Le ministre de l’Action et des Comptes publics croit au « compromis politique » pour voter un budget
« J’espère que ça va passer ». Invité de TF1 ce matin, David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics, estime que si aucun budget n’est voté, « ça serait une catastrophe ». « Ça serait un coût énorme pour les finances publiques », déclare-t-il, parlant d’un montant d’environ 15 milliards d’euros.
Selon lui, « énormément de secteurs économiques seraient à l’arrêt, avec des dégâts considérables pour l’emploi, sans parler de la hausse des taux d’intérêt ». Malgré le risque important de censure, David Amiel reste optimiste. « Je crois à ce qu’il s’est passé ces dernières années: le compromis politique, c’est ce qui a permis à la France de se doter d’un budget en 2025 et en 2026 ».
Bruno Retailleau veut créer des « internats disciplinaires » pour les « élèves récidivistes »
Interrogé en ce jour de rentrée scolaire sur sa première mesure pour l’école s’il est élu président, Bruno Retailleau parle de « créer des internats disciplinaires ». Sur RTL ce matin, le président des LR dit vouloir créer ces établissements pour « des élèves récidivistes, qui sont violents, qui sont des harceleurs ».
Il assure qu’il ne s’agirait pas là de « maisons de correction », mais dit vouloir lutter contre « le mercato des élèves qui sont expulsés d’établissement en établissement », pour « leur donner une deuxième chance ».
Pour les encadrer, il compte sur « du personnel qui sera rémunéré en fonction, très expérimenté et volontaire ». Il s’agira « d’enseignants expérimentés et qui ont de la poigne ».
Interdiction du port du voile dans l’espace public: Bruno Retailleau accuse le RN de « populisme » et de « démagogie »
« Ce n’est pas une proposition, c’est un slogan ». Sur RTL ce matin, Bruno Retailleau, président des Républicains et candidat à l’élection présidentielle, estime qu’avec sa proposition d’interdiction du voile dans l’espace public, « le RN brandit des slogans dont il sait très bien qu’ils sont inapplicables ».
« Ça patauge dur dans la semoule », déplore-t-il, affirmant qu’il faudrait par conséquent, par exemple, « interdire la kippa ou interdire aux religieuses de se couvrir les cheveux ».
« On ne doit pas mentir aux Français », martèle l’ancien ministre de l’Intérieur, dénonçant du « populisme » et de la « démagogie ».
S’il est élu président, Bruno Retailleau veut néanmoins interdire le port du voile « dans les compétitions sportives fédérales » ou encore « pour les accompagnatrices lors des sorties scolaires ».
Vague d’indignation sur l’interdiction du port du voile dans l’espace public prôné par le RN
Le Rassemblement national tente d’imposer la question du port du voile dans la campagne présidentielle. Hier, Marine Le Pen a confirmé vouloir soumettre au référendum « la pénalisation du voile islamiste dans l’espace public ».
La faisabilité constitutionnelle de cette promesse pose toutefois question. Et cette proposition a suscité les critiques du bloc central et de la gauche.
Jean-Luc Mélenchon l’a qualifiée « d’ignoble », tandis qu’Édouard Philippe a appelé à « respecter » les lois actuelles sur l’interdiction du voile à l’école et l’interdiction du voile intégral, estimant que le « principe de liberté religieuse » présent dans la Constitution ne se changeait pas « au fur et à mesure des envies des uns et des autres ».
Invité de BFMTV hier, le député écologiste Benjamin Lucas a déclaré qu’il s’agissait d’un « véritable appel à la guerre civile » et affirmé que si la candidate du RN « revenait à ses fondamentaux », c’était parce que les thèmes émergents de la campagne ces derniers jours portaient sur la question sociale, les salaires et la taxation des hauts revenus, terrain sur lequel elle « n’est pas à l’aise du tout ».
Pourquoi l’entrée en campagne d’Olivier Faure dans la primaire socialiste pourrait contrarier les plans de Raphaël Glucksmann?
Après l’annonce du premier secrétaire du Parti socialiste le 30 août, désormais candidat à la primaire d’une partie de la gauche, Raphaël Glucksmann va devoir muscler son jeu. S’il est pressenti pour l’emporter, l’arrivée dans l’arène d’Olivier Faure pourrait lui compliquer la tâche. Le premier secrétaire du PS, lui, est bien décidé à se battre.
Retrouvez plus de détails sur cette primaire organisée par le PS et Place publique dans notre article dédié.
Faut-il une primaire de la droite et du centre pour départager les candidats?
Face à la possibilité d’un second tour opposant Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, les appels à une primaire de la droite et du centre se font de plus en plus pressants.
Le patron des députés Les Républicains Laurent Wauquiez, le maire de Cannes et candidat David Lisnard, le centriste Hervé Morin ou encore le président du Sénat Gérard Larcher plaident en faveur de cette option.
Favori des sondages, Édouard Philippe exclut à ce stade de participer à une telle compétition. « Une primaire, ça sert à quoi? À accentuer les différences? Moi, ce qui m’intéresse, c’est d’accentuer ce qui nous rassemble », a lancé hier l’ancien Premier ministre, à la foire de Châlons-en-Champagne.
Les autres candidats, à l’instar de Bruno Retailleau ou de Gabriel Attal, ne s’y opposent pas.
Les candidats à la présidentielle veulent augmenter les salaires des enseignants
En ce jour de rentrée scolaire, le salaire des enseignants préoccupe les candidats à l’élection présidentielle. Hier, Bruno Retailleau s’est engagé à « revaloriser nettement » le salaire des professeurs s’il était élu: une augmentation de 300 euros nets pour les professeurs en milieu de carrière et de 135 pour ceux qui la débutent.
De son côté, le parti Les Écologistes a indiqué vouloir augmenter le salaire des enseignants de 15% en plus de l’inflation sur un quinquennat.
Le candidat à la primaire de l’espace social-démocrate Raphaël Glucksmann avait dit dimanche vouloir augmenter leurs salaires d’au moins 10%, alors qu’Édouard Philippe, lui, prône, une augmentation de 20%.
La classe politique fait sa rentrée scolaire
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce direct consacré à l’actualité politique de ce mardi 1er septembre, jour de rentrée scolaire pour 11,6 millions d’écoliers, collégiens et lycéens.
À cette occasion, Emmanuel Macron sera en déplacement dans un lycée de Mende, en Lozère. Le candidat Renaissance à la présidentielle Gabriel Attal sera lui dans une école primaire des Hauts-de-Seine, tandis que le groupe La France insoumise à l’Assemblée tiendra dans la matinée une conférence de presse de présentation du « plan d’urgence rentrée scolaire ».