Les principaux protagonistes de la 113e Grande Boucle ont, ce jeudi à Barcelone, partagé leurs premières impressions. Extraits.
Impatients de voir les dernières heures fondre au soleil pour s’attaquer au programme copieux, les principaux protagonistes du Tour de France ont défilé sur la pointe des pieds, se sont livrés du bout des lèvres. C’est désormais une tradition. À quelques minutes de la présentation des équipes, les têtes d’affiche du Tour de France sont invitées sur l’estrade. Pour un échange avec la presse internationale. Une manière de prendre la température (29° à Barcelone, ce jeudi dans l’après-midi ; 30° annoncés samedi pour le Jour J) de l’événement.
Une brève exposition pour prendre la lumière, laisser défiler la bande-annonce, avant de vite s’éclipser pour se concentrer sur les détails de la préparation collective et technique avec un contre-la-montre par équipes très attendu, ce samedi (19,6 km ; 1re étape) à Barcelone. À quelques centaines de mètres de la Sagrada Familia, au sein du Recinte Modernista de Sant Pau, un chef-d’œuvre de l’art nouveau classé au patrimoine de l’Unesco, Tadej Pogacar, Jonas Vingegaard, Paul Seixas, remco Evenepoel et Cie ont pris leurs marques.
La concurrence avec Jonas (Vingegaard) est spectaculaire. J’espère qu’elle va durer encore
Tadej Pogacar
Le Slovène Tadej Pogacar (UAE Team Emirates) qui se lance à l’assaut d’une cinquième victoire (après 2020, 2021, 2024 et 2025) avec peu de jours de course au compteur indique : «J’ai seize jours de course seulement mais les kilomètres parcourus comptent aussi et il y en a beaucoup. Je suis prêt. Plusieurs coureurs peuvent viser la victoire. La concurrence avec Jonas (Vingegaard) est spectaculaire. J’espère qu’elle va durer encore. On se pousse à attendre de nouveaux sommets.»
Le Danois Jonas Vingegaard (Visma Lease a bike), titré en 2022 et 2023, qui sort d’un Tour d’Italie victorieux glisse : «Le Tour de France reste la plus grande course, celle qu’on veut gagner. Je viens pour gagner. Par rapport à 2025 (2e), je me sens mieux et plus fort. Et même plus heureux. J’ai eu une très bonne année. J’ai plus apprécié de rouler. Ce n’était plus très amusant de toujours faire les mêmes choses, on a changé le programme, la préparation. Je me sens très bien. On a construit une équipe dans laquelle je crois et l’équipe croit en elle.»
L’Allemand Florian Lipowitz (Red Bull-Bora Hansgrohe) a, au sujet de Tadej Pogacar, Jonas Vingegaard et Paul Seixas, les têtes qui dépassent, avancé : « Ces trois-là ont démontré qu’ils étaient très forts. Nous avons une équipe qui est très bien préparée. Il va y avoir beaucoup de monde au niveau. Nous montrerons que nous avons les jambes. » Son coéquipier belge Remco Eveneopel (Red Bull-Bora Hansgrohe) a résumé : « L’objectif est de gagner une étape, on vise le contre-la-montre et le maillot jaune avec l’équipe. On veut être sur le podium lui (Lipowitz) ou moi. Si on travaille bien, on sera bien.»
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Le sprinter belge Jasper Philipsen (Alpecin-Premier Tech) qui retrouve le Tour après l’avoir quitté sur blessure en 2025 (relevé avec une fracture de la clavicule lors d’une chute durant un sprint intermédiaire lors de la 3e étape entre Valenciennes et Dunkerque), souligne : «Je suis ravi que le Grand départ soit à Barcelone, c’est une belle ville. J’espère qu’il y aura beaucoup de spectateurs sur le bord des routes, pour qu’on y ressente l’atmosphère du Tour de France.»
Cela a changé à côté de la course, avec le public qui me reconnaît, les médias qui me demandent plus de temps. Et il y a peut-être aussi plus de pression que je me mets moi-même
Valentin Paret-Peintre
De retour sur la route du Tour, un an après sa victoire retentissante au sommet du Mont Ventoux, Valentin Paret-Peintre (Soudal-Quick Step) assure : «Cela n’a pas changé grand-chose dans ma façon d’aborder l’épreuve. Cela a changé à côté de la course, avec le public qui me reconnaît, les médias qui me demandent plus de temps. Et il y a peut-être aussi plus de pression que je me mets moi-même (…) L’Alpe d’Huez et le maillot à pois sont de gros objectifs pour moi.»
Valentin Paret-Peintre évoque la chaleur «comme une composante de plus en plus importante dans le cyclisme, on a été exposés aux fortes chaleurs en France, quand on regarde la météo on regarde maintenant plus la chaleur que la pluie, nous sommes tous bien préparés, on a un fort entraînement à la chaleur, cela peut changer la course avec des défaillances mais tout le monde est bien préparé.» Mathieu Van der Poel, lui, avoue : «C’est toujours compliqué la chaleur pour moi. J’ai fait pas mal d’entraînements, je suis venu en Espagne mais ce ne sont pas des conditions que j’affectionne. » Avant de confier au sujet de Paul Seixas, un nouveau venu très attendu : « C’est intelligent de sa part de faire le Tour. On ne sait jamais comment cela va se passer. Il a le niveau. Il a montré qu’il était fort. Je me réjouis de voir ce qu’il va faire sur trois semaines…»
Au sujet d’un autre débutant attendu, invité à indiquer ce qu’il souhaite à son équipier Isaac Del Toro, son jeune équipier mexicain, récent lauréat du Tour Auvergne-Rhône-Alpes, durant les trois prochaines semaines, Tadej Pogacar a glissé : «Qu’il gagne le Tour de France…»
