Guillaume Tabard : «Pour Emmanuel Macron, une dernière année à haut risque»

CONTRE-POINT – Le président de la République devra inévitablement affronter le jugement porté sur les derniers mois de son mandat, davantage évalués à partir de ce qui n’a pas été accompli que de ce qui a été initié.

Voici Emmanuel Macron parvenu à la dernière année de sa présidence. Le fait que son entourage à l’Élysée orchestre lui-même le lancement des « dernières fois » – dernière édition du sommet Choose France, ultime 14 Juillet, derniers vœux adressés aux Français… – traduit trois constats. D’abord, un besoin de théâtralisation d’un président formé à l’art dramatique. Ensuite, la volonté de prendre en main la narration du quinquennat, faute d’intermédiaires prêts à porter ce bilan. Enfin, une difficulté à poursuivre l’action au présent et à se projeter dans l’avenir.

Le président souhaiterait que le terme « indépendance » s’impose comme le fil conducteur de sa décennie à l’Élysée. Indépendance stratégique grâce à la multiplication par deux du budget militaire, autonomie énergétique via la relance du secteur nucléaire, indépendance européenne permise par l’introduction d’une dette commune, souveraineté économique par la réindustrialisation et le rapatriement de certaines fabrications…

Sera-t-il en mesure d’affirmer qu’il laisse derrière lui un pays redressé, métamorphosé et pacifié ?

Ce récit reste d’autant plus à façonner que celui-ci ne correspond pas au…

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