Placé sous contrôle judiciaire depuis le 10 juin, Patrick Bruel a pu obtenir un assouplissement de ses restrictions en recevant l’autorisation de quitter le territoire.
Plusieurs Français étaient étonnés de croiser cet été Patrick Bruel à l’étranger, dans des couloirs d’hôtels ou dans un aéroport. Le chanteur, mis en examen pour viols et agressions sexuelles, était, depuis le 10 juin, sous contrôle judiciaire. L’interprète de «Casser la voix» avait notamment pour interdiction de quitter le territoire national, avait l’obligation de remettre son passeport au greffe et de ne pas entrer en contact avec les victimes et les membres de leur famille.
Finalement, son contrôle judiciaire a été assoupli, révèle le Parquet de Nanterre, confirmant une information de Mediapart. Il est désormais autorisé à quitter le territoire français.
«Le 21 juillet 2026, le juge d’instruction, saisi par les avocats de Patrick Bruel d’une demande de mainlevée partielle du contrôle judiciaire portant sur l’interdiction de quitter le territoire national, y a fait droit», a expliqué à l’AFP la procureure adjointe de Nanterre, Virginie Deneux.
Une décision «injustifiée» et «excessive» pour le parquet
Le parquet a cependant «interjeté appel de cette ordonnance», a-t-elle ajouté. Selon les informations du journal, le parquet de Nanterre aurait considéré l’interdiction de quitter le territoire comme «injustifiée» et «excessive». L’audience s’est déroulée vendredi devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles, selon RTL. La décision a été mise en délibéré au 16 septembre.
L’artiste âgé de 67 ans est mis en examen depuis mi-juin dans quatre dossiers et placé sous le statut de témoin assisté dans quatre autres. Au moins huit nouvelles plaintes ont été déposées contre lui pour des faits de viol, tentative de viol et agression sexuelle, commis entre septembre 1992 et 2014. Les deux dernières plaintes ont été déposées les 16 et 23 juillet, auprès du premier district de la police judiciaire de Paris.
