DÉCRYPTAGE – Un collectif de chercheurs internationaux a révélé des données inédites sur une galaxie extrêmement diffuse, dont l’émission lumineuse montre des attributs en accord avec ceux attendus des étoiles issues de la première génération.
À quel moment et de quelle manière les premières étoiles ont-elles vu le jour dans l’univers ? Cette interrogation demeure au cœur des préoccupations des astrophysiciens. Selon les modèles actuels, ces corps célestes seraient apparus environ 150 millions d’années après le Big Bang, en possédant des caractéristiques singulières. À cette époque, la composition de l’univers était limitée à des éléments légers, principalement de l’hydrogène et de l’hélium, avec de faibles quantités de lithium, béryllium et bore. La formation des étoiles ne répondait donc pas aux « règles » actuelles : les étoiles qui s’allumaient étaient alors nettement plus massives et bien plus brillantes qu’aujourd’hui.
Même si ces astres représentent en réalité les tout premiers objets stellaires de l’histoire cosmique, les astronomes les ont nommées « étoiles de population III », un choix dicté par le fait que deux autres groupes d’étoiles avaient déjà été définis dans le champ de l’observation. L’histoire de l’astronomie regorge de ces singularités terminologiques qui ont de quoi dérouter, à juste titre, les non-initiés.