« Je ne l’ai jamais raconté » : Marine Tondelier explique pourquoi elle est allée en Belgique dans le cadre de sa PMA


« Je ne l’ai jamais raconté. » Marine Tondelier lève le voile sur son parcours du combattant contre l’infertilité. La secrétaire nationale du parti Les Écologistes avait révélé sa grossesse au magazine ELLE en mars dernier, à l’âge de 39 ans.

Dans le nouveau podcast d’ICI, « Gamètes », présenté par la sage-femme Anna Roy, elle se livre davantage et explique les raisons qui l’ont poussée à se rendre en Belgique dans le cadre d’un parcours de procréation médicalement assistée (PMA).

Après plusieurs tentatives de fécondation in vitro (FIV) infructueuses, Marine Tondelier raconte avoir appris l’existence d’un test : le diagnostic préimplantatoire des aneuploïdies (DPI-A). Il permet de détecter d’éventuelles anomalies des embryons avant implantation, mais n’est pas accessible à toutes les femmes en France.

« Ça a vraiment provoqué un blocage chez moi »

Une révélation qui provoque chez la femme politique « un gros vertige ». « Ça a vraiment provoqué un blocage chez moi », explique la femme politique qui prend la parole aujourd’hui pour briser un tabou. Et de poursuivre : « Je me suis dit stop parce que ça peut durer longtemps cette affaire. Et si on ne peut même pas savoir si l’embryon est OK… »

À ce stade de son parcours pour devenir mère, après des échecs répétés, Marine Tondelier ne se sentait même plus triste de découvrir un test de grossesse négatif. « Je me disais qu’au moins, je ne ferai pas de fausse couche », explique-t-elle.

Avec son conjoint, elle décide de prélever des embryons et de faire le DPI-A en Belgique « pour en avoir le cœur net ». « Au moins, je saurais que c’était un peu ça le problème et que j’ai des (embryons) viables qui sont quelque part et j’aurais le luxe de pouvoir prendre un an », ajoute la femme politique.

Elle précise tout de même que cette démarche « coûte très cher », le test étant facturé pour chaque embryon analysé. « Je fais ce DPI-A et sur les cinq, il y en avait deux à qui il manquait un chromosome et un auquel il y en avait un en trop, c’est-à-dire que ces grossesses auraient échoué soit au moment de l’implantation, soit après le début de la grossesse qui est physiquement très dure. »

La candidate à la présidentielle de 2027 décide de conserver ces deux embryons viables en Belgique, le temps de se décider. Le destin en décide autrement. Elle tombe enceinte naturellement en fin d’année dernière. Ce « bébé miracle », comme elle le surnomme, est arrivé le 25 décembre.



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