Sébastien Delogu, député LFI des Bouches-du-Rhône, est visé par une plainte pour outrage déposée par un fonctionnaire de police après une altercation avec les forces de l’ordre dans son immeuble du 2e arrondissement de Marseille ce lundi, selon une source policière contactée par CNEWS.
Un nouveau débordement qui devrait écorner davantage l’image de l’élu. Sébastien Delogu, député LFI de la 7e circonscription des Bouches-du-Rhône, est visé par une plainte pour «outrage» déposée par un fonctionnaire de police après une altercation lundi avec les forces de l’ordre dans son immeuble du 2e arrondissement de Marseille, selon une source policière contactée par CNEWS.
Cette dernière a assuré que le député aurait tenu des propos inappropriés à destination de l’unité chargée de la sécurisation des transports en commun (SISTC), venue interpeller un voleur de montre de luxe dans l’immeuble. Le député se serait également «opposé à la progression des policiers en s’interposant». Une plainte a rapidement été déposée par un fonctionnaire de police à son encontre.
🚨🇫🇷 FLASH
SÉBASTIEN DELOGU INSULTÉ ET VIOLEMMENT POUSSÉ PAR UN POLICIER ?
Selon son récit, un homme se présentant comme policier aurait voulu pénétrer dans son immeuble à Marseille alors qu’il n’était pas en uniforme, ne portait aucun signe distinctif apparent et ne lui aurait… pic.twitter.com/NlmzijWduF
— Impact (@ImpactMediaFR) August 25, 2026
D’après La Provence, Sébastien Delogu aurait indiqué qu’il regagnait son domicile quand un policier en civil aurait «tenté de rentrer vigoureusement dans l’immeuble en plaçant son pied dans l’ouverture», l’empêchant de «refermer la porte» avant que des insultes ne fusent des deux côtés.
Le député LFI a signalé ces faits à la préfète de police déléguée avant d’annoncer son intention de saisir l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) et le parquet de Marseille.
«La République, c’est moi, trous du cul»
L’élu aurait insisté pour se faire confirmer l’identité du policier et des deux autres hommes en civil qui l’accompagnaient. Cette requête aurait déclenché, selon ses dires, la colère du premier policier.
«Devant ses collègues, il m’a dit que “j’étais une merde“, que “je puais de la gueule“ et qu’“il était normal que tout le monde me déteste“, puis il a appuyé son poing fermé contre ma poitrine et a exercé une poussée violente», a ajouté l’élu selon le quotidien régional.
Dans leur rapport, les forces de l’ordre ont livré une version des faits bien différente, assurant que Sébastien Delogu se serait «opposé à la progression des policiers en s’interposant physiquement» avant de dire : «La République, c’est moi, trous du cul !». Un fonctionnaire de police aurait ensuite demandé à ce dernier de reculer car son haleine le dérangeait.
A noter que le voleur de montre de luxe présumé dans cette affaire a été interpellé dans l’appartement le plus proche de celui de l’élu.
