Alors que les forces de l’ordre ont évacué mi-août les 450 sans-abri installés dans un campement sur le site du Samu social, la Ville de Paris a annoncé avoir mis à l’abri toutes les personnes souhaitant bénéficier des solutions proposées.
«Paris ne peut pas tout, mais Paris peut plus.» Emmanuel Grégoire, le maire de Paris, a annoncé ce samedi 22 août, la «mise à l’abri de l’ensemble des 253 personnes», des migrants essentiellement, «installées devant la mairie de Paris Centre», suite à «l’évacuation forcée» par l’État d’un campement dans l’enceinte du Samu social.
«L’ensemble des personnes installées sur le parvis de la mairie de Paris Centre sont désormais mises à l’abri au sein de gymnases de la Ville», a précisé la Ville de Paris. Et ce, «jusqu’à ce que les services de l’État, dont c’est la responsabilité légale et morale, leur proposent une solution pérenne».
«mettre à l’abri» ces personnes
Mi-août, le campement sur le site du Samu social qui avait rassemblé jusqu’à 450 sans-abri, principalement des migrants, avait été évacué par les forces de l’ordre en raison de la proximité du campement avec la route et un trafic «particulièrement dense». Les autorités pointaient également des «conditions d’hygiène et de sécurité» devenues «particulièrement préoccupantes» avec un «accès totalement insuffisant à l’eau et aux toilettes».
«Toutes les personnes présentes sur le site du Samu social ce matin ont reçu une proposition d’hébergement», mais «certains occupants n’ont pas souhaité bénéficier des solutions proposées et se retrouvent désormais à la rue», avait alors indiqué la préfecture de police.
De son côté, Emmanuel Grégoire avait annoncé refuser que «des familles et des enfants soient remis à la rue sans solution» et avait déclaré avoir pris ses «responsabilités en mobilisant les moyens de la Ville pour mettre à l’abri 253 personnes».
Ce samedi 22 août, nous avons mis à l’abri toutes les personnes installées sur le parvis de la mairie
de Paris Centre.Je le répéterai autant que nécessaire : Paris ne peut pas tout, mais Paris peut plus. En revanche, je ne peux pas accepter que Paris se substitue indéfiniment à…
— Emmanuel Grégoire (@egregoire) August 22, 2026
«Je le répéterai autant que nécessaire : Paris ne peut pas tout, mais Paris peut plus. En revanche, je ne peux pas accepter que Paris se substitue indéfiniment à l’État, alors même que l’hébergement d’urgence relève de sa responsabilité et que 300 places ont été récemment supprimées.», a-t-il souligné ce samedi.
