Keiko Fujimori déclarée officiellement présidente élue du Pérou



Trois semaines après le scrutin et de nombreux revirements, le Pérou connaît son nouveau chef d’État. La candidate de droite Keiko Fujimori a été officiellement déclarée lundi 29 juin vainqueure du second tour de la présidentielle et présidente élue du Pérou.

Keiko Fujimori, 51 ans, est créditée de 50,13 % des voix, contre 49,86 % à son rival de gauche Roberto Sanchez, selon les résultats définitifs publiés sur le site internet de l’Office national des processus électoraux (ONPE).

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Sa victoire marque le retour du fujimorisme au pouvoir, plus de deux décennies après la fin de règne de son père Alberto Fujimori (1990-2000), qui a gouverné le pays d’une main de fer avant de tomber en disgrâce, condamné pour corruption et crimes contre l’humanité.

Ce second tour est l’un des scrutins les plus serrés de l’histoire récente en Amérique latine, l’écart final entre les deux rivaux étant de 50 000 voix sur plus de 18 millions de votants.

La passation de pouvoir avec le président par intérim, José Maria Balcazar, est prévue le 28 juillet.

Sanchez déplore des irrégularités

Le camp Fujimori attendait l’officialisation de la victoire, la candidate ayant depuis la semaine dernière une avance que son rival ne pouvait plus combler.

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Mais Roberto Sanchez, 57 ans, héritier politique de l’ex-chef de l’État Pedro Castillo, a laissé entendre qu’il ne reconnaîtrait pas le résultat et réclame l’annulation des votes des Péruviens à l’étranger, dénonçant des irrégularités.

Il a pris la tête samedi, pour le second week-end consécutif, d’une marche de centaines de sympathisants à Lima dénonçant « une grave atteinte au processus électoral ».

« Nous allons saisir des instances internationales pour que la volonté du peuple soit reconnue », a-t-il lancé à la foule depuis un balcon avant le début de la mobilisation.

Cette élection était censée mettre fin à la forte instabilité politique dans le pays andin, où huit présidents se sont succédé depuis 2016, sur fond de crises institutionnelles à répétition.

« Chaque jour plus près d’un chemin d’ordre et d’espoir pour tous les Péruviens », a publié Keiko Fujimori sur X. « Attendons avec beaucoup d’humilité, de prudence et de responsabilité la proclamation du JNE », le Jury national électoral qui la désignera présidente élue, a-t-elle ajouté.

Keiko Fujimori a reconnu hériter d’un pays « fragmenté » par une campagne polarisée et le faible écart sorti des urnes au second tour. « Nous savons que le pays est divisé. Nous avons la grande responsabilité d’écouter les deux camps. Les portes du dialogue sont ouvertes » pour Roberto Sanchez et l’ensemble des forces politiques du pays, a-t-elle assuré.

Avec AFP



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