La tournée sud-américaine tourne au cauchemar pour Thierry Neuville. Sixième du classement général au départ de cette deuxième journée, à 27 secondes et 4 dixièmes du leader Oliver Solberg, le pilote Hyundai est sorti de la route dès les premiers kilomètres de la septième spéciale de l’épreuve, Pelún. Parti large dans un droite après 8,3 kilomètres de chrono, il a heurté un talus extérieur qui a fait décoller sa i20 N Rally1 dans plusieurs tonneaux. Le Belge et son copilote Martijn Wydaeghe sont ressortis indemnes de cet accident spectaculaire, mais les dégâts subis par la voiture se sont révélés trop importants pour envisager de reprendre la route ce samedi. Sa participation au Super Sunday, la dernière journée de l’épreuve traditionnellement plus courte, reste pour l’instant incertaine.
Un vendredi pourtant encourageant, gâché par une fin de journée difficile
Cette sortie de route vient clore un début de rallye globalement à l’image de la saison 2026 du champion du monde en titre : des éclairs de compétitivité, mais beaucoup de frustration. Neuville avait pourtant signé le meilleur temps de la troisième spéciale de la veille, Hualqui, avec 1″9 d’avance sur la concurrence. La suite de la journée de vendredi s’était toutefois révélée bien plus compliquée, le Belge devant notamment composer avec un petit souci d’amortisseur, sans parvenir à trouver une réelle confiance dans sa voiture ni le rythme nécessaire pour se mêler à la lutte en tête de l’épreuve.
Une saison déjà largement compromise au championnat
Cette nouvelle désillusion intervient alors que Neuville se trouve déjà distancé dans la course au titre. Il pointait avant ce week-end à la septième place du championnat, avec un retard proche de la centaine de points sur le nouveau leader, le Gallois Elfyn Evans. L’épisode chilien s’ajoute ainsi à une liste déjà longue de déconvenues cette saison pour le pilote Hyundai, qui avait connu un sort similaire le week-end précédent au Paraguay, contraint à l’abandon dès la toute première spéciale avant de pouvoir reprendre le volant à l’occasion du Super Sunday.
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La tournée sud-américaine tourne au cauchemar pour Thierry Neuville. Sixième du classement général au départ de cette deuxième journée, à 27 secondes et 4 dixièmes du leader Oliver Solberg, le pilote Hyundai est sorti de la route dès les premiers kilomètres de la septième spéciale de l’épreuve, Pelún. Parti large dans un droite après 8,3 kilomètres de chrono, il a heurté un talus extérieur qui a fait décoller sa i20 N Rally1 dans plusieurs tonneaux.
Un couple du Vaucluse, condamné pour avoir vendu plus de 8 000 abonnements IPTV illégaux, devra verser plus de 300 000 euros de dommages et intérêts à Canal+.
Dans le Vaucluse, un couple vendait depuis plus de quatre ans des boîtiers et codes IPTV donnant accès à des centaines de chaînes payantes pour une somme dérisoire. Le verdict est tombé ce jeudi 10 septembre devant le tribunal correctionnel d’Avignon : de la prison ferme aménageable, et plus de 300 000 euros à verser à Canal+.
Plus de 8 000 abonnements vendus en quatre ans
Le couple, domicilié à Mondragon dans le nord du département, écoulait ses offres via un simple site internet, entre janvier 2020 et mai 2024. Le bilan donne la mesure du trafic, avec plus de 8 000 abonnements écoulés pour plusieurs centaines de milliers d’euros de chiffre d’affaires. À 44 ans, le suspect dirigeait déjà une entreprise de BTP, menant cette revente illégale d’IPTV en parallèle d’une activité professionnelle sans histoire.
Prison ferme, mais sous bracelet électronique
Le tribunal a tranché : 30 mois de prison pour le mari, dont 8 fermes, et 24 mois pour son épouse, dont 6 fermes. Ces peines fermes s’exécuteront à domicile, sous bracelet électronique, plutôt qu’en détention. Les deux prévenus échappent en revanche aux poursuites pour escroquerie et blanchiment d’argent en bande organisée, dont ils ont été relaxés.
Partie civile dans ce dossier, Canal+ évaluait son préjudice à plus de 700 000 euros. Le tribunal a revu la note à la baisse, fixant finalement les dommages et intérêts à un peu plus de 300 000 euros.
Une affaire loin d’être isolée
Ce genre de dossier se multiplie. À Arras, deux autres revendeurs de codes IPTV ont écopé cette année d’un an de prison avec sursis et de 15 000 euros d’amende, dont 10 000 également avec sursis. La Ligue de football professionnel leur réclame de son côté 100 000 euros de préjudice, une demande qui sera examinée en novembre prochain.
Au-delà des poursuites individuelles, les ayants droit multiplient également les actions plus larges contre le piratage sportif. Canal+ a par exemple obtenu cet été le blocage de 73 sites pirates diffusant illégalement Premier League et Ligue des champions.
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Une collégienne qui rentrait à son domicile ce vendredi 11 septembre à Colombes (Hauts-de-Seine) a échappé de peu à une tentative d’enlèvement par un couple dans une camionnette. Le chauffeur suspect a pu être interpellé, a-t-on appris de source policière.
Un sang-froid impressionnant. Ce vendredi 11 septembre, une collégienne qui rentrait à son domicile après l’école a été victime d’une tentative d’enlèvement à Colombes dans les Hauts-de-Seine, a appris CNEWS auprès de source policière.
Les faits se sont déroulés vers 16h. La jeune fille a été abordée par un couple qui se trouvait dans une camionnette sur la voie publique. Le chauffeur a invité la jeune fille à monter à bord.
Effrayée et méfiante, la collégienne a pris la fuite et regagné son domicile où elle a immédiatement avisé ses parents de la situation, a précisé la source policière.
Muni des signalements des auteurs donnés par la jeune fille, les forces de l’ordre sont parvenues à retrouver la camionnette et ont interpellé le chauffeur. Ce dernier a été placé en garde à vue. La femme n’était pas présente dans le véhicule.
Je déteste l’encoche sur mes MacBook Pro. Je trouve qu’il ne sert à rien, il ne permet même pas de cacher Face ID. Toujours est-il que je le déteste à tel point que j’ai configuré mon Mac pour qu’il n’apparaisse pas. Cependant, il existe des applications qui l’utilisent intelligemment : c’est le cas d’Alcove.
Une encoche utile ?
Alcove est une application qui promet de rendre l’encoche utile. Comment ? En la transformant en Dynamic Island, comme sur les iPhone. Avec Alcove, l’encoche s’anime quand vous rechargez votre Mac,, connectez vos AirPods ou changez de mode de concentration. L’encoche s’agrandit avec une belle animation et se replie aussi vite. Au lieu de polluer vos notifications, tout est concentré dans cette zone.
Des widgets
Alcove propose un ensemble de widgets comme la météo, les événements du jour, l’autonomie des appareils connectés et j’en passe. Un survol de l’encoche ou un clic permet de les développer. Même écouter de la musique devient plaisant visuellement, avec l’affichage de la pochette, un visualisateur sous forme d’ondes et des boutons pour contrôler la lecture.
Alcove essaie de s’intégrer au mieux à votre Mac : compatibilité avec vos calendriers (Google et iCloud), niveau de batterie des appareils connectés en Bluetooth, etc. Tout est personnalisable, de la taille à la position jusqu’à l’apparence, widget par widget : je me surprends parfois à penser que c’est un outil fourni par Apple tellement il s’intègre bien au système.
Fluide et natif
Quand j’écris qu’on dirait une application faite par Apple, je le pense. Il existe beaucoup d’applications qui ont les mêmes fonctionnalités qu’Alcove, mais aucune n’est aussi bien finie et aussi fluide. Par exemple, le changement de luminosité ou de volume sonore s’affiche comme dans une Dynamic Island sur Mac, de manière beaucoup plus naturelle qu’en natif.
Ainsi, l’indication du changement de volume est déplacée par Alcove autour de l’encoche au lieu d’en haut à droite. Il en est de même pour la luminosité de l’écran : on se demande d’ailleurs pourquoi Apple ne l’a pas fait ainsi.
Achat unique
Alcove permet un essai gratuit pendant 3 jours. L’application se distingue de la concurrence par son souci du détail et sa finition pour l’instant inégalée. Suite à l’essai, si vous décidez de l’acheter, c’est 15 $ en achat unique, pas d’abonnement.
Et vous, utilisez-vous une application pour tirer parti du notch ?
Tombeur de Karen Khachanov en demi-finale, l’Allemand disputera le titre à New York face à Ben Shelton dimanche.
Il est au rendez-vous. Alexander Zverev s’est réjoui vendredi de sa victoire contre le Russe Karen Khachanov pour se hisser en finale de l’US Open grâce à une «progression incroyable» de son niveau de jeu entre le début et la fin du tournoi.
L’Allemand de 29 ans, qui a remporté cette année à Roland-Garros son premier Grand Chelem, a déclaré en conférence de presse être plus en confiance que lors de sa finale à New York en 2020, où il «manquait d’expérience».
«Sacha, c’était une victoire en trois sets disputés. Vous allez au prochain tour, qu’en pensez-vous?»
«Une victoire en trois sets, mais qui n’avait d’une certaine manière rien de facile. Il a joué incroyablement bien, s’est très bien battu. Dans le deuxième et le troisième sets, je pense que cela aurait pu clairement aller dans les deux sens. J’ai mieux joué sur quelques points par-ci par-là et je suis content de la victoire.»
«Avez-vous déjà participé à un tournoi où vous avez autant amélioré votre niveau?»
«J’ai l’impression que lorsque j’ai atteint la finale ici en 2020, je ne jouais pas bien, je n’ai pas bien joué sur tout le tournoi mais, curieusement, je suis quand même arrivé en finale, et j’étais à deux points de gagner. Mais je pense que (cette année) la progression a été assez incroyable pour moi. C’est une bonne chose, car quand j’ai commencé le tournoi je me disais +qu’est-ce que je suis en train de faire ici, je ne vais pas aller loin+, et me voilà assis devant vous en train de préparer la finale dimanche.» (…) En 2020, «c’était ma première finale de Grand Chelem. Je manquais d’expérience. Je dirais que j’étais encore un jeune homme. (Aujourd’hui), tout est différent».
«Oui, jusqu’à ce que je gagne à Paris (son premier titre du Grand Chelem en carrière, ndlr). Il y avait des points d’interrogation, des doutes quant à savoir si j’allais un jour en remporter un. J’en ai parlé ouvertement auparavant. Mais maintenant que j’en ai gagné un, c’est bon.»
La recharge, c’est souvent un casse tête pour les Français qui roulent à l’électrique et qui n’ont pas de garage. Les bornes, on en trouve rarement dans les immeubles. Tout va peut être changer avec ce prêt vert de 300 millions d’euros. C’est une annonce de Logivolt, une filiale de la Caisse des Dépôts. L’objectif: équiper 26.000 immeubles d’ici 2030.
Les autorités saoudiennes ont annoncé vendredi la fermeture temporaire de l’oléoduc Est-Ouest, voie d’exportation de brut cruciale pour contourner le verrouillage du détroit d’Ormuz, après des attaques attribuées à des drones venant d’Irak. Suivez notre direct.
Liban : le président en visite près d’un site stratégique dynamité par Israël
Le président libanais Joseph Aoun s’est rendu samedi matin dans la ville de Nabatiyé dans le sud du Liban, selon un média officiel, à proximité d’une position stratégique du Hezbollah que l’armée israélienne a dynamitée jeudi.
L’Agence nationale d’information (Ani, officielle) a rapporté l’arrivée de Joseph Aoun à Nabatiyé, accompagné de responsables sécuritaires.
Arrivé sur place sans que sa visite ait été annoncée au préalable, le président libanais a exprimé sa solidarité avec des habitants qui l’accueillaient, selon des images diffusées par des médias locaux.
L’Arabie saoudite ferme l’oléoduc Est-Ouest et dénonce des attaques de drones d’Irak
Les autorités saoudiennes ont annoncé vendredi la fermeture temporaire de l’oléoduc Est-Ouest, voie d’exportation de brut cruciale pour contourner le verrouillage du détroit d’Ormuz, après des attaques attribuées à des drones venant d’Irak.
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, Riyad a accru le recours à cet oléoduc, d’une capacité de 7 millions de barils par jour (mb/j), débouchant sur la mer Rouge à l’ouest de la péninsule arabique.
« Le pipeline a été fermé par précaution », a déclaré un responsable du ministère de l’Énergie cité par l’agence de presse officielle SPA, ajoutant que les attaques avaient fait plusieurs blessés.
Le ministère des Affaires étrangères saoudien a condamné vendredi « le ciblage du pipeline Est-Ouest dans les régions de Ryad et de Médine par plusieurs drones en provenance d’Irak, ce qui a causé des blessures humaines et des dégâts qui sont en cours de réparation ».
Les services du Premier ministre irakien, Ali al-Zaïdi, ont confirmé que l’attaque venait du territoire irakien et ont annoncé sur X le limogeage du commandant chargé de la province de Missan.
Le gouvernement irakien a condamné les attaques « qui ont visé le Royaume frère d’Arabie saoudite et (réaffirmé) son rejet de toute agression portant atteinte à la sécurité et à la stabilité du Royaume », selon un communiqué.
Riyad a précisé avoir choisi « à la demande du Premier ministre irakien » de « ne pas réagir à ce stade et de soutenir les efforts du gouvernement irakien (…) pour empêcher les attaques lancées depuis l’Irak contre le Royaume et les pays voisins ».
Les discussions Israël-Liban prévues à Rome repoussées à octobre
Les discussions diplomatiques initialement prévues la semaine prochaine à Rome entre Israël et le Liban sont repoussées au mois d’octobre, a annoncé un responsable de la diplomatie américaine, médiatrice de ces difficiles pourparlers.
Les ambassadeurs du Liban et d’Israël aux États-Unis doivent tout de même se rencontrer la semaine prochaine à Washington « pour discuter des développements récents et de la mise en place progressive » de l’accord trouvé entre les deux pays en juin, a déclaré ce responsable du département d’État, sous couvert d’anonymat.
Mais il a précisé que « la prochaine série de négociations formelles aura lieu à Rome en octobre », repoussant une session de négociation initialement prévue en septembre.
Israël et le Liban, toujours techniquement en état de guerre, ont signé un accord-cadre fin juin qui prévoit le déploiement de l’armée libanaise dans des « zones pilotes » évacuées par Israël – qui occupe toujours une partie du sud du pays – sous réserve d’un désarmement du Hezbollah pro-iranien.
Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à la situation au Moyen-Orient
Ce sont deux trajectoires nées des épreuves, converties en réussites entrepreneuriales. Marvin Ndiaye a transformé la faillite familiale et la perte de son père en un groupe belge de restauration livrée pesant aujourd’hui dix millions d’euros de chiffre d’affaires. Karamo Sangaré, débarqué en France avec 600 euros en poche, a bâti autour du digital et du développement personnel une communauté de plus de 10 millions de personnes. Ils témoignent au micro d’Eco d’ici Eco d’ailleurs.
Marvin Ndiaye : de la cuisine familiale à un groupe pesant 10 millions d’€
Fondateur de Fresheo (livraison de repas) et cofondateur d’Ultra (accompagnement de dirigeants), cet entrepreneur belge d’origine sénégalaise et indienne a transformé un deuil et une reconstruction personnelle en un groupe puissant et solide.
En bref
Né à Charleroi, de mère belgo-indienne et de père franco-sénégalais
Dirigeant de Freshea, groupe de quatre sociétés livrant entre 60 000 et 420 000 repas par semaine
Chiffre d’affaires du groupe : plus de 10 millions d’euros
Auteur de Fauché à 18 ans, millionnaire à 23 (éditions Racine, 2024)
Une enfance marquée par les faillites successives
Les parents de Marvin Ndiaye tenaient un café avant de se tourner vers l’immobilier. Le commerce fonctionnait, mais la gestion administrative, elle, s’est révélée beaucoup plus compliquée. Selon lui, ses parents savaient vendre, mais butaient sur tout ce qui touchait à la paperasse et aux codes propres au métier d’entrepreneur — une complexité renforcée par le parcours administratif particulier de son père, né à Saint-Louis du Sénégal à l’époque coloniale.
Le décès du père, déclencheur d’une bascule
En 2015, le décès de son père change tout. Devenu l’aîné responsable auprès de quatre frères et d’une mère en situation de handicap moteur, il se retrouve dans l’obligation de prendre ses responsabilités. Au même moment, il entame une perte de poids spectaculaire — cinquante kilos en six mois, via le jeûne intermittent et le sport, méthode apprise gratuitement sur YouTube.
C’est cette expérience de transformation personnelle, documentée sur les réseaux sociaux, qui donne l’idée du projet : cuisiner sainement pour ses proches, puis pour un cercle plus large. Avec environ 1 500 euros — de quoi acheter les premières barquettes, créer un site internet et lancer les premières publicités Facebook — Fresheo démarre dans la cuisine familiale à Charleroi. Les premiers clients viennent de l’entourage, avant que les réseaux sociaux ne prennent le relais.
Aujourd’hui, l’entreprise s’est structurée autour de quatre sociétés couvrant le scolaire, les établissements pour personnes âgées, le B2B classique, et la livraison à domicile aux particuliers en Wallonie et en Flandre. Marvin Ndiaye revendique une règle simple : 80 % des plats doivent être frais et cuisinés maison.
2023, l’année de la première vraie crise
Après des années de croissance quasi continue, l’entreprise a dû, en 2023, licencier la moitié de sa masse salariale dans un contexte de marché difficile — un épisode qu’il décrit comme le choc le plus dur de son parcours, notamment parce qu’il dit avoir toujours entretenu des liens allant au-delà du cadre professionnel avec ses équipes. Cette crise l’a aussi poussé vers la croissance externe, en rachetant d’autres sociétés, une compétence qui l’amènera ensuite vers le métier de conseil.
Rentabilité plutôt que levée de fonds
Contrairement à un réflexe répandu chez les entrepreneurs, Marvin Ndiaye privilégie la rentabilité à la levée de fonds. Il estime que le niveau de maturité et de législation en Belgique et en France limite la capacité de nombreux entrepreneurs à vraiment tirer parti de capitaux levés, et défend l’idée qu’une société doit d’abord se construire sur des fondamentaux solides.
Avec Ultra, structure de conseil aux dirigeants, il a identifié trois blocages récurrents chez les entrepreneurs : la difficulté à vendre, la difficulté à déléguer et faire confiance, et l’incapacité à considérer leur entreprise comme un actif à valoriser plutôt que comme un simple emploi qu’ils se seraient créé.
« Beaucoup de gens ne comprennent pas leur métier, ne savent pas qu’ils doivent vendre au quotidien et ne savent pas qu’ils doivent faire confiance. »
Réseaux sociaux, intelligence artificielle et diversité
Fort de plusieurs centaines de milliers d’abonnés, il considère son audience comme un véritable actif économique, ayant permis selon lui la création de dizaines d’emplois. Sur l’intelligence artificielle, il y voit un outil de redistribution des compétences, tout en appelant à la vigilance sur la cybersécurité et la conformité. Interrogé sur les inégalités de traitement entre entrepreneurs blancs et non-blancs en Europe, il affirme que son activité fonctionnerait plus facilement s’il était blanc et flamand plutôt que sénégalais ou indien — un constat qu’il présente non comme une excuse, mais comme un fait appelant à redoubler d’exigence.
Sur l’héritage
Interrogé sur la transmission à ses propres enfants, Marvin Ndiaye se dit peu enclin à leur laisser un patrimoine important, redoutant qu’un confort matériel trop précoce ne les prive de la nécessité de se construire par eux-mêmes — tout en garantissant, avec sa femme, un accès plein à l’éducation et à une bonne nutrition.
Arrivé de Guinée à Poitiers (France) avec 600 euros en poche, cet entrepreneur du numérique et du développement personnel, fondateur de Kita Agency fédère aujourd’hui une communauté de plus de dix millions de personnes à travers l’Afrique et sa diaspora.
En bref
Né en Guinée, arrivé en France en 2018 pour étudier à Poitiers
Entrepreneur dans le numérique, coach en développement personnel, auteur et conférencier
Communauté de plus de 10 millions de personnes sur l’ensemble de ses plateformes
Créateur des « concerts éducatifs », organisés à Paris, Dakar, Kinshasa, Lubumbashi, Cotonou, Ouagadougou, Conakry et Rabat
Une arrivée en France dans la précarité
Issu d’une famille nombreuse — son père, polygame, avait neuf enfants — Karamo Sangaré perd son père en 2016, alors qu’il vit déjà seul en ville pour ses études en Guinée. C’est dans cette période difficile qu’il découvre le développement personnel par l’intermédiaire d’un mentor. Arrivé ensuite en France via Campus France, il s’installe à Poitiers : logement précaire chez des amis, courses aux Restos du Cœur et à la Croix-Rouge pour se nourrir et s’habiller, faute de moyens suffisants.
Avant de se lancer pleinement, il enchaîne les emplois étudiants — dont un poste au Futuroscope nécessitant 45 minutes de vélo aller-retour, hiver compris — tout en développant en parallèle ses premières activités de coaching. Il refuse le mythe du grand saut sans filet : sa recommandation est de garder son emploi ou ses études, de lancer une activité en parallèle, et de ne basculer à temps plein que lorsque cette activité permet déjà d’en vivre décemment.
« Je préfère quelqu’un qui a joué le jeu plutôt que quelqu’un qui connaît les règles du jeu. »
Les concerts éducatifs : formation et spectacle
Après une première édition à Paris en janvier 2024 au succès rapide, le concept s’est étendu à plusieurs capitales africaines. Loin des tables rondes classiques qu’il juge peu engageantes, ces journées mêlent interventions de speakers venus partager une expérience concrète, formations pratiques et prestations artistiques — le rappeur Black M était par exemple présent lors de l’édition au Bénin. L’ambition affichée : transmettre un savoir-faire réellement pratiqué, pas seulement théorique, notamment sur le numérique et l’intelligence artificielle.
Conscient des dérives possibles d’un secteur parfois jugé ésotérique, Karamo Sangaré insiste sur la nécessité d’ancrer le développement personnel dans des résultats concrets et un domaine d’application précis, plutôt que de s’arrêter à des formules toutes faites. Il revendique une philosophie tournée vers le rêve comme point de départ de toute transformation, tout en reconnaissant que ce chemin ne mène pas systématiquement à la réussite pour tous.
Les trois piliers de l’enrichissement
S’appuyant sur les travaux de l’entrepreneur américain Robert Kiyosaki, il structure son message autour de trois étapes : faire rentrer de l’argent (par le salariat, l’entrepreneuriat, ou les deux), l’épargner en tenant compte de l’érosion liée à l’inflation, puis investir — bourse, ETF, cryptomonnaies ou immobilier — pour faire réellement fructifier ce capital. Un enseignement qu’il juge trop absent du système éducatif classique.
Un usage volontairement discret des réseaux sociaux
Bien qu’ayant bâti une communauté de plus de dix millions de personnes et plus de 600 000 abonnés sur Instagram en huit ans, il dit refuser d’exposer les signes extérieurs de réussite — voiture, montres — pour ne pas nourrir une illusion de succès instantané chez les jeunes qui le suivent. Il se montre également sélectif dans ses collaborations avec les marques, refusant que l’argent soit le seul critère de choix.
Karamo Sangaré défend l’idée que les diasporas africaines, longtemps négligées par les politiques publiques, représentent un levier économique majeur : selon les chiffres qu’il cite, elles enverraient chaque année près de 100 milliards de dollars vers le continent, une somme dépassant parfois l’aide au développement. Il regrette toutefois que cet argent finance surtout la consommation courante plutôt que l’investissement, et plaide pour un transfert de compétences — à travers, notamment, le centre de formation qu’il prévoit d’ouvrir en Guinée.
Une identité africaine avant tout
Originaire de Guinée, il revendique une identité qu’il veut universelle et panafricaine plutôt que strictement nationale, se disant « à l’aise » aussi bien au Congo qu’au Sénégal, et cultivant volontairement cette image d’appartenance à un continent plutôt qu’à un seul pays.
Il a succombé à ses blessures plusieurs heures après son agression au couteau. Un homme de 27 ans est mort dans la nuit de jeudi à vendredi à Marseille (Bouches-du-Rhône), indique le parquet de la ville au Parisien, confirmant une information de La Provence.
Les faits sont survenus dans le IXe arrondissement de la cité phocéenne, et plus précisément au sein de la résidence La Cravache, relatent nos confrères.
La victime présentait deux plaies : une à la tête, l’autre à l’abdomen. Lorsque les secours l’ont évacuée vers l’hôpital, son pronostic vital était engagé. Les soins prodigués par les médecins n’ont pas permis de la sauver.
L’enquête pour homicide volontaire ouverte par le parquet a été confiée à la Division de la criminalité organisée et de la délinquance spécialisée.
[2/2] Isabelle Laville, disparue et abandonnée par la justice
Les investigations ont permis de retrouver un couteau derrière un buisson, non loin des lieux du crime. Ceux-ci ont en revanche été grandement détériorés par un commerçant qui, selon des voisins, aurait nettoyé le sang au sol avec de la javel.
Outsider de leur Coupe du monde à la maison, la surprenante et colossale Mannschaft est portée par un élan jamais vu et une génération de joueuses WNBA expérimentées au moment de défier les Bleues pour une place en finale ce samedi (16h30).