Méduses, physalies et microalgues : quand le réchauffement de l’eau favorise les espèces toxiques et venimeuses


DÉCRYPTAGE – Les alertes sanitaires portant sur des microalgues, des physalies ou des cyanobactéries se sont multipliées en France cet été.

Plages fermées, baignades interdites : en bord de mer comme dans les lacs et les bases de loisir, l’été a été ponctué par les alertes sanitaires. Favorisées par le changement climatique et le dérèglement des écosystèmes, bactéries, microalgues toxiques ou physalies ont gâché le plaisir de nombreux vacanciers. Certaines espèces sont locales, mais trouvent dans des eaux plus chaudes et des étés plus longs des conditions propices. D’autres ont été importées par les activités humaines, notamment le transport et le commerce. « La cause de ces recrudescences est souvent multifactorielle, souligne Céline Bellard, biologiste et chercheuse au CNRS. Les conditions climatiques peuvent contribuer à leur épanouissement, tout comme la pollution, la surpêche, l’apport en nutriments ou encore l’absence de prédateur en ce qui concerne les espèces invasives. »

« Nous lançons cette année une recherche pour mieux cerner le phénomène et anticiper les évolutions à venir », indique Elvire Antajan…

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