Au moins deux éclipses solaires se produisent tous les ans sur la planète mais assister à un tel spectacle en France métropolitaine n’est pas si fréquent.
Des vacances à l’étranger, l’impossibilité de se procurer des lunettes ou tout simplement un oubli… L’éclipse solaire de ce mercredi 12 août vous est peut-être passée sous le nez pour de multiples raisons et vous pourriez vous en mordre les doigts.
« L’ombre portée de la Lune n’entre en contact avec la Terre que sur quelques centaines de kilomètres de large », signale l’Association française d’astronomie. « La probabilité qu’un même lieu soit traversé par la totalité est faible: il faut attendre environ 400 ans avant qu’une éclipse totale ne survienne de nouveau au même endroit », ajoute-t-elle.
« C’est rare en France! Pour que ça revienne il faudra attendre 2081, donc c’est maintenant ou jamais », expliquait Françoise Combes, présidente de l’Académie des sciences et astrophysicienne à l’Observatoire de Paris sur BFMTV, avant l’éclipse du 12 août.
En France, la dernière éclipse totale visible datait du 11 août 1999. Au XXe siècle, le territoire métropolitain avait été plutôt favorisé, avec deux autres éclipses bien visibles: une annulaire (Soleil pas complètement masqué par le disque lunaire, NDLR), le 17 avril 1912, une totale, sur une ligne Montélimar-Menton, le 15 février 1961.
« L’engouement qu’il y a autour de cette éclipse est lié au fait que ce soit un phénomène naturel assez impressionnant. C’est rare qu’elle repasse au même endroit. C’est pour ça que de grands amateurs se déplacent pour les suivre partout sur Terre », a indiqué Philippe Stée, président de l’Observatoire de Paris PSL sur BFMTV, évoquant les « chasseurs d’éclipses. »
Une éclipse totale en Guyane française en 2028
Il sera tout de même possible de profiter un peu des deux éclipses prévues ces deux prochaines années dans d’autres zones de l’Espagne. Le 2 août 2027, une éclipse totale, sera observable dans sa plénitude en Afrique du Nord et dans le sud de l’Espagne. À Paris, le soleil sera occulté à 51% et à Perpignan, de l’ordre de 76%. Elle sera également visible à La Réunion et à Mayotte.
L’année suivante, le 26 janvier 2028, une nouvelle éclipse annulaire sera visible en totalité en Guyane française notamment et de manière partielle en métropole (57% à Paris, 81% à Perpignan).
L’Observatoire de Paris énumère également une autre éclipse partielle le 6 février 2027 concentrée sur l’Amérique du Sud, l’océan Atlantique et le continent africain apercevable de Guyane française et en Polynésie française (notamment Tuamotu-Gambier, très bas sur l’horizon).
Enfin, une dernière éclipse prévue le 22 juillet 2028 prévue en Océanie devrait être visible en Nouvelle-Calédonie.
