Tour de France : Paul Seixas montera-t-il sur le podium à Paris ?


LA QUESTION DU JOUR – Après dix étapes du Tour, le leader de l’équipe Decathlon CMA CGM occupe la 5e place du classement général.

OUI – Au Lioran, terme ce mardi de la 10e étape du Tour de France, deux coureurs ont crevé l’écran. Tadej Pogacar, hors catégorie. Et Paul Seixas. Le leader de l’équipe Decathlon CMA CGM a demandé à Nicolas Prodhomme de se hisser en tête du peloton à 30 km de l’arrivée. Une première image forte tant, depuis le départ de Barcelone, l’équipe UAE Team Emirates s’applique à tout contrôler. Du départ à l’arrivée. Jour après jour. L’épisode marquant illustre la confiance du Lyonnais et de sa formation. À l’arrivée, Paul Seixas a transformé la volonté collective en décrochant (3e, derrière Pogacar et Evenepoel) son premier podium sur une étape du Tour, en grimpant dans le Top 5 du classement général (à 4’35” de l’intouchable Tadej Pogacar) et en se hissant à la deuxième place du classement du maillot blanc de meilleur jeune (à 13” de l’Espagnol Juan Ayuso).

5e de l’étape de Gavarnie (empruntant les cols d’Aspin et du Tourmalet), 3e de l’étape du Lioran, Paul Seixas se hisse, jour après jour, au niveau des meilleurs (à l’exception de Pogacar qui est, une fois encore, seul sur sa planète). Sa découverte de l’événement est une totale réussite. Il avance sans se précipiter. Il se fond dans le Tour sans se projeter. Il passe les échéances sans s’enflammer. Il éponge les sueurs froides. Il digère les efforts.


Passer la publicité

L’assurance d’un vieux briscard

Après 10 étapes, le Lyonnais ne pointe qu’à 59” de la deuxième place qu’occupe le Danois Jonas Vingegaard qui a semblé friable à l’arrivée au Lioran. Paul Seixas avance. Avec l’assurance d’un vieux briscard. Il est en repérage. Il enregistre tout. Ce qui se passe sur la route. Et loin de la course. Il viendra pour gagner un jour. Mais dès cette année, il est en mesure de monter sur le podium.

Le dernier podium d’un Français à Paris date de Romain Bardet (3e) en 2017. Paul Seixas le sait. Le Français est prêt à escalader les marches. Sa folle ascension pourrait être l’un des temps forts de la deuxième partie d’un Tour qui, souffrant de la domination sans partage de Tadej Pogacar, sera heureux, après les fortes chaleurs l’accompagnant depuis Barcelone, le 4 juillet, de prendre le sillage d’un courant d’air qui a la fraîcheur de la nouveauté…



Source link

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici