« Je pense à toi depuis ta disparition. » Sur Facebook, Jennifer de Araujo, la mère de la petite Maëlys tuée en 2017 au Pont-de-Beauvoisin (Isère), a partagé vendredi un message bouleversant en réaction au meurtre de la jeune Lyhanna dans le Gers. « Tu avais la vie devant toi, plein de choses à partager avec ta famille, tes amis, c’est inadmissible que dans ce pays, nos enfants ne soient pas écoutés, ni protégés… », déplore-t-elle. « Leurs bourreaux, eux, ont le droit au silence, à se reproduire en prison, au téléphone, à internet pendant que leurs victimes subissent. »
La douleur de la perte d’un être cher, Jennifer de Araujo la connaît malheureusement trop bien. « La perte d’un enfant, on ne s’en remet jamais, on vit pour les enfants qui nous restent, ils nous font tenir debout », témoigne la mère de Maëlys, avant de regretter les dysfonctionnements de la justice constatés dans ce dossier : « Combien faudra t-il encore d’enfants assassinés pour que la justice française et l’État agissent ? » Jennifer de Araujo adresse enfin ses « tendres pensées aux parents de Lyhanna, à sa famille et ses amis ».
« La France ne protège pas ses filles »
Plusieurs personnalités ont réagi à l’affaire, qui met en exergue des dysfonctionnements au sein du système judiciaire français. Vendredi, le garde des Sceaux Gérald Darmanin a présenté ses excuses au nom de la Justice – un geste rarissime. Les premiers éléments sur les procédures judiciaires visant le suspect dans la disparition de Lyhanna laissent en effet apparaître plusieurs ratés dans sa prise en charge avant le drame, alors que son profil était connu.
Sur Instagram ce samedi, l’animatrice Flavie Flament a déploré que « la France ne protége[ait] pas ses filles ».
« Pouvoir public, ouvre les yeux », a-t-elle lancé.
