Le fabricant de substrats pour semi-conducteurs français est porté par la demande liée à l’intelligence artificielle et notamment à la photonique. L’entreprise se veut néanmoins prudente sur l’ampleur de la reprise.
Laurent Rémont bénéficiera-t-il de débuts moins heurtés que son prédécesseur Pierre Barnabé à la tête de Soitec ? Entre 2022 et mars 2026, ce dernier aura dirigé le fabricant isérois de substrats pour semi-conducteurs dans un contexte particulièrement agité. Arrivé à l’issue d’une crise de gouvernance au sommet de l’entreprise, il a ensuite dû affronter un retournement de cycle d’une rare violence en 2025. La société, qui transforme les galettes de silicium sur lesquelles sont gravés les semi-conducteurs en y déposant des couches destinées à améliorer les performances énergétiques ou la conductivité des puces, porte encore les stigmates de cette crise.
Sur l’ensemble de son exercice décalé 2026, dont les résultats ont été publiés ce mercredi, les revenus ont chuté de 34 %, à 592 millions d’euros, alors que le groupe flirtait encore avec le milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2024. Les pertes opérationnelles atteignent 131 millions d’euros, contre un bénéfice opérationnel de 119…
