Le groupe automobile français Renault, renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris pour tromperie aggravée dans la vaste affaire du Dieselgate, a indiqué lundi qu’il défendrait « son innocence, le professionnalisme et l’éthique de ses 100 000 collaborateurs » devant la justice, rapporte l’Agence France Presse (AFP).
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« Homologués »
« Les véhicules Renault ont tous et toujours été homologués conformément aux lois et réglementations française et européenne applicables », affirme un communiqué du constructeur automobile français.
Renault fait valoir que l’ordonnance rendue vendredi et notifiée lundi aux parties « reconnaît que les véhicules Renault ne sont pas équipés de dispositifs frauduleux de détection du cycle d’homologation ».
« Cela a été récemment confirmé par la Haute Cour de Justice de Londres, laquelle a rejeté l’ensemble des demandes formées contre Renault à l’initiative de fonds spéculatifs étrangers qui participent également à cette procédure française dans l’espoir cynique d’un gain financier », ajoute Renault.
« Spécialement calibré »
Selon les réquisitions du parquet dont l’AFP a eu connaissance, la marque au losange est suspectée d’avoir « spécialement calibré » des véhicules de normes Euro 5 et Euro 6 commercialisés entre 2009 et 2017 pour qu’ils respectent les paramètres réglementaires lors des tests d’homologation, mais pas en situation normale.
Cette tromperie alléguée est aggravée par le fait que ce calibrage a pu contribuer à la pollution atmosphérique aux oxydes d’azote, « favorisant notamment l’apparition chez l’homme de maladies respiratoires ».
En France, Renault est le deuxième constructeur après l’allemand Volkswagen à être renvoyé en correctionnelle pour ce scandale.
Le parquet de Paris a également demandé le renvoi de Peugeot-Citroën et Fiat-Chrysler, mais la décision finale sur un procès appartient au juge d’instruction.