« Aujourd’hui, dans notre civilisation, on saccage ce qui fait le sel des relations humaines » : Boris Cyrulnik, la vigie de nos petits bonheurs


PORTRAIT – À 89 ans, le pape de la résilience, ce concept qu’il a popularisé jusqu’à l’outrance, déplore, dans son dernier livre, la disparition de ces rituels de civilisation qui facilitent l’art de vivre ensemble.

Il y a cette voix, cette voix douce, posée, presque monocorde. Cette voix qui apaise, coule comme un sirop d’érable. Cette voix assortie à un verbe, simple, précis et fluide. Un verbe enrichi de moult anecdotes, histoires d’hier et d’aujourd’hui. De références médicales et de récits du monde entier, aussi.

On pourrait écouter Boris Cyrulnik parler des heures durant… se laisser bercer par ce timbre rassurant, ces analyses frappées au coin du bon sens ; être charmé par ce petit sourire fin – souvent comparé dans les articles qui lui sont consacrés à celui de Mona Lisa. Celui que nous rencontrons, il y a quelques semaines, dans les locaux des Éditions Odile Jacob, à deux pas du jardin du Luxembourg, à Paris, aurait pu être, dans une autre vie, conteur, griot ou troubadour. Mais non, il est médecin. Un médecin qui écrit et dont les livres – à la lecture parfois moins fluide que ses propos – s’arrachent comme des petits pains et ont été pour certains des best-sellers mondiaux.

Boris Cyrulnik est…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 87% à découvrir.

Vente Flash

-70% sur votre abonnement. Sans engagement.

Déjà abonné ?
Connectez-vous



Source link

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici