L’autonomie corse débattue à l’Assemblée nationale, le début d’un parcours périlleux


DÉCRYPTAGE – La révision constitutionnelle, défendue par le gouvernement et les élus autonomistes, est examinée par les députés à partir de mardi, avant son passage au Sénat à l’automne et une éventuelle adoption en Congrès à Versailles.

La Corse finira-t-elle dotée d’une autonomie consacrée dans la Constitution ? Le Parlement va entamer, ce mardi 2 juin, l’examen, à l’issue très incertaine, du projet de réforme constitutionnelle « pour une Corse autonome au sein de la République ». Une revendication historique des nationalistes locaux, longtemps restée tabou au gouvernement. Jusqu’à ce qu’Emmanuel Macron laisse son ministre, Gérald Darmanin, le lever en mars 2022, en pleines émeutes déclenchées dans l’île par l’agression mortelle en prison du militant Yvan Colonna, condamné pour l’assassinat du préfet Érignac.

Le texte arrive d’abord à l’Assemblée nationale, en commission des lois, avant son passage dans l’Hémicycle le 16 juin, puis au Sénat en octobre. « Il y a un chemin pour éviter ce qui me semblerait très négatif : c’est-à-dire en rester à la situation inchangée, qui ne marche pas », a récemment déclaré à France 3 Corse ViaStella le président (Renaissance) de la commission, Florent Boudié. De retour…

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