Un volcan resté endormi plus de 100 000 ans peut se réveiller


Les volcans exercent une fascination autant qu’ils suscitent la crainte. Leurs éruptions transforment le relief, sculptant parfois d’immenses caldeiras telles que celle de Yellowstone (Wyoming, États-Unis) ou empilant des coulées de lave incandescente pour édifier des dômes, comme au piton de la Fournaise à La Réunion. À l’heure actuelle, on dénombre près de 1 500 volcans terrestres en activité, sans prendre en compte une multitude de volcans sous-marins encore non répertoriés.

Toutefois, l’absence d’éruption récente ne signifie pas systématiquement qu’un volcan est éteint : certains peuvent entrer dans une longue période de latence, pour ne se réveiller que plusieurs siècles, voire des millénaires plus tard. Mais comment distinguer un volcan assoupi d’un volcan définitivement inactif ? La convention veut qu’un volcan n’ayant montré aucun signe d’activité éruptive depuis 10 000 ans soit considéré comme éteint – une durée infime à l’échelle géologique, mais suffisamment longue pour permettre aux sociétés humaines de s’installer sur ces terres fertiles, oubliant parfois le danger persistant.

Pourtant, des chercheurs du département des sciences de la Terre et des planètes de l’École polytechnique fédérale de Zurich (Suisse) rapportent le cas d’un volcan grec qui aurait sommeillé plus de 100 000 ans avant de s’éveiller ! Ce volcan, le Methana, se trouve à environ 50 kilomètres au sud-ouest d’Athènes. Il appartient à un ensemble de huit volcans, comprenant notamment Santorin, qui forment un arc volcanique caractéristique des zones de subduction.

Vous avez encore 71,7 % de cet article à parcourir. La suite est accessible aux abonnés.



Source link

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici