DÉCRYPTAGE – Plusieurs États ne veulent pas que son prochain rapport sorte avant le bilan mondial de l’action climatique qui doit être réalisé en 2028.
Depuis plusieurs mois, une bataille fait rage dans les salles de négociations climatiques internationales sur un sujet qui pourrait sembler à première vue un peu technique : le calendrier de publication du prochain rapport du Giec. Le sujet est pourtant loin d’être anecdotique, car il pourrait polluer les discussions et limiter l’efficacité de la lutte contre le changement climatique au niveau mondial dans les années à venir.
Pour rappel, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat rassemble des centaines de scientifiques issus de 195 pays chargés de rédiger, commenter et réécrire (bénévolement) des rapports sur l’évolution du climat et son impact, en s’appuyant sur les milliers d’articles scientifiques chaque année. Ces rapports comportent trois volets : un sur l’évolution du climat, le deuxième sur les conséquences du réchauffement, le dernier sur les solutions pour le limiter ; puis une synthèse vient boucler le cycle. La dernière a été publiée en 2023…
