Fin de vie : sous le feu des critiques, le ministre des Relations avec le Parlement dément l’organisation d’un «cocktail de célébration»



Au coeur de la polémique, le ministre des Relations avec le Parlement Laurent Panifous a démenti ce mercredi l’organisation d’un «cocktail de célébration», qui devait se tenir le 15 juillet prochain, jour de l’adoption définitive de la proposition de loi sur l’aide à mourir.

Un agenda qui dérange. Ce mercredi, une partie de la classe politique s’est indignée de l’organisation, le 15 juillet prochain, par Laurent Panifous, ministre chargé des Relations avec le Parlement, d’un «cocktail de célébration», quelques heures après le vote définitif sur la loi de l’aide à mourir. 

Un événement qui a fait vivement réagir la droite. «Je suis profondément choqué d’apprendre qu’un cocktail est organisé au sein d’un ministère pour célébrer le vote de la loi sur l’aide à mourir (…) On n’est pas dans un match de foot», a dénoncé Bruno Retailleau, président des Républicains, candidat à la présidentielle.

Fervente opposante au texte sur la fin de vie dans l’Hémicycle, la députée UDR Hanane Mansouri a, elle aussi, fustigé ce «cocktail». «Le Cese pourrait-il nous transmettre la note de frais afin de savoir combien de lits en soins palliatifs nous aurions pu créer à la place de cette sauterie ?», s’est-elle interrogée. 

La mise au point de Laurent Panifous

Face à une polémique grandissante, le ministre chargé des Relations avec le Parlement Laurent Panifous a démenti, sur X, toute organisation d’un «cocktail de célébration». «Ni cocktail, ni célébration dans mon ministère. J’ai trop de respect pour le travail parlementaire, pour les différentes sensibilités sur un texte qui interroge nos convictions les plus profondes pour organiser un cocktail ou une célébration. Il n’en a jamais été question», a-t-il déclaré. 

Adoptée à l’Assemblée nationale, puis rejetée au Sénat, la loi relative à l’aide à mourir devrait être définitivement adoptée le 15 juillet prochain par le Palais-Bourbon. 

Du côté du Palais du Luxembourg, son président, Gérard Larcher a promis mercredi auprès du Figaro de saisir le Conseil constitutionnel sur la proposition de loi créant un droit à l’aide à mourir si le gouvernement donnait le dernier mot aux députés.





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