À quoi pourrait ressembler la politique étrangère d’Israël si l’actuelle opposition devait remporter les prochaines élections générales prévues à l’automne 2026 ? L’ex-premier ministre Yaïr Lapid (centre), allié à Naftali Bennett (droite libérale) sur une liste unifiée baptisée Ensemble, a exposé lundi 25 mai, face à la presse internationale, les grandes lignes de la future diplomatie israélienne que les deux principaux rivaux du premier ministre actuel, Benyamin Nétanyahou, entendent défendre.
M. Lapid, qui a choisi de céder la tête de liste à son partenaire M. Bennett, plaide pour une nouvelle approche, mettant en avant le contexte diplomatique très détérioré, avec des relations tendues tant avec l’Europe qu’avec une partie des États-Unis. Il appelle à une transformation du style diplomatique, pointant notamment les conséquences graves des agissements du ministre de la sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, lors de l’arraisonnement de la flottille à destination de Gaza, dont les passagers ont été victimes de violences et exposés publiquement dans des conditions humiliantes. « Une honte nationale », dénonce l’ancien chef du gouvernement, cité parmi les favoris pour le poste de ministre des affaires étrangères si la liste Bennett l’emporte, une fonction qu’il a déjà occupée de 2021 à 2022.
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