« Un sprint plutôt qu’une course d’endurance »: Thomas Pesquet se prépare pour sa troisième mission spatiale, qui s’annonce différente des deux premières


Invité sur le plateau de BFMTV ce mardi, l’astronaute français Thomas Pesquet est revenu sur l’annonce de son troisième vol dans l’espace, programmé en 2027. Il a expliqué que cette mission serait différente des deux premières, par sa durée mais aussi en raison de son rôle de commandant.

Pour la troisième fois, Thomas Pesquet va tutoyer les étoiles en 2027. L’astronaute doit rejoindre l’année prochaine une mission scientifique au sein de la station spatiale internationale (ISS), pour deux semaines et en tant que commandant de vaisseau.

Sur le plateau de BFMTV ce mardi 2 juin, Thomas Pesquet a expliqué que cette mission sera bien différente des précédentes, Proxima en 2016 puis Alpha en 2021, qui avaient toutes les deux durées six mois.

Celle de 2027 ressemblera davantage à « un sprint qu’à une course d’endurance » puisqu’elle ne durera que deux semaines. En matière d’entraînement, cela implique d’être « vraiment en forme au moment du décollage » car « on n’aura pas le temps là-haut de s’entretenir », indique l’astronaute.

Un nouveau rôle de commandant

Pour se préparer, Thomas Pesquet ne ménage pas ses efforts: « course, cardio, salle de sport, renforcement, j’aime bien nager et jouer au squash », énumère-t-il. La préparation implique aussi « beaucoup de temps au simulateur » ainsi que des « stages de survie ».

D’un autre côté, « je n’ai pas besoin d’apprendre le russe en partant de zéro comme pour ma première mission, ou de mémoriser toute la station spatiale », relativise l’astronaute.

Ce nouveau vol est également différent parce que le Français sera le commandant du vaisseau. C’est d’ailleurs la première fois qu’un non-américain prend la tête d’une capsule américaine.

À quoi ça sert d’aller dans l’espace ?

Cette nouvelle casquette annonce une mission « plus dynamique » que les précédentes selon Thomas Pesquet. « Je vais être chef d’équipage, comme le commandant de bord d’un avion », précise-t-il. Cela implique d’encadrer une équipe, y compris « dans des phases risquées comme le décollage, l’atterrissage et le rendez-vous autour de la station ».

Il y aura « beaucoup de transmission, ajoute-il. Maintenant je suis le vétéran de cet équipage et il y a de fortes chances qu’aucun d’entre eux ne soient jamais aller dans l’espace auparavant. Mon rôle sera donc de les guider ».

Comparant cette nouvelle mission à son « championnat d’Europe », Thomas Pesquet, qui se réjouit de cette « nouvelle opportunité » garde néanmoins l’oeil sur son « graal » ultime, son « championnat du monde »: rejoindre la Lune avec le programme Artémis.



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