Climat : ces émissions naturelles «cachées» pourraient aggraver le réchauffement jusqu’à 30%


Le dégel du pergélisol, l’intensification des feux de forêt et le réchauffement des zones humides libèrent à leur tour des gaz à effet de serre et accentuent la hausse des températures. Une étude chiffre l’effet cumulé de ces boucles de rétroaction, encore imparfaitement intégrées aux projections climatiques.

Les émissions de gaz à effet de serre n’ont pas seulement un effet direct sur le réchauffement de la planète. Au fur et à mesure que la température globale augmente, le pergélisol fond, les feux de forêt s’intensifient, les zones humides et les eaux douces se réchauffent, et tous ces phénomènes rejettent leurs propres gaz à effet de serre – essentiellement du dioxyde de carbone et du méthane -, qui s’ajoutent à ceux déjà émis par l’activité humaine… et contribuent aussi à faire grimper les températures mondiales.

Ces cercles vicieux, que les scientifiques nomment « boucles de rétroactions climatiques », sont bien connus des scientifiques mais leur impact reste difficile à évaluer à l’échelle de la planète entière. Certes, certains sont déjà intégrés dans les modèles utilisés pour les projections climatiques, note Jean-Louis Dufresne, directeur de recherche CNRS au Laboratoire de météorologie dynamique /Institut Pierre-Simon Laplace (IPSL). « Historiquement, les rétroactions les plus…

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