ChatGPT 5.6 retardé, Mythos interdit en Europe… Qu’est-ce qui est si dangereux dans le déploiement des nouveaux modèles d’IA ?


DÉCRYPTAGE – Modèle brutalement coupé, utilisateurs sélectionnés… Washington a décidé de prendre davantage le contrôle de cette nouvelle technologie. Mais pour quelle raison ?

Finalement, le feu est passé au vert. Avec plusieurs jours de retard, le géant de l’intelligence artificielle, OpenAI, a ouvert ce jeudi 9 juillet l’accès à son dernier modèle de langage, ChatGPT-5.6. L’autorisation n’a été obtenue qu’au prix de « beaucoup de changements », a reconnu Sam Altman, le PDG de l’entreprise. Depuis juin, les géants de l’intelligence artificielle sont en effet tenus de faire examiner leurs nouveaux outils par les autorités américaines. Sur le papier, la démarche se fait sur la base du volontariat. Dans les faits, cette décision est perçue comme une volonté de reprise du contrôle de l’IA par le pouvoir politique.

Le monde a pris conscience de cette bascule mi-juin. La Maison-Blanche a brutalement ordonné à Anthropic de couper l’accès à ses deux derniers modèles, Fable 5 et Mythos 5, quelques jours après leur sortie. La raison évoquée est la dangerosité de ces modèles pour la cybersécurité mondiale. « Les premiers tests réalisés montraient que ces IA trouvaient très facilement des failles dans des programmes en tout genre », explique Antonin Bergeaud, professeur à HEC, spécialiste de l’IA. Grâce au progrès de la technologie, ces intelligences artificielles parviennent à intégrer toujours davantage d’informations, – dans l’IA on parle de «contexte»

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