Les Russes incités à télétravailler, conséquence de la guerre avec l’Ukraine. En raison de frappes répétées sur les infrastructures énergétiques du pays, Moscou cherche à faire baisser la consommation de carburant.
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Ces derniers mois, l’Ukraine a intensifié ses attaques de drones contre les raffineries et les dépôts de pétrole russes, à tel point que la région de Novossibirsk, grand hub économique et industriel de Sibérie, s’est déclarée en état d’alerte renforcée.
Un décret du gouvernement régional, rendu public vendredi 10 juillet par des médias russes, encourage les habitants à travailler depuis chez eux et à « limiter leurs déplacements en voiture personnelle », le tout « jusqu’à l’annulation du régime de situation d’alerte renforcée ». Mêmes recommandations de la part des autorités locales dans la région voisine de Tomsk, où des difficultés d’approvisionnement sont signalées depuis la fin du mois de juin, selon l’agence de presse d’État Ria Novosti.
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Longues files d’attente devant les stations-service
Selon un décompte effectué par l’Agence France-Presse à partir de déclarations des autorités et des médias locaux, près de 90 % des régions russes ont connu un rationnement ou des pénuries de carburant depuis le mois dernier. De nombreuses vidéos sur les réseaux sociaux montrent de longues files d’attente devant les stations-service, y compris à Moscou.
Fin juin, Rouslan Bolotov, maire d’Irkoutsk, en Sibérie centrale, a également demandé aux employeurs locaux d’envisager le télétravail, selon le service de presse de la ville. Il a aussi annoncé l’installation de toilettes mobiles près des stations-essence pour les automobilistes, qui patientent parfois des heures pour faire le plein.
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