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Prix du pétrole : « Le blocage de Bab el Mandeb serait très problématique »

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Prix du pétrole : « Le blocage de Bab el Mandeb serait très problématique »



L’horizon s’assombrit sur les marchés pétroliers mondiaux. Le baril d’or noir s’est stabilisé jeudi 10 septembre au-dessus du seuil symbolique de 100 dollars, provoquant une flambée des taux d’intérêt souverains des États sur fond de montée de l’inflation dans les grandes économies.

Au Yémen, les Houthis ont pris le contrôle de la ville de Mokha, sur la mer Rouge. Une percée notable dans leur progression vers le stratégique détroit de Bab el Mandeb. Ce passage reliant l’Asie à l’Europe via la mer Rouge a gagné en importance pour le commerce de pétrole depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, avec le verrouillage par l’Iran du détroit d’Ormuz, de l’autre côté de la péninsule arabique.

À lire aussiEn direct : les Houthis se rapprochent de Bab el-Mandeb, le baril de Brent à plus de 106 dollars

Téhéran a, de son côté, annoncé étendre prochainement, au-delà du détroit d’Ormuz, la zone soumise à une autorisation de navigation. Un double front qui pourrait bien encourager une flambée des cours du pétrole. « Il y a de la place pour que les prix continuent à augmenter s’il n’y a pas de résolution du conflit », comme l’explique à France 24 Ruben Nizard, économiste spécialiste des questions pétrolières.

France 24 : Deux fronts sont ouverts avec les tensions dans le détroit d’Ormuz et la lutte menée par les Houthis du Yémen dans le détroit de Bab el Mandeb. Face à cela, quel est votre état d’esprit aujourd’hui en tant que spécialiste des questions pétrolières ?

Ruben Nizard : les informations sont plutôt préoccupantes. Pour un conflit censé être court, cela fait plus de six mois que le trafic dans le détroit d’Ormuz est suffisamment réduit pour contraindre l’approvisionnement mondial de pétrole. Le retour du baril de Brent au-dessus des 100 dollars, mercredi, est plus un seuil symbolique qu’un véritable palier en termes de prix. Mais il y a de la place pour que les prix continuent à augmenter s’il n’y a pas de résolution du conflit.

Les prix se stabiliseraient à un niveau un peu plus bas si les choses rentrent dans l’ordre, avec des perspectives plus positives comme après la signature du protocole d’accord. Cela pourrait passer par des discussions entre les différents négociateurs, (…) mais il y a eu très peu de progrès. On a même l’impression qu’on a régressé depuis le mois de juin. La progression des prix du pétrole ces dernières semaines n’est donc pas surprenante quand on a cette réalité en face.

Avec cet effet yoyo des prix, les consommateurs ont le sentiment que les prix du pétrole ont quand même augmenté ces derniers mois, et qu’il est de plus en plus compliqué de faire un plein d’essence.

Oui, tout à fait. Il n’y a pas de doute, les prix du brut ont augmenté. On a débuté l’année autour de 60 dollars le baril [contre plus de 100 dollars actuellement, NDLR]. Même après l’accalmie de juin, on était retombé autour de 72 dollars.

À lire aussiComment l’affrontement entre l’Iran et les États-Unis a relancé la guerre au Yémen

Là, le litre à la pompe est à 2,10 euros pour le sans-plomb 95 et 2,30 euros pour le gasoil. Serait-il possible d’arriver un jour à 3 euros le litre ?

C’est possible. Mais il faut expliquer dans le détail les prix à la pompe. Les prix du brut les font évoluer au quotidien. Il en va de même pour les marges de raffinage et l’intégration des coûts logistiques, notamment pour le transport, la distribution des produits pétroliers et les taxes. En France, les taxes comptent pour plus de la moitié du prix à la pompe.

Aller vers les 3 euros le litre n’est pas complètement exclu, si les prix du brut et les marges de raffinage continuent à augmenter. Il faut préciser que ces marges de raffinage augmentent à cause des manques et des difficultés d’approvisionnement, parce que les capacités de raffinage disponibles actuellement sont en baisse.

Face à cette situation, les gouvernements, notamment européens, sont sollicités. Quelle peut être leur réaction ?

La situation des finances publiques en France, et dans d’autres pays européens, est différente de celle qu’on avait lors de la crise énergétique consécutive à l’invasion russe de l’Ukraine début 2022. On a eu les mesures Covid ou encore le bouclier énergétique qui ont creusé les déficits. À cela s’ajoutent les taux d’intérêt en hausse sur les marchés. Et comme le coût de l’emprunt augmente, il est plus difficile d’apporter des soutiens à l’économie.

Quelle serait la ligne rouge avant un nouveau plan d’action de l’exécutif ?

Il faudra voir quelle est la marge de tolérance des consommateurs et du gouvernement, s’il commence à y avoir des mouvements sociaux liés à ça. Le mouvement des Gilets jaunes avait débuté contre une hausse des prix du carburant. Cela pourrait pousser l’exécutif à agir, mais c’est extrêmement difficile dans un contexte où on entre dans des négociations budgétaires qui vont être compliquées – d’autant qu’on est dans une année électorale.

À lire aussiOrmuz et Bab el-Mandeb bloqués ? Le scénario d’un « siège » maritime du golfe Persique

Au Moyen-Orient, les rebelles Houthis sont entrés ce jeudi en scène dans cette guerre entre l’Iran et les États-Unis en prenant le contrôle d’une ville stratégique sur la mer Rouge. Focalisée sur le détroit d’Ormuz, notre attention pourrait bientôt se porter sur le détroit de Bab el Mandeb.

Cette voie navigable est effectivement très importante, non seulement pour le pétrole, mais aussi pour le commerce mondial. Mais il faut rappeler que le trafic est fortement réduit dans le détroit de Bab el Mandeb depuis fin 2023, lorsque les Houthis – par solidarité dans le conflit à Gaza – ont frappé plusieurs navires qui transitaient par ce passage.

Maintenant, la difficulté pourrait se poser sur les marchés pétroliers si ce détroit venait à être encore plus perturbé. Il existe peu de routes alternatives permettant de sortir le pétrole des pays du Golfe. L’une d’entre elles consiste à faire traverser le pétrole saoudien d’est en ouest pour le faire arriver en mer Rouge, et ensuite le faire sortir par le détroit de Bab el Mandeb. Cette route alternative risque d’être bloquée. Après, il existerait encore la possibilité de faire passer [le pétrole et les marchandises, NDLR] par le canal de Suez, mais ce serait logistiquement extrêmement compliqué. Le blocage de Bab el Mandeb serait très problématique.



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Le débat – Vers un vote sanction contre Donald Trump ?

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Le débat – Vers un vote sanction contre Donald Trump ?


A retrouver dans l’émission

Aux États-Unis, la campagne pour les élections de mi-mandat est lancée, à moins de deux mois du scrutin. En déplacement au Texas pour une convention républicaine, Donald Trump a promis de verser 5 000 dollars à chaque citoyen américain en cas de victoire de son parti dans les deux chambres du Congrès. Une annonce qui intervient alors que les projections sont défavorables aux républicains, confrontés à un mécontentement croissant de la population face à la hausse du coût de la vie.

Une émission préparée par Stéphanie Antoine, Elise Duffau, Léonore Jaury et Mathilde Bozon-Petrier



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« On est à l’attaque partout, sur tout » : comment les stratèges du RN pensent la campagne de Marine Le Pen

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« On est à l’attaque partout, sur tout » : comment les stratèges du RN pensent la campagne de Marine Le Pen


DÉCRYPTAGE – Le début de la campagne présidentielle de la candidate RN semble avoir un modèle : la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Mais parfois, le chaos l’emporte sur la tactique.

Marine Le Pen a décidé de prendre de la hauteur. Ce n’est pas très nouveau. La quadruple candidate à l’élection présidentielle n’en est pas à sa première fois. Elle sait comment une campagne commence. Elle veut maîtriser sa parole, et la temporalité de celle-ci. La dernière fois qu’elle s’est exprimée en public, c’était aux universités d’été du Medef, la REF, le 27 août dernier, sur la scène installée en plein milieu du court Philippe-Chatrier de Roland-Garros. C’était aussi le premier débat de la campagne présidentielle. La prochaine fois qu’elle prendra la parole, ce sera dans son fief historique, à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), ce dimanche. Entre les deux dates ? 17 jours sans image et sans son. Mais pas sans écrit : la championne du Rassemblement national (RN) a publié pas moins de 17 messages sur le réseau social X. Et souvent pour tenter de corriger… une polémique.

Le chaos peut-il être organisé ? À tout le moins, il peut être désiré. C’est ce que racontent aujourd’hui…

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Tour d’Espagne : Küng s’adjuge la 18e étape, Mas fait un (grand) pas vers la victoire finale

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Tour d’Espagne : Küng s’adjuge la 18e étape, Mas fait un (grand) pas vers la victoire finale


Ce jeudi, le chrono de la 18e étape de la Vuelta a vu le spécialiste suisse Stefan Kung l’emporter.

Sublimé par le maillot rouge, Enric Mas a fait un grand pas vers la victoire finale dans le Tour d’Espagne en limitant la casse lors du contre-la-montre de la 18e étape remporté par Stefan Küng, jeudi à Jerez de la Frontera.

Tout sauf un spécialiste du chrono, le grimpeur espagnol n’a concédé que 33 secondes sur Primoz Roglic, sur un parcours pourtant bien plat de 32 kilomètres, pour conserver une avance de 1:37 sur le Slovène, son nouveau dauphin, au classement général. Roglic, quatrième du jour à 19 secondes de Küng, a pourtant tout donné pour gagner le maximum de temps avant les deux arrivées au sommet vendredi et samedi.


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Mais il a seulement réussi à faire le vide avec l’Autrichien Felix Gall auquel il a, comme prévu, repris la deuxième place. Douzième, Mas a lui réussi le chrono de sa vie, survolté par le port du maillot rouge comme cela arrive souvent pour les leaders dans les grands Tours.

«Ça s’est bien passé tout du long, j’ai perdu moins de temps que prévu, je suis très content de ma journée», a commenté le leader de Movistar, en lice pour une première victoire dans une course de trois semaines et qui peut voir venir les trois derniers jours avec sérénité.

Meilleur grimpeur de cette Vuelta jusque-là, le Majorquin âgé de 31 ans pourrait définitivement valider son succès vendredi et surtout samedi lors de l’étape-reine, à la veille de l’arrivée finale à Grenade.

«Même la dernière étape n’est pas facile, prenons jour après jour», a de son côté philosophé Roglic, qui est arrivé à 36 ans sur cette Vuelta avec une préparation tronquée après avoir été renversé par une voiture à l’entraînement.

La renaissance de Küng

«Si on considère que je n’ai pas pu faire une minute sur un vélo de chrono avant d’arriver ici, c’est un bon chrono», a estimé le Slovène qui pourrait rentrer dans l’histoire en remportant une cinquième Vuelta. Relégué à trois minutes au général, Felix Gall voulait lui aussi encore y croire.


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«Demain une longue journée nous attend et samedi c’est l’étape-reine, il peut encore se passer plein de choses, d’autant que tout le monde est fatigué. Moi je me sens très bien encore», a dit l’Autrichien, toujours aussi peu aérodynamique sur un vélo de chrono.

Richard Carapaz a défendu sa quatrième place au général malgré une chute… à pied en se dirigeant vers la rampe de départ. À noter aussi la belle performance du Français Clément Berthet, qui remonte à la septième place du général.

Devant, Stefan Küng, déjà vainqueur du chrono du Tour de Pologne en août, a confirmé son retour au premier plan après sa fracture du fémur gauche au Het Nieuwsblad le 28 février.

«Seule la victoire compte»

Grand spécialiste de la discipline, le Suisse de 32 ans a décroché sa 24e victoire dans un contre-la-montre, sur 32 succès au total, en devançant le Britannique Callum Thornley et le Portugais Joao Almeida de respectivement deux et huit secondes.

«Peu importe l’écart, seule la victoire compte. Moi aussi j’en ai perdu quelques-uns pour une poignée de secondes, je suis très content de cette victoire», a déclaré le Suisse qui offre à l’équipe Tudor sa deuxième victoire dans un grand Tour après celle de l’Allemand Marco Brenner… lors de la 14e étape de cette Vuelta.


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«C’est énorme, avec Marco on partage la chambre sur cette Vuelta, on peut dire que c’est une belle réussite pour notre chambre», a ajouté Küng en remerciant l’encadrement de son équipe qui «bosse très dur en coulisses» et l’a «remis sur les bons rails» après sa grave blessure en février.



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En parallèle de la présidentielle, la campagne de David Lisnard pour rester à la tête des maires de France

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En parallèle de la présidentielle, la campagne de David Lisnard pour rester à la tête des maires de France


Le président sortant de l’AMF, qui va affronter le maire UDI de Sceaux, Philippe Laurent, apparaît en position favorable pour l’emporter fin novembre, après un accord de gouvernance partagée trouvé avec les socialistes.

L’enregistrement des candidatures à la présidence de l’Association des maires de France (AMF) s’est terminé jeudi, à 13 heures. Comme attendu, deux candidats sont présents sur la ligne de départ : David Lisnard, maire Nouvelle Énergie de Cannes et Philippe Laurent, maire UDI de Sceaux. Chacun devait présenter un minimum de 11 parrainages. Le premier en a déposé 106, le second 13. Concernant le bureau et le comité directeur, le président sortant et Jean-François Debat, maire PS de Bourg-en-Bresse, ont également déposé liste d’union.

David Lisnard et Philippe Laurent auront plus de deux mois pour faire campagne, puisque les adhérents seront appelés aux urnes électroniques internes les 23 et 24 novembre, à l’occasion du 108e congrès de l’AMF prévu à Paris, porte de Versailles. Le renouvellement des instances dirigeantes, prévu tous les trois ans, concerne également les 36 membres du bureau et les 100 membres du comité directeur.

David Lisnard, président de l’AMF depuis 2021, après un mandat…

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6 ans de R&D et 70 000 € de labo : les coulisses du pari fou de la brosse à dents Dyson

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6 ans de R&D et 70 000 € de labo : les coulisses du pari fou de la brosse à dents Dyson


Vendre une brosse à dents à près de 500 euros est un pari risqué. Pour justifier cette approche, Dyson a dû relever un défi d’ingénierie majeur : miniaturiser un équipement de pointe réservé aux laboratoires dans un manche étanche. Lors d’une table ronde à laquelle nous avons pu participer, Jake Dyson est revenu sur la genèse de ce projet hors norme.

Alors que l’IFA de Berlin vient de refermer ses portes en confirmant que l’intelligence artificielle quitte le cloud pour s’installer localement au cœur des appareils domestiques, Dyson s’inscrit pleinement dans ce basculement technique, tout en surprenant sur la forme. La marque britannique investit la santé bucco-dentaire avec la CameraJet, une brosse à dents électrique équipée d’une micro-caméra et d’un jet d’eau.

Mais au-delà de la fiche technique impressionnante et du tarif élitiste (479 €), c’est la complexité de sa conception qui interpelle. Lors d’un échange en table ronde, Jake Dyson a levé le voile sur le développement de cet appareil qui a poussé les ingénieurs de la marque dans leurs derniers retranchements.

Jake Dyson lors de l’événement de la marque à Berlin, le 3 septembre 2026. © Thomas Estimbre / 01net

« Le produit le plus complexe que nous ayons jamais conçu »

Si l’idée d’une brosse à dents à jet d’eau intelligent trottait dans la tête de la direction depuis près d’une décennie, les limites technologiques ont longtemps freiné le projet. Les premiers prototypes, encore en test il y a seulement un an, prenaient la forme d’encombrantes boîtes d’où pendaient de multiples câbles.

Pour passer de ce stade de laboratoire à un objet grand public, le défi physique était de taille : faire cohabiter dans un simple manche étanche un moteur d’oscillation, une pompe haute pression, une optique et une puce de traitement de pointe.

« C’est probablement le produit le plus complexe que nous ayons jamais conçu », a avoué Jake Dyson. « Le vrai défi était d’intégrer l’équivalent de 70 000 livres sterling d’équipement de laboratoire dans un produit grand public qui tient dans la main. »

Dyson Camerajet Tech Imagery, Plain Background, Jpeg, Psd
© Dyson

Comme pour son sèche-cheveux Supersonic, qui avait exigé des années d’observation de la fibre capillaire au microscope, Dyson a refusé de lancer une énième brosse vibrante. L’entreprise a mené une lourde recherche scientifique pour comprendre la plaque dentaire et la morphologie des espaces interdentaires afin d’y projeter le jet au millimètre et à la milliseconde près, délogeant au passage les résidus les plus tenaces sans blesser la gencive.

Le casse-tête du machine learning : 500 000 bouches passées au crible

Faire jaillir un jet d’eau en aveugle est le meilleur moyen de repeindre son miroir. Pour viser juste, la caméra intégrée ne se contente pas de filmer l’intérieur de la bouche : elle doit comprendre ce qu’elle voit, en temps réel. C’est ici que l’intelligence artificielle entre en jeu.

« Il a fallu six ans pour que l’apprentissage automatique de la caméra soit assez précis pour repérer les espaces interdentaires et déclencher le jet », précise Jake Dyson. « C’est très, très difficile. »

Pour y parvenir, les algorithmes de la CameraJet ont été nourris en amont avec plus de 500 000 images de bouches du monde entier pour cartographier toutes les morphologies et pathologies possibles (y compris les caries, que le système sait identifier pour adapter le jet).

Cemrajet Dyson
© Dyson

Surtout, l’entreprise prend le contre-pied de la tendance actuelle de l’IA cloud. Ici, tout le traitement est géré localement (Edge AI) : la brosse à dents n’interroge aucun serveur pendant le brossage et aucune image de votre intimité buccale n’est stockée sur le cloud.

Un écosystème fermé pensé au millimètre

Cette débauche d’ingénierie a toutefois des conséquences sur l’utilisation quotidienne. La technologie de la CameraJet dicte ses propres règles, allant jusqu’à imposer l’usage de consommables spécifiques.
Dyson lancera en effet son propre dentifrice. Un simple produit dérivé ? Loin de là, c’est une nécessité technique. Si vous utilisez un dentifrice traditionnel très moussant, la mousse risque d’aveugler la caméra et de faire chuter la précision de détection des espaces interdentaires d’environ 10 %.

Enfin, bien que la caméra ne soit présente que dans le manche, les têtes de brosse interchangeables (dont le prix reste à confirmer) intègrent une puce RFID. Un composant loin d’être anecdotique, puisqu’il mesurera la pression exercée et alertera l’utilisateur dès que l’usure de la tête réduira l’efficacité du brossage. Avec la CameraJet, Dyson ne se contente pas d’investir nos salles de bain : la marque y installe un véritable laboratoire de diagnostic miniature.

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Seine-Saint-Denis. Viols et d’agressions sexuelles sur trois mineurs : le plasticien Claude Lévêque sera jugé

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Seine-Saint-Denis. Viols et d’agressions sexuelles sur trois mineurs : le plasticien Claude Lévêque sera jugé


119 – Allo enfance en danger

Toute victime ou témoin de violences physiques, psychologiques, sexuelles ou de négligences sur un enfant peut appeler le 119, confidentiel et gratuit, 7j/7 et 24h/24, même en cas de doute sur une situation. 



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L’ex-directeur de l’IUT Sénart-Fontainebleau condamné pour harcèlement sexuel

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L’ex-directeur de l’IUT Sénart-Fontainebleau condamné pour harcèlement sexuel




Coupable de harcèlement sexuel, l’ex-directeur de l’IUT Sénart-Fontainebleau a été condamné, le 10 septembre, à huit mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Melun.



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Sommet international de l’Espace: depuis l’ISS, le message de Sophie Adenot à la jeunesse

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Sommet international de l’Espace: depuis l’ISS, le message de Sophie Adenot à la jeunesse




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« Les Européens ont vibré avec vous »: Emmanuel Macron félicite Sophie Adenot lors d’un échange avec l’astronaute dans l’ISS

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« Les Européens ont vibré avec vous »: Emmanuel Macron félicite Sophie Adenot lors d’un échange avec l’astronaute dans l’ISS



Depuis l’ISS, l’astronaute Sophie Adenot a échangé ce jeudi avec Emmanuel Macron qui était de son côté à Paris en marge du sommet international sur l’espace. Ils ont évoqué les ambitions spatiales européennes, la mission actuelle de l’astronaute et la perspective de son retour sur Terre.

Une participation en distanciel. Sophie Adenot s’est exprimée depuis la Station spatiale internationale (ISS) ce jeudi 10 septembre lors du sommet international de l’Espace à Paris, au cours d’un appel d’une petite dizaine de minutes avec Emmanuel Macron.

« Toutes ces dernières semaines, les Français et, je crois, au-delà de ça, les Européens ont vibré avec vous dans l’aventure qui est la vôtre. Ils se sont imaginé beaucoup de choses et ont contribué à rêver », a assuré le locataire de l’Élysée à l’astronaute, évoquant sa mission dans l’espace.

De son côté, Sophie Adenot a relaté ces derniers mois passés à bord de la station spatiale. « Je suis toujours aussi émerveillée d’être dans l’espace. Un de mes objectifs, c’était d’embarquer la France et les Français, et j’espère leur avoir offert quelques moments suspendus du quotidien », a-t-elle résumé.

La Nivernaise est également revenue sur ses récentes sorties extravéhiculaires. « C’est un émerveillement absolu quand on voit la Terre qui est juste là, sous nos pieds, qu’on voit les continents, les pays qui défilent, les océans qui défilent. Et, bon, bien sûr, on reste concentrés sur la sécurité, sur chaque action, accrocher le mousqueton pour rattacher la ligne de vie à la station, etc. Mais quel émerveillement ! C’est d’une beauté à couper le souffle. »

Un retour entre « enthousiasme » et « petit pincement au coeur »

Après l’excitation des sorties dans l’espace, Sophie Adenot songe maintenant à la fin de sa mission. « La prochaine grande étape, ça va être le retour. Là, les équipes et moi, on s’y prépare », a-t-elle précisé, non sans cacher des sentiments mêlés.

« C’est à la fois de l’enthousiasme pour penser au retour, parce que je vais redécouvrir les arbres, le vent, les odeurs de la Terre, mais aussi un petit pincement au cœur, parce que j’adore la vie ici. »

Une fois sur Terre, l’ingénieure et militaire devra rester à Cologne, au centre européen des astronautes, pour une période de réadaptation. « J’aimerais bien vous inviter, M. le Président, à mon ‘direct return’ (retour direct ndlr), à Cologne. Ça se passera dans quelques semaines, je pense. On ne sait jamais la date précise avec tant d’avance, mais ce serait un plaisir de vous saluer en personne, et cette fois-ci avec les pieds sur Terre. »

Emmanuel Macron a accepté l’invitation, affirmant y voir un signe du destin. « J’ai commencé mon premier mandat. Je n’étais pas sur place parce qu’il est arrivé en Asie centrale, mais Thomas revenait sur le sol après sa mission et donc je serais très content dans quelques semaines de pouvoir vous réaccueillir sur la terre ferme. »

Des décisions stratégiques adoptées

Le président de la République a par ailleurs résumé à l’astronaute française les décisions stratégiques adoptées la veille. « De nouvelles missions ont été conclues hier, avec plusieurs collègues qui vont pouvoir partir dans l’espace dans les prochains mois. Donc ça, c’est une formidable nouvelle », lui a-t-il annoncé, évoquant la mission PAM-6 de Vast vers l’ISS à laquelle participeront Thomas Pesquet et deux astronautes, Tchèque et Grec.

Le chef de l’État a également parlé des « cinquante engagements de plusieurs milliards d’euros » pour l’exploration spatiale.

Ces annonces ont été saluées par Sophie Adenot. « Je tiens à vous féliciter, ainsi que toutes les personnes qui ont travaillé dur à tous les engagements que vous avez pris. C’est vraiment chouette de voir que la France et l’Europe sont plein pot dans l’exploration spatiale. »

Sophie Adenot, qui s’est envolée pour l’ISS le 13 février dernier, est devenue le 3 septembre l’astronaute européenne ayant effectué la plus longue mission dans l’espace, avec 202 jours passés à bord de la station. Le record était jusqu’à présent détenu par l’Italien Luca Parmitano.



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