« Honnêtement, je vois mal ma cliente accepter de couvrir les falsifications de vos ordonnances, interpelle l’avocat de Fatima (les prénoms ont été modifiés). Qu’en pensez-vous ? » En entendant cette question, Lucie s’agrippe à la barre mais ne répond pas. Un silence qu’elle gardera quasiment systématiquement tout au long de son procès.
Le 23 juin dernier, ces deux infirmières libérales d’Essonne ainsi que deux autres professionnels de santé, Philippe et sa femme Martine, étaient jugés devant le tribunal correctionnel d’Évry-Courcouronnes. Tous les quatre sont suspectés d’avoir escroqué la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) de l’Essonne entre mars 2020 et août 2023.
