Eurovision 2026 : la Bulgarie gagnante, Monroe pour la France finit 11ème… Ce qu’il faut retenir du concours


Et la victoire revient… à une femme. À l’issue d’une soirée musicale éclatante, la 70e édition du concours Eurovision s’est soldée par le triomphe de la Bulgarie représentée par Dara, âgée de 27 ans, récoltant 516 points, loin devant Israël (343 points) et la Roumanie (296 points). La candidate française Monroe a quant à elle offert une performance solide. Après avoir terminé 4ème suite au vote des jurys professionnels, le public ne lui a attribué que 14 points – alors que d’autres candidats en recevaient plusieurs centaines – la reléguant finalement à la 11ème place dans le classement général.

De toute façon, ses probabilités de victoire étaient faibles : à peine 1 % selon les bookmakers, juste avant le lancement du programme diffusé sur France 2, avec les commentaires de Stéphane Bern et Camille Cerf. Cette dernière, pour sa première expérience dans ce rôle, n’a pas véritablement marqué les esprits. Les pronostics tablaient sur une 9e place pour Monroe parmi les 25 participants, soit deux rangs en dessous de Louane qui avait décroché la 7e position l’an passé.

Pourtant, l’expression « impossible n’est pas français » semble tout indiquée pour encourager cette toute jeune artiste lyrique de 17 ans. Découverte en 2025 grâce à sa victoire dans « Prodiges » sur France 2, la benjamine de la compétition possède de solides atouts. Parmi eux, une voix exceptionnelle que « Regarde ! », son morceau mêlant pop et opéra, met parfaitement en valeur. Peut-être de quoi bousculer les pronostics ? On a le droit d’y croire !

Mais avant de voir Monroe sur scène, il fallait patienter et découvrir la multitude de concurrents talentueux. Après une ouverture spectaculaire orchestrée par JJ, le lauréat autrichien de l’édition précédente, le Danemark a lancé les festivités. Devant une salle survoltée de plus de 10 000 spectateurs, Søren Torpegaard Lund a ouvert la soirée avec un titre pop entraînant, posant d’entrée le ton de cette folle nuit musicale.

La langue française résonnait déjà sur la scène de la Wiener Stadthalle, lieu de l’événement, avant même l’arrivée de la jeune artiste tricolore. Avec un timbre proche de celui de Slimane – qui avait représenté la France en 2024 –, l’artiste israélien Noam Bettan a dédié sa chanson « Michelle » en français, hébreu et anglais. Malgré les controverses entourant la présence de son pays – 5 nations avaient choisi de boycotter cette 70e édition en protestation – il a toutefois pu se produire sans incident notable.

Le rappeur Akylas figurait parmi les favoris de ce cru 2026. Il a électrisé le public viennois avec son titre « Ferto » (« Apporte-le »). Vêtu de bottes et d’un bonnet orange fluo assortis, l’artiste grec a proposé un spectacle plein de fantaisie et de couleurs, n’hésitant pas à traverser la scène en trottinette pour parfaire sa performance.

Puis vint la prestation de Delta Goodrem, la star australienne, autre prétendante au titre, forte de plus de 9 millions d’albums vendus depuis ses débuts. Si ses capacités vocales ont séduit une partie du public, son show très scintillant n’a pas complètement convaincu l’ensemble de la salle.

Tout et son contraire

Côté ambiance, la Finlande a littéralement fait sensation. Le pays nordique a sorti l’artillerie lourde, ou plutôt le « Liekinheitin », nom du morceau porté par le duo Pete Parkkonen et Linda Lampenius. Leur passage a tenu toutes ses promesses, marqué par la voix solide du chanteur d’origine martiniquaise et le talent de la violoniste, offrant un show mémorable.

Les numéros se sont succédé, chacun contrastant avec le précédent. Les hurlements des métalleux serbes de Kraj mene ont laissé place à la douceur d’une ballade romantique venue de Malte. Le minimalisme du candidat tchèque a été suivi par l’énergie débridée de « Bangaranga », le tube bulgare qui a fini par gagner la compétition. Un morceau si explosif que même les chaises semblaient fumer sur scène !

Une mention particulière pour l’Italien Sal Da Vinci, doyen du concours à 57 ans, véritable coup de cœur du public. Son costume blanc éclatant et sa chanson rétro sur le mariage ont suscité de francs sourires. On retiendra aussi le candidat lituanien, dont la tenue évoquait Fantomas, ou encore la mystérieuse chanteuse masquée venue de Suède. L’Eurovision reste décidément un incroyable spectacle haut en couleur.

Monroe impressionne

À 22h25, la France retient son souffle. Après une performance peu marquante du Royaume-Uni, Monroe entre enfin sur scène. Entourée de cinq danseurs vêtus de noir, la jeune artiste, habillée tout en blanc, impressionne avec une voix puissante. Portée par l’élan de sa jeunesse, elle conclut sa prestation sur un final digne d’un feu d’artifice, largement applaudi par l’audience.

Mais cela n’aura pas suffi pour décrocher la victoire. Une fois de plus, la France devra patienter. L’an prochain, cela fera 50 ans que Marie Myriam a offert à la France son dernier sacre à l’Eurovision, le samedi 7 mai 1977. Une éternité à l’échelle du concours !



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