Guillaume Tabard : «Fin de vie, d’une “possibilité” individuelle à un “droit” quasi opposable»


CONTRE-POINT – Au terme du débat parlementaire, le doute n’est plus permis. C’est bien un « droit » qui pourrait être garanti, une « liberté nouvelle » reconnue avec tout ce que cela implique sur les conditions d’exercice.

Vote solennel. Jamais un scrutin public à l’Assemblée n’aura autant justifié cette désignation. Un seul député peut-il ne pas mesurer la gravité de son choix au moment où la loi pourrait reconnaître un droit à « recevoir une substance létale », autrement dit à se donner la mort ? On comprend que certains élus hésitent avant de valider un tournant irréversible.

D’autant que, si, dans la lettre, la rédaction soumise à ce troisième vote de l’Assemblée est proche de la rédaction initiale de la proposition de loi Falorni, dans l’esprit, deux choses ont changé. D’une part, elle s’est éloignée de l’engagement initial d’Emmanuel Macron, qui se prétendait prudent. D’autre part, la discussion parlementaire a clairement montré les évolutions envisagées par ses promoteurs, confirmant que cette loi ne serait pas un point d’arrivée mais un point de départ.

Au printemps 2024, le chef de l’État assurait ne pas vouloir créer un « droit nouveau », mais reconnaître une « possibilité ». D’ailleurs…

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