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Aide à mourir: très divisé, le Sénat rejette un article-clé de la réforme de la fin de vie et la vide à nouveau de sa substance

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Aide à mourir: très divisé, le Sénat rejette un article-clé de la réforme de la fin de vie et la vide à nouveau de sa substance


Comme lors de la première lecture, le Sénat est resté profondément partagé sur la question de la réforme relative à la fin de vie, rejetant ce lundi 11 mai l’article central du projet de loi visant à instaurer un droit à l’aide à mourir.

Scénario répété : une nouvelle fois, la chambre haute n’a pas réussi à dépasser ses désaccords concernant la réforme de la fin de vie. Ce lundi soir, elle a rejeté un élément majeur du texte, qui instaurait le droit à l’aide à mourir. Ce sont désormais les députés qui pourraient reprendre la main.

L’article 2, proposé par le député Olivier Falorni, qui précisait les modalités de mise en œuvre de l’aide à mourir et les circonstances dans lesquelles elle serait accessible, a été supprimé dans la nuit de lundi à mardi, dès le lancement de l’examen de la réforme.

La suite de cette seconde lecture s’annonce donc particulièrement chaotique, avec près de 600 amendements encore à étudier d’ici mercredi, alors même que l’ossature du texte paraît désormais fragilisée.

En conséquence, le gouvernement – qui espère voir la réforme définitivement adoptée avant la trêve estivale – pourrait finalement décider de confier le dernier mot à l’Assemblée nationale pour faire aboutir ce projet sociétal majeur, cher au président Emmanuel Macron.

L’article 2 : pierre angulaire de la réforme

Lancée il y a plus de trois ans à la faveur d’une convention citoyenne voulue par le chef de l’État, la réflexion sur la fin de vie est beaucoup plus avancée à l’Assemblée nationale qu’au Sénat. À deux reprises déjà, les députés ont adopté un droit strictement encadré à l’aide à mourir pour certains patients atteints d’une maladie grave et incurable, avec une majorité confortable.

Au sein du Sénat, en revanche, les divisions restent profondes et persistent.

L’article 2, que tous qualifient d’élément central de la réforme, a été rejeté assez largement (118 voix pour, 151 contre), résultat du regroupement des votes socialistes – qui dénonçaient un durcissement du texte par rapport à la version adoptée par les députés – et d’une partie de la droite, opposée à toute forme d’aide à mourir, même sous conditions très strictes.

La plupart des élus communistes ont voté en faveur du texte, tandis que les écologistes ont choisi l’abstention, espérant maintenir l’ouverture du débat. En vain.

Blocage à droite, la droite LR critique un texte jugé « trop permissif »

Comme lors de la première lecture, la position intransigeante du président des Républicains Bruno Retailleau s’est imposée. Le candidat à la présidentielle a de nouveau pris la parole dans l’hémicycle tout au long de la soirée, dénonçant un projet de loi « beaucoup trop permissif ».

« Si le texte était adopté demain (…) à l’approche de la mort, chacun serait amené à se demander s’il n’est pas un poids inutile, un fardeau pour la société ou pour ses proches », a-t-il averti, redoutant que les garde-fous prévus dans cette loi ne finissent par disparaître avec le temps.

Le chef de file du groupe socialiste, Patrick Kanner, a pour sa part expliqué le rejet du texte par son groupe, mais pour des motifs opposés : il a déploré le démantèlement progressif du texte issu des députés.

La disposition phare soumise au vote ne correspondait en effet plus à la version adoptée par l’Assemblée nationale : au lieu d’un « droit à l’aide à mourir », le texte proposait désormais une « assistance médicale à mourir » réservée aux patients dont le pronostic vital est engagé « à très court terme », soit éventuellement quelques jours seulement.

Cette formulation, portée par les rapporteurs LR Alain Milon et Christine Bonfanti-Dossat, visait à constituer une « alternative » susceptible d’influencer la commission mixte paritaire (CMP), instance de conciliation entre députés et sénateurs que le gouvernement pourrait convoquer prochainement.

Adoption d’un texte sur l’accès renforcé aux soins palliatifs

Pour Alain Milon, cette stratégie représentait une « voie de sagesse », permettant « d’éviter de donner l’image d’un Sénat à la traîne » et de ne pas laisser seuls les députés décider.

Aide à mourir: deux lois débattues au Sénat pour la deuxième fois

Bernard Jomier, sénateur Place publique, a toutefois répliqué que « la stratégie n’a plus sa place », soulignant qu’à ce rythme, « il faudrait quinze lectures avant de trouver un accord avec l’Assemblée nationale ». Le gouvernement s’est également opposé à cette nouvelle version du texte.

Ces derniers jours, l’idée d’un référendum a également fait débat au Sénat : Francis Szpiner, sénateur LR opposé à la réforme, a déclaré avoir réuni plus de 195 signatures de parlementaires, seuil nécessaire pour lancer une procédure de référendum d’initiative partagée (RIP) dans les prochains jours. Cette procédure, très lourde, n’a cependant jamais abouti depuis son introduction en 2008.

Sur un tout autre sujet, un texte distinct visant à améliorer l’accès aux soins palliatifs a quant à lui obtenu l’approbation sans modification, ce qui permet son adoption définitive par le Parlement.

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« On est en Afghanistan ? En Irak ? » : nouvelle fusillade sanglante à Nice, sur fond de guerre de territoire liée au narcotrafic

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« On est en Afghanistan ? En Irak ? » : nouvelle fusillade sanglante à Nice, sur fond de guerre de territoire liée au narcotrafic



« Sommes-nous en Afghanistan ou en Irak ? » : une nouvelle fusillade meurtrière éclate à Nice, sur fond de rivalités de territoires liées au trafic de drogue



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Xavier Dupont de Ligonnès : voici à quoi ressemblerait le visage du fugitif, 15 ans après, selon l’IA

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Xavier Dupont de Ligonnès : voici à quoi ressemblerait le visage du fugitif, 15 ans après, selon l’IA



Quinze ans après sa disparition, le cas de Xavier Dupont de Ligonnès continue de captiver l’attention du public français. Toujours porté disparu depuis avril 2011, l’homme fait l’objet de nouvelles projections réalisées par intelligence artificielle, qui tentent de représenter à quoi il pourrait ressembler à 65 ans.

Trait du visage accentué, chevelure argentée, et marques du temps visibles : ces simulations numériques ravivent une interrogation qui pèse sur les enquêteurs et la société française depuis plus de dix ans : Xavier Dupont de Ligonnès est-il encore en vie ? L’émission Appel à témoins, animée par Julien Courbet sur M6, consacrera un numéro exceptionnel à cette affaire le mardi 2 juin prochain.

Une affaire qui intrigue

L’histoire débute en avril 2011 à Nantes. Après plusieurs jours sans contact avec la famille Dupont de Ligonnès, la police découvre les corps d’Agnès Dupont de Ligonnès et de leurs quatre enfants, dissimulés sous la terrasse de leur propriété. Rapidement, les soupçons se tournent vers le père, Xavier Dupont de Ligonnès, aperçu une dernière fois dans le sud de la France. Sa voiture est finalement localisée sur un parking du Var, à proximité de Roquebrune-sur-Argens.

Depuis lors, malgré de longues années d’investigations et de multiples pistes explorées, aucune preuve tangible de la présence du suspect n’a été obtenue. Ce dossier s’est imposé comme l’un des plus grands mystères criminels de l’époque contemporaine en France. Entre les spéculations sur un possible suicide, une fuite à l’étranger ou l’adoption d’une nouvelle identité, les hypothèses abondent depuis quinze ans. Divers signalements, souvent venus de l’étranger, ont ponctuellement ravivé l’enquête. Plus récemment, un bureau du shérif au Texas a émis un appel à témoins, faisant suite à un possible repérage du fugitif.

De nouveaux éléments à venir ? 

À l’occasion du cinquième anniversaire de l’émission Appel à témoins animée par Julien Courbet sur M6, une édition spéciale sera diffusée en direct et en prime time le mardi 2 juin. Ce numéro mettra l’affaire Dupont de Ligonnès au cœur de la soirée, autour d’une question centrale : « Xavier Dupont de Ligonnès : serait-il encore vivant ? »

D’après les premières informations révélées à propos de ce programme anniversaire, de nouveaux témoins jugés « crédibles » auraient été identifiés. Plusieurs anciens spécialistes de l’enquête ont également repris l’examen complet du dossier. Parmi les éléments annoncés : des témoignages faisant état de la présence présumée de Xavier Dupont de Ligonnès dans le sud de la France après sa disparition officielle, ainsi qu’une hypothétique piste américaine. L’émission promet aussi de dévoiler une pièce inédite, présentée comme une possible « preuve de vie récente ».

Depuis 2011, cette affaire a inspiré de nombreux documentaires, livres, séries et émissions. La série Un homme ordinaire, diffusée en 2020 sur M6, s’était déjà librement inspirée de ce dossier judiciaire, devenu un véritable phénomène médiatique.

Quinze ans après les faits, chaque témoignage nouveau, chaque image de vieillissement numérique et chaque théorie alimentent l’espoir que l’affaire connaîtra un jour son dénouement. Pourtant, malgré la mobilisation internationale et des milliers de signalements, Xavier Dupont de Ligonnès reste officiellement l’un des fugitifs les plus activement recherchés en France.



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Face au succès de TikTok et Doubao, ByteDance dope ses dépenses en IA en privilégiant le « made in China »

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Face au succès de TikTok et Doubao, ByteDance dope ses dépenses en IA en privilégiant le « made in China »


DÉCRYPTAGE – La multinationale chinoise a relevé de 25 % ses investissements, lesquels devraient atteindre 30 milliards de dollars cette année.

Il n’y a pas que les grandes entreprises technologiques américaines qui nourrissent de vastes ambitions en intelligence artificielle. Alors que leurs investissements cumulés devraient dépasser cette année les 700 milliards de dollars, portés par une nouvelle hausse chez Meta et Google, ByteDance, le géant chinois, suit la même voie. Cette année, il prévoit d’augmenter de 25 % ses dépenses consacrées aux semi-conducteurs et aux infrastructures de data centers. En tout, les fonds injectés dans l’IA par ByteDance devraient atteindre 30 milliards de dollars, selon le journal économique anglophone South China Morning Post.

ByteDance affiche clairement ses intentions : l’intelligence artificielle représente désormais le pilier central de son développement, et l’entreprise se dit prête à investir lourdement pour préserver sa position. Dans ce contexte, elle doit composer avec l’augmentation du prix des composants électroniques et répondre à une demande en pleine croissance. Cette montée en puissance s’explique notamment par l’essor de son réseau social TikTok, qui aurait généré l’an dernier 33,1 milliards de dollars de chiffre d’affaires publicitaire (+40,5 %) et vu son nombre d’utilisateurs franchir les…

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Hantavirus : une prise en charge à géométrie variable entre l’Europe et les États-Unis

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Hantavirus : une prise en charge à géométrie variable entre l’Europe et les États-Unis



Les 122 passagers et membres d’équipage de 23 nationalités à bord du MV Hondius peuvent enfin regagner leur pays. Durant cette croisière qui a tourné au drame, sept individus, dont une ressortissante française, ont contracté l’hantavirus, selon le dernier bilan rendu public lundi 11 mai par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Leur retour a été orchestré sous une vigilance extrême, alors même que trois passagers ont déjà perdu la vie à cause du virus. « Nous appliquons les mesures les plus sévères en vigueur en Europe », a déclaré Stéphanie Rist, ministre française de la Santé, dimanche sur France Info. De son côté, Mark Butler, ministre australien de la Santé, a affirmé que le protocole d’isolement australien destiné aux ex-passagers du Hondius « compte parmi les plus stricts au monde ».

« Ce n’est pas le Covid-19 »

Des propos similaires ont été tenus au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. Seuls les États-Unis ont adopté une position sensiblement différente. « Ce n’est pas le Covid-19 », a souligné sur CNN Jay Bhattacharya, directeur par intérim des Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), alors que Washington assurait le rapatriement des 17 Américains présents sur le Hondius.

L’un d’eux a été diagnostiqué positif à la souche andine de l’hantavirus, « la seule, à notre connaissance, qui semble se transmettre d’humain à humain », précise Piet Maes, virologue à l’université de Bruxelles et président de la Société internationale des hantavirus.

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Jay Bhattacharya, figure contestée pour son opposition aux politiques sanitaires pendant la pandémie de Covid-19, n’est pas le seul à évoquer un parallèle avec la récente crise du coronavirus. « Nous ne sommes pas face à un nouveau Covid-19, et le risque associé à l’hantavirus reste moindre », a déclaré samedi Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS.

Cela n’a toutefois pas empêché l’OMS de recommander la mise en place de protocoles très stricts pour le suivi des passagers du Hondius. L’organisation a ainsi préconisé une « surveillance attentive et un suivi rapproché de toutes les personnes débarquant du navire pendant une durée de 42 jours ».

Principe de précaution à l’européenne

Concrètement, dans la plupart des pays concernés, et plus particulièrement en Europe, la prise en charge s’est faite de façon très encadrée dès l’arrivée à Tenerife, point de débarquement des voyageurs.

Les cinq ressortissants français ont été placés en isolement « jusqu’à nouvel ordre » à l’hôpital Bichat, « dans des chambres spécialement conçues, avec des systèmes de flux d’air pour éviter toute propagation », sous la surveillance de professionnels de santé « formés pour la prise en charge de patients contagieux », a détaillé Stéphanie Rist.

Au Royaume-Uni, les vingt rapatriés ont rejoint un centre d’isolement réparti sur six étages, doté d’appartements indépendants comprenant chambre, salle de bain, cuisine et salon. Ils y seront soumis pendant 72 heures à des tests destinés à évaluer leur exposition au virus.

Après cette phase initiale, ils devront observer une période d’isolement de 42 jours, comme l’a recommandé l’OMS. Cette période couvre la fenêtre d’incubation maximale observée. « La maladie apparaît généralement dans les deux semaines suivant la contamination, mais certains cas se sont déclarés jusqu’à six semaines plus tard », explique Paul Hunter, épidémiologiste et professeur de médecine à l’université d’East Anglia, à Norwich.

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Certains États ont anticipé ce scénario d’isolement jusque dans ses moindres aspects, s’appuyant sur l’expérience de la crise Covid-19. Ainsi, les passagers néerlandais « seront conduits en minivan jusqu’à leur domicile, où ils effectueront leur isolement », a indiqué une porte-parole de l’Institut national néerlandais pour la santé publique et l’environnement (RIVM) jointe par France 24.

Aux Pays-Bas, les 42 jours débutent à compter du 6 mai, date à laquelle les premiers passagers infectés par la souche andine ont quitté le navire, comme l’a indiqué la porte-parole du RIVM. « Habituellement, la période de six semaines pendant laquelle un individu exposé au virus peut présenter des symptômes commence à partir du dernier contact avec un cas confirmé », précise Paul Hunter.

Les Néerlandais concernés ont uniquement le droit « d’effectuer de brèves sorties à l’extérieur, à condition de maintenir une distance d’au moins un mètre et demi avec autrui et de porter un masque », rapporte la porte-parole du RIVM. Ils doivent également maintenir un contact quotidien avec les autorités sanitaires, une mesure adoptée également par d’autres pays européens.

Un principe de précaution au rabais aux États-Unis

Le protocole strict mis en œuvre en Europe contraste nettement avec celui appliqué outre-Atlantique. Après une période d’observation dans un établissement du Nebraska spécialement équipé pour traiter des maladies hautement dangereuses comme Ebola, les personnes testées négatives pourront regagner leur domicile.

Ils devront communiquer quotidiennement avec les autorités sanitaires locales, mais aucune quarantaine obligatoire ne leur sera imposée. « Nous pourrions recommander de restreindre ou d’ajuster certaines activités impliquant des contacts prolongés », a indiqué un porte-parole des CDC à CNN.

Ce niveau de réponse à l’hantavirus correspond au degré d’alerte le plus bas de la grille sanitaire américaine, précise la chaîne d’information continue. L’OMS considère en effet que le risque pour la population générale reste « faible », compte tenu de la faible transmissibilité du virus – sauf en cas de contacts étroits et prolongés.

« Il ne s’agit pas de déployer tout l’arsenal sanitaire mobilisé pour le Covid-19. Toutefois, l’hantavirus des Andes suscite encore trop d’incertitudes pour renoncer au principe de précaution », analyse Piet Maes.

Ce virus « présente néanmoins un taux de mortalité d’environ 30 % », souligne l’expert. L’isolement vise également à mieux protéger les anciens passagers du Hondius, en permettant une intervention rapide. « Il s’agit d’une infection capable de faire basculer une personne en bonne santé dans un état critique en seulement trois ou quatre jours », avertit Piet Maes.

Il existe aussi le risque permanent d’une mutation du virus, « bien qu’à ce jour, rien n’indique l’émergence d’une souche plus transmissible, par exemple », rappelle Paul Hunter. « Si ce dispositif d’isolement suffit à prévenir ne serait-ce qu’un seul décès supplémentaire, cela en vaut la peine, n’est-ce pas ? », conclut Piet Maes.



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Hantavirus : tout savoir sur le rat pygmée de rizière à longue queue

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Hantavirus : tout savoir sur le rat pygmée de rizière à longue queue


La pandémie de Covid-19 a braqué les projecteurs sur les chauves-souris rhinolophes. Aujourd’hui, l’émergence des cas humains d’hantavirus met en avant un autre mammifère : le rat pygmée de rizière à longue queue. Bien que le mode précis de contamination du premier passager du Hondius n’ait pas été déterminé, on sait en revanche de quel animal provient le virus : Oligoryzomys longicaudatus, le nom scientifique de ce petit rongeur découvert en 1832 par le chirurgien et naturaliste Frederick Bennett.

Contrairement à ce que laisse supposer son appellation, cet animal n’est pas particulièrement petit ni associé aux rizières. Avec une taille corporelle d’environ 10 centimètres et un poids oscillant entre 30 et 40 grammes, il surpasse de loin le minuscule rat des moissons (8 grammes), mais reste bien plus léger que le surmulot, notre rat brun habituel, qui peut peser de 140 à 500 grammes. Quant à la mention des rizières, elle découle de la désignation scientifique établie au début du XXe siècle, sans qu’un lien évident avec cette culture céréalière n’ait jamais été démontré. Finalement, seule la longue queue reflète fidèlement la réalité : mesurant entre 11 et 13 centimètres, elle excède la longueur de son corps.

Ce rongeur, endémique d’Amérique du Sud, demeure éloigné des habitations humaines et des zones de culture, ce qui lui a valu une réputation majoritairement positive dans sa zone de répartition, à savoir le sud du Chili et de l’Argentine. « Contrairement aux espèces invasives telles que le rat noir ou le surmulot, celui-ci est un animal indigène et sauvage, ayant évolué en harmonie avec l’écosystème sud-américain », précise Ulyses Pardiñas, chercheur au Conseil national de la recherche scientifique et technique, principal organisme de recherche argentin, et spécialiste reconnu des rongeurs du continent sud-américain.

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Merck ouvre une usine d’inspection de puces en Isère – Le Monde Informatique

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Merck ouvre une usine d’inspection de puces en Isère – Le Monde Informatique



En 2024, le groupe allemand Merck, spécialisé dans les secteurs de la chimie, de l’industrie pharmaceutique et de l’électronique, révélait l’acquisition de la société (…)



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Nouvelle-Calédonie : deux ans après les émeutes, les tensions persistent

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Nouvelle-Calédonie : deux ans après les émeutes, les tensions persistent



Deux ans après les violences qui ont entraîné la mort de 14 personnes et causé des dégâts s’élevant à plusieurs milliards d’euros en Nouvelle-Calédonie, la défiance demeure alors que la question du corps électoral, à l’origine de la crise, n’a toujours pas trouvé de solution.

Depuis lundi, à l’approche de l’anniversaire du début des émeutes qui ont frappé cet archipel français du Pacifique sud, des messages appelant à la vigilance circulent sur les groupes WhatsApp de quartier et sur les réseaux sociaux.

Des habitants, se qualifiant eux-mêmes de « voisins vigilants », lancent une mise en garde : « Il n’y aura pas de second 13 mai, car notre riposte sera immédiate et ferme (…). Nous sommes structurés et prêts à intervenir si la situation l’exige. »

La flambée de violence d’il y a deux ans avait pris tout le monde de court. Depuis lors, les groupes d’autodéfense demeurent mobilisés. Un « collectif de résistance citoyenne » s’est formé et les « référents de quartier » continuent de se réunir régulièrement. À Nouméa, certains portails installés pour barrer des rues subsistent. Les autorités en ont permis l’ouverture, mais ils n’ont pas été retirés.

Aucune mobilisation majeure n’est attendue ce mercredi et le climat reste relativement calme. Toutefois, le haut-commissariat de la République, équivalent local de la préfecture, a décidé d’interdire la vente d’alcool sur l’ensemble du territoire du 11 au 17 mai pour limiter tout risque de débordement.

Le débat sur le corps électoral ravivé

La question du corps électoral a refait surface à l’approche des élections provinciales prévues le 28 juin. C’est précisément ce sujet qui avait déclenché la crise en 2024.

Ce scrutin revêt une importance particulière en Nouvelle-Calédonie. Les trois provinces disposent de larges compétences, et la structure institutionnelle du territoire repose sur ces élections.

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La participation n’est pourtant pas ouverte à tous les Calédoniens. Seules les personnes pouvant justifier de dix ans de résidence en 1998, ainsi que leurs descendants, figurent sur la « liste spéciale ». Cela représente 181 728 électeurs, contre 220 046 inscrits sur la liste générale, qui donne accès aux scrutins municipaux, législatifs, européens ou présidentiels.

Cette règle demeure au centre de la tension entre pro- et anti-indépendance. Les indépendantistes craignent qu’un élargissement du corps électoral ne dilue leur revendication, en permettant à des Français récemment installés sans véritable attache locale de peser sur l’avenir de l’archipel. Toutefois, ils restent favorables à une extension du droit de vote, à condition qu’elle s’inscrive dans un accord global sur le futur institutionnel du territoire.

De leur côté, les non-indépendantistes rappellent que les trois référendums d’autodétermination, organisés en 2018, 2020 et 2021, ont tous vu la victoire du « non » à l’indépendance, même si le dernier scrutin a été boycotté par les pro-indépendance.

Une « instabilité permanente »

Ce dossier, qui empoisonnait la vie politique locale avant les événements de 2024, reste sans issue. L’accord de Bougival, signé le 12 juillet 2025 mais rejeté par le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), proposait d’ouvrir le corps électoral aux Français résidant depuis 15 ans pour le prochain scrutin, puis dix ans pour les suivants. Cependant, l’Assemblée nationale a rejeté le 2 avril le projet de loi constitutionnelle destiné à entériner cet accord, mettant ainsi un terme à ces dispositions.

À (re)lireLes partis de Nouvelle-Calédonie signent un accord complémentaire à celui de Bougival

Le Premier ministre Sébastien Lecornu, après un mois de consultations sans aboutissement, a mis sur la table une ouverture partielle du corps électoral, en faveur des natifs (nés en Nouvelle-Calédonie mais dont les parents ne figurent pas sur la « liste spéciale ») et des conjoints de Calédoniens.

Cette mesure, inscrite dans un projet de loi organique qui doit encore être adopté au Parlement puis validé par le Conseil constitutionnel, ne satisfait néanmoins aucune des parties prenantes.

« Le 13 mai 2026, nous exprimerons notre ferme opposition à ce nouvel acte de passage en force qui, sous couvert de démocratie, marque un net recul concernant les engagements de l’État sur la décolonisation », prévient la CCAT, à l’origine de la mobilisation de 2024, dans un communiqué publié le 8 mai.

« L’État persiste à maintenir un processus sans issue, dans une instabilité chronique et une ambiguïté institutionnelle qui sapent la paix civile et minent progressivement la confiance envers la parole publique », estime l’association Un cœur, une voix, dans une lettre adressée au président Emmanuel Macron. Le 31 mars, elle avait rassemblé près de 2 500 participants lors d’un rassemblement pour réclamer l’ouverture du corps électoral.

Source AFP



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Après avoir franchi le détroit d’Ormuz, une première cargaison de GNL du Qatar a été livrée au Pakistan

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Après avoir franchi le détroit d’Ormuz, une première cargaison de GNL du Qatar a été livrée au Pakistan


Nul passage en masse mais une traversée hautement symbolique : un méthanier transportant du gaz naturel liquéfié (GNL) du Qatar, le navire Al Kharaitiyat, est arrivé au Pakistan, lundi 11 mai, après avoir franchi le détroit d’Ormuz l’avant-veille. Une première depuis le déclenchement de la guerre par les Etats-Unis et Israël, fin février, contre l’Iran.

Si quelques tankers pétroliers et navires de marchandises ont réussi à se frayer un chemin au compte-goutte, notamment depuis l’instauration d’un fragile cessez-le feu début avril, rien de tel pour les méthaniers du Qatar, premier producteur mondial de GNL : en presque dix semaines de conflit, l’émirat gazier n’avait expédié plus aucune cargaison via le détroit. En avril, plusieurs cargos de GNL qatari se sont dirigés vers l’entrée du détroit avant de renoncer et faire demi-tour, faute de garantie de sécurité.

Lundi, un autre navire chargé de GNL qatari, le Mihzem, s’approchait lui aussi de cette étroite voie navigable, selon les données du service spécialisé Kpler. Indiquant également le Pakistan comme destination, il semblait pourtant hésiter à franchir le détroit. Ces transits sont suivis avec attention par les experts d’un marché gazier profondément bouleversé. La paralysie d’Ormuz a bloqué, à l’intérieur du golfe Arabo-Persique, environ un cinquième de l’offre mondiale de GNL. Une raréfaction brutale des approvisionnements qui a fait bondir les prix et entraîné des pénuries en Asie, très dépendante du gaz du Moyen-Orient.

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Marc Marquez opéré avec succès après son énorme chute lors de la course sprint au Mans

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Marc Marquez opéré avec succès après son énorme chute lors de la course sprint au Mans



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