Depuis le 30 mars, 22 personnes membres de l’officine franc-maçonne Athanor sont jugées par la cour d’assises de Paris. Le verdict sera rendu ce vendredi 17 juillet, après trois mois et demi de débats.
Ils vont être fixés sur leur sort. Ce vendredi, la cour d’assises de Paris va se prononcer dans le cadre du procès Athanor. Les 22 adeptes jugés sont accusés de plusieurs chefs allant du meurtre à violences aggravées.
En effet, selon l’ordonnance de mise en accusation, publiée le 12 juillet 2024 et confirmée le 7 novembre qui a suivi, 19 hommes et 3 femmes, nés entre 1952 et 1996, sont ainsi jugés depuis mars dernier, au terme d’une enquête ouverte fin juillet 2020, après l’arrestation de deux hommes, militaires de la DGSE, suspectés d’être alors sur le point d’assassiner une figure du milieu du coaching en entreprise.
Complètement fortuites, ces arrestations ont finalement permis, au fil des interrogatoires, de démanteler une officine criminelle de grande envergure, dont les principaux responsables se sont connus dans la franc-maçonnerie, dans une loge nommée Athanor.
Cette dernière est basée à Neuilly-sur-Seine et est liée à l’obédience de la Grande Loge Alliance Maçonnique Française (GLAMF).
L’enquête a par la suite permis de révéler de nombreux autres projets attribués à la cellule criminelle, suspectée d’avoir été rémunérée par différents commanditaires.
Deux accusés principaux
Parmi ces projets, l’enlèvement et l’assassinat du pilote de rallye Laurent Pasquali fin 2018. Son corps, enterré, avait été découvert neuf mois après sa disparition par un promeneur en septembre 2019, dans un bois de Haute-Loire.
Les commanditaires seraient un couple travaillant dans le milieu automobile et créancier de Laurent Pasquali. Il a néanmoins contesté avoir ordonné cet assassinat.
Certains membres auraient également tenté de tuer un syndicaliste de la CGT de l’Ain, considéré comme «gênant» par sa patronne, ou encore un maire du Val-de-Marne. La cellule aurait commis d’autres actions criminelles ou délictuelles, plus ou moins abouties.
Par ailleurs, cette dernière serait née d’une relation «fraternelle» entre Frédéric Vaglio, 55 ans, et Daniel Beaulieu, 72 ans. Ces deux accusés étaient actifs au sein d’Athanor et leur amitié s’était progressivement transformée en partenariat «commercial et criminel».
Si Frédéric Vaglio n’a pas voulu s’exprimer lors de la dernière prise de parole qui lui a été accordée par la cour, Daniel Beaulieu a quant à lui demandé «pardon à la France» qu’il a «servie», ainsi qu’aux «victimes, pour ce que j’ai fait, accepté de faire et laissé faire».
Le parquet général a requis les peines les plus lourdes à l’encontre des deux hommes, à savoir 25 et 30 ans de prison.
Le verdict est attendu ce vendredi 17 juillet, à 17h. Initialement, une 23e personne avait été inculpée, avant de finalement bénéficier d’un non-lieu pour association de malfaiteurs.
