À la veille de la marche organisée par la mère de Louis, l’adolescent tué dans un guet-apens à Narbonne (Aude), sa famille prend la parole ce vendredi 3 juillet. « Nous plaçons désormais notre confiance dans les mains du magistrat instructeur en charge de faire toute la lumière sur ce drame absolu, qui était évitable », indique-t-elle dans un communiqué.
L’adolescent de 17 ans est décédé des suites de ses blessures, le 23 juin dernier, après avoir été violemment passé à tabac quelques jours plus tôt par un groupe d’individus. Cinq jeunes, dont trois mineurs, avaient été interpellés et mis en examen pour « tentative d’assassinat ».
« Entraîné dans une spirale infernale de harcèlement »
Dans son communiqué diffusé sur les réseaux sociaux de son avocat, Me Louis Cailliez, la famille de Louis décrit l’enfance « très difficile » de l’adolescent, « pour trouver un cadre médical adapté aux fragilités psychologiques » de l’adolescent. Placé au sein du foyer de l’ASE à Narbonne le 24 avril 2026, « il a vraisemblablement été entraîné dans une spirale infernale de harcèlement et de violences jusqu’à son assassinat le 19 juin dernier (date de son lynchage) dans les conditions les plus barbares, sauvages et inhumaines qui soient ».
La famille remercie certains éducateurs de l’ASE de Louis, ainsi que les enquêteurs. « Nous ne connaîtrons pas le répit tant que les peines prévues par le Code pénal ne seront pas implacablement appliquées aux assassins de notre fils et à leurs complices, qui ne méritent aucune excuse, y compris de minorité. Beaucoup de mystères demeurent à ce jour », ajoutent les proches de Louis.
Le jeune homme avait déposé plainte le 11 mai « pour des faits mettant en cause d’autres jeunes sans aucun lien avec les mis en examen », avait par ailleurs précisé le 25 juin le procureur de Narbonne, Jean-Philippe Rey.
Puis, le 12 juin, onze jours avant sa mort, il s’était rendu dans une gendarmerie du Tarn pour « y dénoncer des faits de violences en réunion », sans toutefois déposer plainte. L’information judiciaire désormais ouverte devra établir le rôle exact de chacun des cinq mis en cause.
