Après la découverte d’ossements issus de quatre nourrissons et du corps d’un nouveau-né en décomposition dans une maison à Orange (Vaucluse), la mère de famille et suspecte principale a été placée en garde à vue, a appris CNEWS ce mercredi 29 juillet de source judiciaire.
Un rebondissement dans cette affaire macabre. Deux jours après la découverte d’ossements issus de quatre bébés et du corps sans vie d’un nouveau-né en décomposition dans une maison à Orange (Vaucluse), la mère de famille, hospitalisée mardi 28 juillet après avoir accouché la veille à domicile, a été placée en garde à vue ce mercredi 29 juillet, a appris CNEWS de source judiciaire.
Dans un communiqué publié ce mardi après-midi, le parquet de Carpentras avait donné plus de précisions quant aux circonstances des faits, expliquant que «c’est le compagnon, troublé par la découverte une nouvelle fois très tardive de la grossesse de sa compagne, (…) qui entreprenait des recherches et découvrait ce qui s’apparentait à des restes humains». Apeuré, il avait alors prévenu le centre hospitalier d’Orange, qui a alerté à son tour le ministère public.
Les policiers de la division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) ont été dépêchés sur les lieux et une perquisition a été menée au domicile du couple, permettant de constater «que les ossements et le corps en décomposition découverts appartiendraient à cinq nourrissons».
L’ASE saisie pour les deux enfants du couple
Interrogé, le mari de 32 ans avait dit ignorer les précédentes grossesses de sa femme. Le couple mis en cause est parent de deux enfants âgés de 8 et 9 ans.
«Le parquet a saisi l’aide sociale à l’enfance (ASE) afin que leurs services procèdent à une évaluation très rapide de leur situation. Il a ordonné par ailleurs un placement provisoire (OPP) concernant le nourrisson de sexe masculin né dimanche et ce en vue de la saisine d’un juge des enfants», avait expliqué le ministère public.
A la suite de ces faits, une enquête a été ouverte des chefs de «meurtre sur mineur de moins de 15 ans». Une prochaine communication du parquet pourrait intervenir à l’issue de la mesure de garde à vue en cours.