Jean-Marc Jancovici, un écolo décroissant qui cacherait bien son jeu?


L’auteur de la bande dessinée Un monde sans limite cherche une nouvelle fois à influencer le débat présidentiel. Peut-on le qualifier de « collapsologue en costume » ?

« Janco » a succédé à « Hulot » dans le rôle de lanceur d’alerte. Moins fasciné par les écrans, arborant une coiffure impeccable, il se distingue surtout par son principal avertissement : la pénurie imminente d’hydrocarbures. Cette prévision, lourde de conséquences, remet en cause la stabilité des sociétés modernes dépendantes des énergies fossiles. « L’énergie représente 80 % de notre croissance », soutient-il, et il n’a pas tort. Par énergie, il faut entendre charbon, pétrole et gaz qui, en 2026, assurent encore 82 % de la consommation mondiale – bien loin devant le nucléaire, l’hydroélectricité et les énergies renouvelables (3 %). À ce jour, la tendance ne s’inverse pas : la production mondiale, selon la Banque mondiale, était de 84 millions de barils par jour en 2018 et atteindra 106 millions en 2025, la hausse se poursuivant en 2026. Ainsi, la diminution rapide des ressources en hydrocarbures qu’il annonçait depuis une décennie ne se concrétise pas.

L’annonce de la fin des énergies fossiles qu’il diffuse (qu’il s’agisse de bruts lourds, légers ou extraits par fracturation hydraulique, peu importe la terminologie scientifique précise…

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