DÉCRYPTAGE – Le gouvernement délègue à l’agence de santé la responsabilité de trancher sur l’utilisation, ou non, de certains pesticides à titre dérogatoire.
Est-ce une façon habile de se dédouaner et de faire peser sur l’expertise scientifique le poids de la décision politique ou bien, comme l’affirme la ministre de l’Agriculture, un retour de la science « au milieu du jeu » ? Toujours est-il que ce sera à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) de déterminer, au cas par cas, si un agriculteur peut bénéficier ou non d’une dérogation lui permettant d’utiliser, pour une durée limitée, certains pesticides interdits, notamment l’acétamipride et le flupyradifurone. L’agence est actuellement « en phase d’examen et d’analyse de toutes les dispositions du texte de loi d’urgence agricole la concernant » et refuse de s’exprimer sur ce nouveau rôle qui lui sera attribué, renvoyant vers ses documents de cadrage sur l’autorisation des produits phytopharmaceutiques.
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