Présidentielle 2027 : Fabien Roussel officialise sa candidature avec le PCF


Un nouveau candidat à gauche pour la présidentielle. Fabien Roussel a officialisé dimanche 6 septembre sa candidature à l’élection de 2027 au JT de TF1. Il rejoint de nombreux candidats sur la ligne de départ à gauche, divisée entre Jean-Luc-Mélenchon (LFI), Marine Tondelier (Les Écologistes) et les candidats de la primaire du pôle socialiste et démocratique comme Raphaël Glucksmann et Olivier Faure.

Après un vote favorable des militants du parti à 72 %, le maire de Saint-Amand-les-Eaux (Nord) a confirmé sa candidature à l’Élysée assurant avoir fait « un choix largement réfléchi » et porter « un projet de rupture ».

« Je connais la France de l’intérieur et je sais les souffrances et les espérances de changement de nos concitoyens, un vrai changement qui va redonner du pouvoir d’achat va respecter les travailleurs. Et c’est pour cela que j’ai fait ce choix-là avec un programme, un projet de rupture pour notre pays », a déclaré Fabien Roussel.

À 57 ans, celui qui a perdu son siège de député du Nord en 2024 au profit du Rassemblement national a recueilli 72,06 % des voix en faveur de sa candidature dans ce scrutin interne, a indiqué le PCF, qui chiffre la participation à 24 000 votants. 22 % des militants s’y sont opposés.

Fabien Roussel avait été réélu début juillet à la tête du PCF à 70,1 % des voix, un scrutin sans suspense pour celui qui dirige le parti depuis 2018 et prépare une candidature à la tonalité radicale dans la pure tradition communiste.

En 2022, l’ancien journaliste n’avait récolté que 2,28 % des suffrages (environ 802 000 voix), confirmant le lent déclin national de son parti. Son score avait suscité les foudres de La France insoumise, dont certains représentants l’ont publiquement accusé d’avoir empêché Jean-Luc Mélenchon d’accéder au second tour.

22 % d’opposants internes

À quelques jours de la Fête de l’Humanité (11-13 septembre), cette annonce a de nouveau été accueillie sévèrement par les Insoumis.

« Chacun prend ses responsabilités », mais « j’espère que tout le monde apprendra de ce qui s’est passé en 2022 », où il n’avait manqué que 420 000 voix à Jean-Luc Mélenchon pour se qualifier, a déclaré la présidente des députés LFI Mathilde Panot sur BFMTV.

Fabien Roussel, lui, a affirmé ne pas souhaiter « parler des autres » durant la campagne, déclinant quelques propositions comme « doubler la part d’industrie dans le PIB », ou encore le doublement « de la production d’électricité nucléaire, renouvelable, hydraulique ».

« Le problème de la gauche, c’est qu’elle n’est pas majoritaire dans le pays. Ce que je souhaite, c’est pouvoir contribuer à ce qu’elle redevienne majoritaire », a-t-il lancé.

Présidentielle 2027 : les dés déjà jetés ? Parlons-en avec E. Pineau, C. Urien-Tomaka et B. Cautrès

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Image de couverture : Parlons-en © France 24

La candidature fait aussi parler dans les rangs communistes à l’image des 22 % d’opposants internes à cette option. « Cette fois il ne fera même pas 2 %. Le vote utile va jouer à fond », déplorait un élu PCF en marge du Congrès du parti au début de l’été.

Dans une enquête Ipsos/BVA pour Le Parisien samedi, Fabien Roussel obtient entre 2,5 % et 3,5 % des intentions de vote au premier tour, bien loin derrière Jean-Luc Mélenchon (15 à 17 %).

Avec AFP



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