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Après Cocoland, la haute-commissaire à l’Enfance signale Chatiw, un autre « tchat en ligne », à la justice

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Après Cocoland, la haute-commissaire à l’Enfance signale Chatiw, un autre « tchat en ligne », à la justice


Le site Chatiw est un « tchat en ligne » permettant de discuter avec des inconnus sans devoir créer un compte. « On a eu des alertes sur des messages à caractère sexuel, que des utilisateurs pouvaient recevoir dès leur connexion au service », selon la haute-commissaire à l’Enfance.

La haute-commissaire à l’Enfance, Sarah El Haïry, indique samedi 9 mai avoir saisi la justice au sujet de la plateforme Chatiw, quelques jours après l’annonce de l’ouverture d’une enquête sur Cocoland, site accusé d’avoir facilité des agressions sexuelles.

À propos du « tchat en ligne » permettant de discuter avec des inconnus sans devoir créer un compte, « on a eu des alertes sur des messages à caractère sexuels, que des utilisateurs pouvaient recevoir dès leur connexion au service », précise-t-elle dans un entretien au journal Le Monde.

Elle assurant avoir saisi la plateforme Pharos (site gouvernemental permettant de signaler les contenus illicites) le 28 avril, puis l’Arcom (régulateur du numérique) et le parquet de Paris le 1er mai.

Coco, « un site de prédateurs sexuels » – 25/04

Plusieurs sites signalés

Sarah El Haïry avait annoncé la semaine dernière avoir saisi la justice concernant les sites Chaat.fr et legarçon.net. Mi-avril elle avait alerté sur la résurgence du site internet Coco, fermé par la justice en 2024 après avoir été accusé d’avoir permis de nombreux crimes sexuels, dont ceux contre Gisèle Pelicot.

« Quand on reçoit une alerte sur un site, on vérifie s’il y a des mécanismes de protection suffisants pour éviter qu’un mineur soit confronté à des prédateurs ou à des sollicitations sexuelles », affirme-t-elle au Monde.

« Si on constate une absence de vérification de l’âge, d’inscription préalable ou des comportements problématiques, je saisis systématiquement Pharos et l’Arcom », dit-elle.

La loi imposant en France la vérification de l’âge pour limiter les réseaux sociaux aux moins de 15 ans « mettra en place un premier bouclier. Mais je pense aussi qu’il faudra (…) à un moment se poser la question de la responsabilité pénale des dirigeants de ces plateformes », ajoute-t-elle.

Elle est également « favorable à ce qu’on établisse des dizaines de critères qu’on pourrait facilement vérifier » pour permettre aux parents « de comprendre quels sont les degrés de risque, ou d’adaptation, pour chaque service utilisé par leurs enfants ».



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Présidentielle: 70% des Français voient la candidature de Jean-Luc Mélenchon comme « un handicap » pour la gauche

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Si loin si proche – Esclavage à Nantes, nos héritages

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Si loin si proche – Esclavage à Nantes, nos héritages



À l’occasion de la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions du 10 mai, direction la cité des Ducs, autrefois principal port négrier de France. C’est là que nous découvrons un duo nantais remarquable engagé pour la justice réparatrice : Pierre Guillon de Princé, héritier d’une lignée d’armateurs esclavagistes, et Dieudonné Boutrin, ardent militant martiniquais, descendant de personnes réduites en esclavage.

Depuis le 18 avril 2026, le Mât de la fraternité et de la mémoire se dresse à Nantes, porteur de puissants symboles, érigé grâce à l’action conjointe de Pierre Guillon de Princé et Dieudonné Boutrin. Devant ce monument, Pierre a prononcé des excuses officielles au nom de ses ancêtres impliqués dans l’esclavage à Saint-Domingue, en présence notamment de l’ambassadeur d’Haïti. Par ce geste, accompagné d’une contribution réparatrice, il a rompu un silence qui pesait sur la ville et la nation depuis des générations. Cette initiative, exceptionnelle en France, marque une étape significative dans le processus de réconciliation et de réparation mené par Pierre et Dieudonné.

Depuis leur première rencontre, ce tandem engagé anime des visites croisées du Mémorial de l’Abolition de l’esclavage sur le quai de la Fosse à Nantes. Leur action les a rapprochés d’autres « héritiers » de cette histoire, y compris des descendants d’esclavagistes britanniques comme la famille Trevelyan, première du Royaume-Uni à avoir présenté des excuses officielles dans les Caraïbes. Ensemble, ils défendent une cause qui leur tient à cœur : promouvoir la réconciliation et, avant tout, la justice réparatrice. Vingt-cinq ans après l’adoption de la loi Taubira en France, reconnaissant la traite et l’esclavage comme « crime contre l’humanité » – texte qui prévoyait initialement des mesures réparatrices – de nouveaux appels émergent, portés par l’Union africaine ou la CARICOM. En mars dernier, l’ONU a adopté une résolution présentée par le Ghana, qualifiant l’esclavage de « crime contre l’humanité le plus grave », abordant également la question des réparations.   

À 86 ans, Pierre, et Dieudonné, 61 ans, poursuivent leurs initiatives à travers l’association La Coque Nomade Fraternité et la Fédération internationale des héritiers de l’esclavage, fondées récemment avec des partenaires civils issus des Caraïbes, de l’Angleterre et du monde lusophone. Leur ambition : rendre cette mémoire plus visible et mettre en lumière l’héritage et les blessures laissés par quatre siècles d’esclavage sur nos sociétés, nos identités et nos consciences. D’autres projets de Mât de la fraternité sont en cours à Bristol et dans plusieurs villes à travers le monde. Inspirées par l’exemple de Pierre, des familles nantaises issues d’armateurs songent aujourd’hui à rompre le silence et à s’exprimer publiquement… 

Un reportage réalisé par Céline Develay-Mazurelle à Nantes, en compagnie de Dieudonné Boutrin, Pierre Guillon de Princé, l’historien Bernard Michon, Laura Trevelyan et John Dower – cofondateurs de l’organisation Heirs of slavery –, Marie-Annick Gournet, vice-présidente associée de l’université de Bristol experte en justice réparatrice, et Aïssata Seck, directrice de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage. 

Pour approfondir :

– À propos de l’association La Coque Nomade Fraternité créée à Nantes par Dieudonné Boutrin

– À découvrir : le Mémorial de l’Abolition de l’Esclavage sur le quai de la Fosse à Nantes

– Au sujet de l’organisation Heirs of Slavery fondée par Laura Trevelyan et John Dower, descendants de familles esclavagistes britanniques à la Grenade

– Découvrez les recherches du projet Repairs mené par l’Agence nationale de la recherche, coordonné entre autres par Magalie Bessone, Myriam Cottias, Elisabeth Cunin et Jessica Balguy

– Informations sur la Fondation pour la mémoire de l’esclavage et le programme des commémorations des 25 ans de la loi Taubira

– Pour consulter la base de données Esclavage Indemnités rassemblant les informations sur les indemnisations accordées aux familles esclavagistes françaises lors de l’abolition en 1849 et en 1825 à Haïti, dans le cadre du projet Repairs 

– À propos de la conférence Reimagining Higher Education as Accountable Partners in Repair and Transformation organisée le 19 mai 2026 à Bristol par Marie-Annick Gournet, vice-présidente associée de l’université de Bristol en charge de la justice réparatrice

– À retrouver : notre reportage de 2019 à Nantes, retraçant la mémoire de l’esclavage colonial. Un travail d’Inès Edel-Garcia.



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Avignon : un piéton de 79 ans tué par un motard lors d’un rodéo urbain

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Avignon : un piéton de 79 ans tué par un motard lors d’un rodéo urbain



Ce vendredi à Avignon (Vaucluse), un homme âgé de 79 ans a perdu la vie après avoir été percuté par un motard déjà bien connu de la justice. Quelques instants auparavant, ce dernier avait refusé d’obtempérer lors d’un contrôle de police.

Un drame s’est déroulé à Avignon ce vendredi. Un piéton de 79 ans a été mortellement heurté par un motard effectuant une roue arrière, peu après avoir refusé d’obéir à un contrôle policier. D’après La Provence, les faits se sont produits vers 23 heures sur un passage piéton de la rocade Charles de Gaulle à Avignon (Provence). Le motard, âgé de 28 ans, circulait à grande vitesse lorsque le septuagénaire a été percuté.

L’auteur présumé, déjà défavorablement connu des services de police, aurait fui un contrôle routier quelques minutes avant l’accident. Plusieurs sources citées par nos confrères évoquent «un choc d’une extrême violence». Les secours intervenus rapidement sur place n’ont malheureusement pas pu réanimer la victime.

Lancement d’une enquête

Concernant le motard, il a été retrouvé blessé à l’issue de l’accident, éjecté de son véhicule. Après un court passage à l’hôpital, il a été placé en garde à vue sous le chef d’«homicide routier aggravé». Accompagné de deux autres conducteurs de scooters, il avait réussi à semer les policiers qui le poursuivaient, lesquels n’ont été informés de l’accident qu’une dizaine de minutes après les faits.

Selon plusieurs témoins cités par La Provence, le suspect aurait également été vu circulant à contresens dans la même zone.

Sur X, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a rapidement pris la parole, mentionnant ce drame ainsi qu’un autre rodéo urbain ayant conduit à la mort d’une gendarme. Il a rappelé son intention de faire avancer son projet de loi RIPOST afin d’«agir sans relâche».

Une enquête de police a été ouverte pour homicide routier et refus d’obtempérer. «Une autopsie de la victime va être pratiquée», a précisé le parquet d’Avignon, tout en indiquant que la moto impliquée a été saisie en vue d’une expertise.



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Rallye du Portugal : Ogier prend le large avant le Super Sunday

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Rallye du Portugal : Ogier prend le large avant le Super Sunday


La journée de samedi a été marquée par une lutte intense entre Sébastien Ogier et Oliver Solberg lors du Rallye du Portugal. Chacun des deux pilotes a remporté trois spéciales, mais c’est le Français qui aborde la dernière étape en position de force avant le Super Sunday.

Ogier maître du jeu avant la dernière étape

Au volant de la Toyota, Ogier a brillé par sa constance et son sens du rythme. Il a remporté l’ES15 pour un dixième de seconde, puis l’ES18 avec un écart de 3,2 secondes, mais c’est dans l’ES17 qu’il a véritablement fait la différence en reléguant ses concurrents à plus de 11 secondes dans des conditions extrêmes. Sous une pluie battante et sur des routes boueuses et piégeuses, le Gapençais a réalisé une prestation remarquable. Les conditions météorologiques se sont encore dégradées lors de la super-spéciale de Lousada, disputée sous un véritable déluge. À cet exercice, Oliver Solberg a su tirer son épingle du jeu, renforçant ainsi sa quatrième place face à Elfyn Evans.

Au classement général, Sébastien Ogier conclut cette journée exigeante avec environ vingt secondes d’avance sur le duo composé de Thierry Neuville et Sami Pajari, séparés par moins de quatre secondes. Pour sa part, Adrien Fourmaux a su contenir le retour de Takamoto Katsuta en fin de journée et conserve un matelas confortable avant les dernières spéciales du dimanche.