« Il prend rapidement toute la place dans leur vie » : la difficile prise en charge des consommateurs de crack


ENTRETIEN – Psychiatre à l’hôpital Sainte-Anne (Paris), le Dr Thomas Gonzalez décrit la grande vulnérabilité des usagers de cette substance.

Le Dr Thomas Gonzalez est médecin au groupe hospitalier universitaire Paris psychiatrie & neurosciences. Le psychiatre prend en charge des consommateurs de crack dans sa consultation à l’hôpital Sainte-Anne, à Paris, mais aussi dans les structures associatives de réduction des risques et d’accompagnement des usagers de drogues. Il décrit les complexités du suivi de ces patients particulièrement vulnérables.

LE FIGARO. – Les consommateurs de crack sont-ils plus difficiles à soigner que les usagers d’autres drogues ?

THOMAS GONZALEZ. – Oui. Cela s’explique en partie par le potentiel addictif du produit (de la cocaïne  mélangée à du bicarbonate de soude pour pouvoir être fumée, NDLR). Les effets du crack sont rapides, très puissants et de courte durée, ce qui conduit les usagers à multiplier les prises. Ils le font d’autant plus facilement que la drogue est vendue au détail, en toute petite quantité et pour un prix dérisoire. Avec quelques euros, ou même du troc, il est possible de revenir…

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