Au sein de la gauche, les partisans restants de la primaire s’efforcent de maintenir l’initiative à flot malgré les difficultés. Le jeudi 14 mai, Benjamin Lucas-Lundy, député Génération.s des Yvelines, a fait savoir qu’il souhaitait s’y engager. « Je veux être candidat pour porter (…) la voix de la colère et de l’espoir de cette génération Nouveau Front populaire, ceux qui redoutent profondément que l’extrême droite accède au pouvoir (…) [et] pour réaffirmer l’idée de progrès », a-t-il déclaré sur TF1. L’élu reconnaît cependant être « lucide » sur les perspectives de succès de cette démarche, soulignant surtout son intention de « faire vivre » le projet de la primaire alors que, selon lui, la gauche traverse « une période de confusion ».
L’éventualité d’une primaire semble pourtant s’éloigner plus que jamais depuis la démission de Boris Vallaud, député des Landes, de la direction du Parti socialiste (PS) le 8 mai. Le parti, symbolisé par la rose, apparaît aujourd’hui paralysé. Son premier secrétaire, Olivier Faure, devenu minoritaire dans les organes dirigeants, a cessé de réunir le bureau national et ne propose plus de résolution au vote.
Dans l’intention de sortir de l’impasse et de reprendre la main, le groupe mené par Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen et opposant interne résolu au mécanisme de la primaire, a sollicité le premier secrétaire du PS pour organiser une rencontre rassemblant toutes les sensibilités du parti afin d’examiner une nouvelle proposition.
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