La situation devient critique dans le Val-d’Oise et la décision de la préfecture était inévitable. Alors que les débits sont en chute libre sur l’Oise et la Seine et que les nappes souterraines sont en recul, le préfet a signé ce 11 août un arrêté de restriction des usages de l’eau couvrant l’intégralité du département. Particuliers, agriculteurs, entreprises, collectivités… personne n’est épargné.
Selon la gravité de la situation, le département est découpé en trois zones. Le bassin versant du Vexin (Courdimanche, Génicourt, Santeuil…), déjà fragilisé par des coupures d’eau cet été, reste en alerte simple tandis que le bassin de l’Oise et de la Seine passe en alerte renforcée. Sont concernées les communes d’Auvers-sur-Oise, Eaubonne, Argenteuil, Pontoise, L’Isle-Adam ou encore Ermont.
Mais dans l’est du Val-d’Oise, le bassin versant Plaine-de-France et du Parisis passe en seuil de crise. Dans 47 communes dont Gonesse, Goussainville ou Roissy-en-France, des mesures ont été prises. Ainsi, il est interdit d’arroser son jardin potager ou sa pelouse privée et les piscines ne peuvent être ni remplies, ni vidangées. Le lavage des voitures à domicile est prohibé et les fontaines publiques en circuit ouvert doivent rester fermées. Enfin, sur tout le département, l’arrosage des golfs sera interdit, sauf sur les greens, de 20 heures à 8 heures et dans la limite de 30 % des volumes habituels.
Interdit d’irriguer par aspersion la journée
Les agriculteurs sont également concernés. L’irrigation par aspersion est interdite en pleine journée sur l’ensemble du département (entre 9 heures et 20 heures en zone de crise et entre 10 heures et 18 heures dans le Vexin. Seuls le goutte-à-goutte et l’aspersion pour les cultures maraîchères et légumières restent autorisés partout dans le Val-d’Oise.
L’arrête ne fixe pas de date de fin. Les mesures seront levées ou ajustées par un nouvel arrêté en fonction de l’évolution des débits mesurés aux stations de référence du département. En attendant, les contrevenants s’exposent à des sanctions, les contrôles étant assurés par la gendarmerie, la police et l’Office français de la biodiversité (OFB).