Ce dimanche, les catholiques célèbrent la Pentecôte, une fête majeure qui marque la descente de l’Esprit Saint sur les disciples de Jésus et est reconnue comme l’un des moments fondateurs de l’Église.
Ce rendez-vous, bien ancré dans la tradition chrétienne, se tient le septième dimanche après Pâques, soit cinquante jours après la résurrection du Christ, et met un terme au cycle pascal qui s’achève ce dimanche.
Pour les chrétiens, la Pentecôte s’enracine dans le récit des Actes des Apôtres, où il est relaté que les disciples, réunis à Jérusalem pour prier, ont vécu un événement extraordinaire : « Soudain, il vint du ciel un bruit pareil à celui d’un vent violent ; la maison où ils étaient assis en fut entièrement remplie. Des langues semblables à du feu leur apparurent, se divisèrent, et se posèrent sur chacun d’eux. Tous furent alors comblés de l’Esprit Saint et commencèrent à s’exprimer dans d’autres langues, chacun selon le don que l’Esprit leur donnait. »
Ce « don de l’Esprit » avait déjà été annoncé par Jésus dix jours auparavant. À l’Ascension, avant de rejoindre le ciel, Jésus avait promis à ses disciples qu’ils seraient « baptisés d’ici peu de jours » dans l’Esprit Saint, considéré dans la foi chrétienne comme la troisième personne de la Trinité, avec le Père et le Fils.
L’arrivée de l’Esprit Saint, appelée « effusion » par l’Église catholique, dissipe la peur qui paralysait les apôtres depuis la passion et la crucifixion. Libérés, ils sortent annoncer publiquement la résurrection du Christ et proclament la bonne nouvelle de l’Évangile, accomplissant la mission confiée par Jésus.
Ce dimanche, le pape Léon XIV célèbrera la messe à 10h à la basilique Saint-Pierre, puis récitera le dernier Regina Cæli du temps pascal à midi sur la place Saint-Pierre. Dès lundi, la prière mariale liturgique redeviendra celle du temps ordinaire : l’Angélus.
