Réel danger ou visées commerciales : qu’est ce qui se cache derrière « le marketing de la peur » d’Anthropic et OpenAI ?


ENQUÊTE – Les deux sociétés américaines rivalisent de révélations sur les prouesses inquiétantes de leurs modèles en matière de sécurité. Si ces capacités soulèvent de vraies questions, la surenchère entre les deux laboratoires américains n’est pas non plus exempte d’arrière-pensées commerciales.

Sam Altman s’amuse souvent de la comparaison. Il la cultive, même. Né un 22 avril, comme un certain Robert Oppenheimer, le PDG d’OpenAI dressait dès 2019 auprès de ses équipes un parallèle entre le projet Manhattan et celui de son laboratoire d’IA d’atteindre l’intelligence artificielle générale, celle qui surpassera les capacités cognitives de l’homme. A-t-il été rattrapé cet été 2026 par le même dilemme moral que le père de la bombe atomique ? Il y a quelques jours, OpenAI annonçait ralentir le développement de son modèle de pointe, Astra, craignant que ses « cybercapacités » lui permettent, « sans intervention humaine, d’identifier et exploiter des failles dans de nombreux systèmes », mais aussi de « concevoir et exécuter des stratégies inédites de cyberattaque contre des cibles en ne disposant que d’un objectif général ». Dans la foulée, la société américaine annonçait la mise en place de nouveaux garde-fous pour la surveillance et la protection de modèles d’IA en…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 91% à découvrir.

Vous avez envie de lire la suite ?

Débloquez tous les articles immédiatement.

Déjà abonné ?
Connectez-vous



Source link

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici