Une étude britannique a comparé le bilan carbone d’élevages en plein air avec des poules en cage, mais ces résultats méritent d’être nuancés.
La consommation d’œufs explose en France depuis plusieurs années, faisant craindre des pénuries dans les rayons. Face à cette tension, l’interprofession prévoit de construire 575 nouveaux poulaillers en dix ans pour répondre à la demande, en misant sur le hors-cage et le plein air. Ce mode d’élevage semble la meilleure option pour le bien-être des poules, mais une nouvelle étude montre que ce ne serait pas forcément le cas pour l’environnement : un élevage d’œufs bio entraînerait deux fois plus d’émissions de CO2 qu’un élevage en cage. Il faut toutefois être prudent face à des résultats qui tendent à opposer bien-être animal et développement durable, sans prendre en compte tous les facteurs liés à l’aviculture.
L’étude britannique, publiée le 29 juillet dans Royal Society Open Science, a comparé plusieurs modes d’élevage de poules pondeuses au Royaume-Uni afin d’évaluer leurs émissions de gaz à effet de serre. Les calculs sont sans appel : un basculement vers une production entièrement…