C’est la seule étoile que les astronomes observent de jour. Scruté et étudié depuis des millénaires, le Soleil entre dans un nouveau cycle tous les 11 ans.
C’est une étoile capricieuse. Depuis plus de 4,5 milliards d’années, le Soleil réchauffe la Terre et permet à la vie de s’y développer. Si son activité reste encore contingente, l’été 2026 marquera l’entrée du Soleil dans un nouveau cycle, rapporte Franceinfo.
En effet, tous les 11 ans, un drôle de phénomène magnétique se produit: les pôles du Soleil s’inversent. Son sud devient le nord, son nord devient le sud.
« Durant ce cycle, son activité électrique devient plus importante et son magnétisme augmente. Puis l’activité électrique décroît et son magnétisme faiblit », décrit le Centre national d’études spatiales (CNES).
Un phénomène visuel
Pour expliquer la raison de ce phénomène, on pourrait comparer le Soleil à une dynamo. L’astre, étant composé de gaz chargé électriquement, génère un champ magnétique quand il tourne sur lui-même.
Ses pôles nord et sud sont, eux, comme des aimants géants. À mesure que le Soleil effectue des rotations, les pôles s’emballent et finissent par s’inverser.
Visuellement, notre astre change aussi d’apparence. De plus en plus actif, le Soleil crache parfois des tempêtes solaires accompagnées d’éruptions de plasma. Des taches noires peuvent alors apparaître à sa surface.
Incidences sur la Terre
Si le cycle solaire intéresse tant les astronomes, c’est parce qu’il peut avoir des incidences sur notre planète. Les tempêtes solaires peuvent brouiller nos équipements électroniques ou encore endommager nos systèmes de télécommunications ou d’alimentation électrique.
De fait, la météo spatiale étudie l’activité du Soleil et « tente d’anticiper ses éruptions afin de protéger les instruments électroniques à Terre ou ceux embarqués sur les satellites », souligne le CNES.
Cette année, le cycle solaire semble « plutôt doux », indique Franceinfo. Pour l’heure, il n’est pas encore possible de prédire l’arrivée d’une tempête solaire, mais il est possible de les détecter et de calculer si elles atteindront la Terre, selon le CNES.