DÉCRYPTAGE – Ces particules en suspension dans l’atmosphère dégradent la qualité de l’air et sont généralement associées à une hausse des maladies respiratoires et cardio-vasculaires.
Il y a dans l’atmosphère un nombre incommensurable de particules et la poussière venue des déserts en représente une grande part. Des travaux estimaient à 26 millions de tonnes la quantité de ces poussières minérales en suspension à travers le monde, « soit l’équivalent du poids de 5 millions d’éléphants d’Afrique flottant dans le ciel », illustrait alors l’auteur principal de l’étude, Jasper Kok. L’effet de ces microparticules sur le réchauffement de la planète est complexe et contrasté ; on sait en revanche qu’elles peuvent sérieusement altérer la qualité de l’air au point d’avoir des effets néfastes sur la santé. Or une étude parue mercredi dans la revue scientifique Nature montre que la concentration de ces poussières a augmenté de manière constante sur une grande partie de l’Europe ces dernières années.
L’équipe internationale de chercheurs a en effet étudié la pollution quotidienne due aux particules fines sur le continent. Elle a pour cela constitué une base de données des concentrations…