DÉCRYPTAGE – Des procureurs généraux américains réclament près de l’équivalent de la valorisation boursière du propriétaire d’Instagram, accusé de concevoir des services addictifs.
L’étau se resserre autour du géant américain Meta. Dès ce mercredi, l’entreprise affronte un procès à haut risque sur les effets addictifs présumés de ses plateformes Instagram et Facebook pour les mineurs. Le groupe sera pour la première fois devant un tribunal fédéral, à Oakland. Il a déjà été condamné à deux reprises cette année par des tribunaux étatiques pour les effets néfastes de ses services sur les jeunes.
Le procès d’Oakland marque l’aboutissement d’un bras de fer engagé par la lanceuse d’alerte Frances Haugen contre Meta à l’automne 2021. L’ex-ingénieur salariée chez Facebook avait fait fuiter des milliers de documents internes, baptisés les « Facebook Files », montrant que l’entreprise avait connaissance des dégâts causés par ses réseaux sociaux sur la santé mentale des adolescents, en particulier des jeunes filles.
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