ANALYSE – Des dispositifs installés sur un groupe de globicéphales servent à évaluer les conséquences du trafic continuel des cargos et ferries dans l’un des détroits les plus empruntés au monde.
Chaque année, près de 60 000 navires traversent le détroit de Gibraltar, faisant de l’extrémité occidentale de la Méditerranée l’une des zones maritimes les plus sollicitées au monde. Ce flux maritime génère une pollution sonore conséquente, perturbant les populations de cétacés qui évoluent dans ces eaux. Les globicéphales noirs, de grands dauphins mesurant entre 4 et 5 mètres, au corps sombre et à la tête bombée, figurent parmi les espèces les plus exposées à cette nuisance. D’après l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), leur présence autour de Gibraltar est désormais en situation critique, bien que l’espèce demeure relativement répandue à l’échelle mondiale. Afin d’analyser l’influence de cette altération de leur environnement naturel, des scientifiques ont suivi, trois ans durant, une vingtaine de ces mammifères marins à l’aide de balises équipées de capteurs.
« Cette recherche est particulièrement pertinente, car elle démontre que les globicéphales s’adaptent effectivement, en augmentant…
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