de deux journées de négociations tenues à Washington.
« Le cessez-le-feu instauré le 16 avril sera prolongé de quarante-cinq jours afin de permettre de nouveaux progrès. Le département d’État reprendra les discussions politiques les 2 et 3 juin, a-t-il précisé. Une session dédiée à la sécurité se tiendra au Pentagone le 29 mai, réunissant des délégations militaires des deux parties. Nous espérons que ces échanges contribueront à instaurer une paix durable, une reconnaissance mutuelle pleine de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de chaque pays, ainsi qu’une sécurité réelle le long de la frontière partagée. »
Bien que le cessez-le-feu soit entré en vigueur le 17 avril, Israël poursuit ses opérations aériennes au Liban en affirmant cibler le Hezbollah, tandis que le groupe chiite continue de lancer des roquettes vers des positions israéliennes. Depuis le début du conflit, au moins 2 951 personnes ont perdu la vie dans les frappes israéliennes au Liban, selon les autorités du pays. Parmi ces victimes, plus de 400 sont mortes depuis la mise en place de la trêve, d’après un bilan de l’AFP basé sur des données officielles.
Convoquée devant la justice pour violence aggravée ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) de trois jours à Frontenas le 24 mars dernier, ce n’était pas la prévenue de 42 ans qui s’est présentée au tribunal de Villefranche le mercredi 6 mai, mais bien la plaignante elle-même : sa mère.
L’incident aurait éclaté à la suite d’une altercation concernant la gestion de l’exploitation agricole familiale. Durant cette dispute, la fille aurait frappé et mordu sa mère, lui assénant un coup à l’arrière du crâne avec une bouteille en verre. Dans une déclaration antérieure, la fille a admis les faits de violence mais a insisté sur le fait que sa mère avait, elle aussi, eu des gestes violents auparavant ; elle aurait même installé des caméras pour surveiller le domaine viticole qu’elle venait de reprendre.
Une demande de clémence
La mère a exprimé des regrets quant à la plainte qu’elle avait déposée, motivée par les conseils de l’hôpital où elle avait été soignée. Son intention n’était pas de provoquer un procès, mais simplement d’avoir « l’assurance d’être protégée » en cas de récidive. À la barre, elle a affirmé qu’aucune sanction ne devait être retenue, expliquant en larmes qu’il s’agissait « seulement de sa fille » et que si celle-ci devait être condamnée, elle « ne pourrait pas le supporter ».
Malgré l’intervention de la présidente, qui a souligné que l’affaire avait pris « une tournure préoccupante » et ne représentait « pas une situation normale », la victime a précisé qu’après cet épisode, ses rapports avec sa fille s’étaient améliorés, non pas en raison de la procédure judiciaire, mais grâce à un accompagnement psychologique. La représentante du parquet a contesté l’argument de légitime défense avancé par la prévenue, soulignant que le coup de bouteille avait été infligé à l’arrière du crâne, ce qui prouve que la victime lui tournait le dos.
Soulignant qu’il était temps pour la prévenue « d’assumer la responsabilité de ses actes », la procureure a requis à son encontre trois mois de prison avec sursis et une amende de 500 euros. En définitive, la présidente a reconnu la prévenue coupable, la sanctionnant d’une simple amende de 1 000 euros assortie du sursis.
Le ministre du travail, Jean-Pierre Farandou, lors d’une visite de l’entreprise à but d’emploi (EBE), Espacéa, à Pontchâteau (Loire-Atlantique) le 20 avril 2026. JÉRÉMIE LUSSEAU/HANS LUCAS POUR « LE MONDE »
Combien de personnalités politiques peuvent aujourd’hui se réclamer de l’héritage de Nicolas Sarkozy ? Alors que l’élection présidentielle approche dans un an, de nombreux prétendants, qu’ils proviennent du centre ou de l’extrême droite, s’approprient le fameux slogan de sa campagne de 2007, « Travailler plus pour gagner plus ». Deux décennies plus tard, la question du travail se retrouve de nouveau au cœur du débat électoral, avec des arguments proches de ceux du passé.
Qu’il s’agisse de remettre en cause la durée légale de 35 heures, de défiscaliser les heures supplémentaires ou de repousser encore l’âge de départ à la retraite, les mesures proposées, dans un contexte de tensions budgétaires, n’ont rien de véritablement inédit. « Travailler davantage chaque semaine, prolonger la durée annuelle et allonger la carrière », affirmait ainsi en juin 2025 Edouard Philippe, maire (Horizons) du Havre. Pour Bruno Retailleau, candidat Les Républicains, qui prône « la priorité au travail », il est indispensable de « sortir des 35 heures par le haut, en permettant à tous ceux qui le souhaitent de faire des heures supplémentaires », expliquait-il dans les colonnes de La Tribune le 2 mai.
Du côté du Rassemblement national (RN), le parti tente un exercice d’équilibre compliqué : séduire les milieux patronaux avec un programme économique crédible tout en continuant d’afficher son engagement pour les classes moyennes et populaires. Il reprend à son tour la rhétorique sarkozyste. « Travailler plus, pour garder plus : nous rendrons aux Français le fruit de leur travail ! », écrivait Marine Le Pen, présidente du groupe RN à l’Assemblée, sur X le 2 mai. Quant à Jordan Bardella, président du RN, il défend « le travail qui paie », dans une interview au Journal du dimanche du 26 avril.
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Le marcheur français Gabriel Bordier, qui s’était classé cinquième lors du 20 km marche aux Championnats du monde à Tokyo en 2025, a révélé ce vendredi matin sur ICI Mayenne qu’il décidait de mettre un terme à sa carrière sportive à l’âge de 28 ans.
CONTRE-POINT – Le manque de cohésion idéologique, combiné à l’absence d’une autorité rassembleuse, crée un véritable casse-tête qui pourrait se transformer en bombe à retardement pour la gauche socialiste et sociale-démocrate.
La division reste la dernière arme des faibles. En l’absence d’une personnalité capable de faire l’unanimité et faute d’être perçue comme une alternative crédible pour remporter l’élection présidentielle, la gauche hors du giron mélenchoniste se retrouve à se quereller sur la façon la plus pertinente d’exister et d’influer. Déjà, qualifier ce camp de gauche « non mélenchoniste » met en lumière l’incapacité à se définir autrement que par son opposition à la figure « ogresque » de LFI.
Son éclatement doctrinal constitue son trait distinctif majeur. Qu’y a-t-il de commun entre la « démarchandisation » prônée par Boris Vallaud et l’européanisme affirmé de Raphaël Glucksmann ? La rivalité individuelle, qui s’ajoute à cette fracture idéologique, est l’autre marqueur fort. Au sein du Parti socialiste, dont le programme confirme l’attachement à un socialisme d’État et fiscal, Olivier Faure et Boris Vallaud se livrent une bataille interne. Quant à la mouvance sociale-démocrate, elle voit François Hollande et Raphaël Glucksmann se disputer à la fois la direction et la légitimité…
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